- Publicité -MIB_EVODIA-SEPT-2019

L’apprentissage est une formation initiale qui alterne formation générale et technique théorique au CFA et formation en entreprise (ou dans la fonction publique) qui donne lieu à un contrat de travail sous la responsabilité d’un maître d’apprentissage.

L’apprentissage permet de préparer tous les diplômes professionnels et technologiques de l’éducation nationale : CAP, BEP, BP, Bac Pro, BTS, Licence Pro… Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes choisissent l’alternance en Licence et en Master.

La réforme de l’apprentissage fait partie intégrante de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour « la liberté de choisir son avenir professionnel. » Elle sera mise en place entre 2019 et 2020. Voyons les changements qui concerneront les futurs apprentis.

Des dispositifs pour mieux s’orienter et réussir

La réforme prévoit de renforcer l’information des familles afin que celles-ci disposent de données supplémentaires pour faire leur choix : les taux d’insertion dans l’emploi, les taux de réussite au diplôme de chaque CFA ou lycée professionnel et les niveaux des salaires des emplois sur lesquels débouchent la formation.

La création de la « troisième prépa-métiers » en collège aura pour vocation de sensibiliser les collégiens qui le souhaitent aux différents métiers pour trouver leur voie. Elle comportera des stages en entreprise ou au CFA.

La création de la « Prépa-apprentissage » proposera aux apprentis une mise à niveau d’une durée de 2 semaines à 5 mois en fonction des leurs besoins.

Ce qui changera pour les apprentis

  • La limite d’âge pour l’apprentissage, actuellement fixée à 26 ans, est repoussée à 29 ans révolus au commencement du contrat. 
  • L’entrée en apprentissage ne sera plus limitée de septembre à décembre, mais élargie à l’année entière.
  • Les CFA devront assister activement les postulants à l’apprentissage dans leur recherche d’employeur.
  • La durée de la formation pourra être adaptée aux compétences de l’apprenti (s’il est détenteur d’un bac pro, il pourra faire un CAP en 1 an par exemple).
  • Tous les critères de la rémunération, fixés par décret, ne sont pas encore connus. Toutefois, le salaire des apprentis âgés de 16 à 20 ans sera augmenté de 30 euros nets par mois. À partir de 26 ans, leur rémunération minimale sera équivalente au Smic.
  • Si un apprenti « perd » une année lorsque son contrat de travail est interrompu en cours d’année, il pourra prolonger sa formation pendant 6 mois au CFA qui se verra verser une aide spécifique pour financer cette prolongation.
  • Les ruptures de contrat après la période d’essai seront simplifiées et les prud’hommes ne seront plus obligatoires. Dans de tels cas, les CFA devront permettre à l’apprenti de poursuivre sa formation pendant 6 mois et l’aider à trouver un nouvel employeur. À défaut d’accord à l’amiable avec l’employeur, l’apprenti pourra démissionner après sollicitation du médiateur de la Chambre consulaire.

 

Chiffres :

  • + 5,6 % par rapport à 2016-2017, 2018 est un bon cru pour l’apprentissage.

  • 412 437apprentis en France (7% des jeunes)

  • 57%des Français ont une mauvaise image de l’apprentissage

    * ANAF (association nationale des apprentis de France)