Automobile : peut-on enfin croire à l’électrique ?

En Meurthe-et-Moselle, en 2017, l’immatriculation des voitures 100 % électriques a concerné 226 véhicules, soit 1,06 % de l’ensemble des immatriculations en France métropolitaine. c’est peu par rapport aux 24 % comptabilisées en Île-de-France. Enjeux environnementaux, concurrence industrielle mondiale, attentes des citoyens, le gouvernement veut quintupler les ventes de véhicules électriques neufs d’ici 2020.

Il y a encore trois ans, peu de constructeurs automobiles misaient sur le développement du véhicule 100 % électrique. L’autonomie réduite, 150 km, ne faisait rêver personne, mais avec l’évolution de modèles comme Nissan Leaf, Zoé de Renault et i3 de BMW et une autonomie qui frise les 400 km, le regard change et la voiture électrique et en train de se faire une place sur le segment du véhicule urbain et extra-urbain.

Booster les ventes pour créer un marché puissant. La voiture électrique est un enjeu industriel important qui nécessite de contrer les assauts du géant chinois en assurant l’avenir de l’industrie automobile européenne. Aussi un contrat volontariste prévoit de faire entrer quelque 150 000 entreprises et 800 000 salariés dans l’ère du véhicule électrique.

Favoriser une offre industrielle dans le domaine des batteries, un marché actuellement sous le contrôle de la Chine et de la Corée du Sud. Le Gouvernement encourage la recherche et développement sur la batterie solide en Europe. Une batterie plus compétitive (charge en quelques minutes, autonomie de plus de 600 km, durée de vie rallongée), qui pourrait avoir un impact fort sur le développement des ventes.

borne pour 10 véhicules électriques en circulation. Le Gouvernement prévoit de doter le territoire, d’ici 2022, d’une infrastructure de recharge suffisante avec un parc de 100 000 bornes contre 23 000 actuellement (coût : 300 000 euros). Un taux d’équipement qui constitue toutefois le meilleur en Europe selon l’association française pour le développement de la voiture électrique (Avere), qui estime que 85 % des recharges se feront à l’avenir dans le cadre privé : entreprise ou domicile.

Place aux vélos : Demain, tous en selle !

Connu pour ses plus de 3 500 km de circuits VTT et ses 12 boucles cyclo sportives ou VTT, les Vosges sont le département du vélo par excellence. Mais entre activité sportive et moyen de transport, les besoins sont très différents. En ville, les cyclistes sont le plus souvent obligés de partager la voie avec les automobilistes.

Selon le Baromètre des villes cyclables 2017, le constat est sans appel : les villes françaises ne permettent pas de circuler à vélo de manière simple, confortable et sécurisée et excluent enfants et seniors de la mobilité à vélo.

Cette enquête, menée pour la Fédération Française des Usagers de Bicyclette (FUB), révèle que 41 % des personnes non-cyclistes interrogées ont déclaré ne pas recourir au vélo car elles ne se sentent pas en sécurité. Elles sont également 41 % à trouver que les aménagements cyclables sont insuffisants.

Bilan, sur les 316 villes concernées par l’enquête, 21 ont obtenu une note supérieure à la moyenne. C’est peu mais c’est aussi la preuve qu’il est possible d’y parvenir.

Le Plan vélo dévoilé par le Gouvernement en septembre dernier prévoit des mesures pour que la part du vélo dans nos déplacements soit multipliée par trois et atteigne 9 % d’ici 2024. On les passe en revue.