jardiner au naturel, les conseils de la rédaction.
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Que l’on soit en pleine ville, sur sa terrasse, sur un balcon, en bord de fenêtre ou que l’on ait la chance d’avoir un terrain, tout est réuni pour faire des plantations et devenir un jardinier en herbe. Et le faire de manière éco-responsable, c’est encore mieux. Voici 6 conseils à suivre pour sauter le pas.

Un jardin éco-responsable nécessite d’adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Pour débuter, il est conseillé d’observer attentivement son jardin, avant d’en faire un écosystème harmonieux dans lequel les plantes et les animaux vivent en symbiose. Dans un second temps, il est important de privilégier et de protéger les êtres vivants, dans vos nouvelles pratiques, en abandonnant les flacons de pesticides. Il faut aussi savoir parfaitement s’équiper pour tailler, bouturer, diviser les plantes, labourer son potager, ou simplement tondre son gazon et tailler ses haies. Il faut garder en mémoire qu’un jardin entretenu est accueillant pour la faune qui aidera à l’entretien de votre espace, dans un cercle vertueux.

Enfin, pour réussir son jardin éco-responsable, il faut bien choisir ses plantes, en se tournant vers des produits locaux, principalement et en variant les plantations pour développer la biodiversité. Aussi, le compostage sera l’un des atouts pour l’entretien. Il permettra de « recycler » vos déchets ou votre tonte de façon utile puisque son résultat se transformera en purin pour soigner ou renforcer les plantes et pour lutter contre les maladies cryptogamiques.

Plus communément, pour réussir son jardin, il suffit de suivre le guide en 6 étapes simples :

1 / Connaître la nature de son sol

Support de vos plantes, il est surtout un milieu vivant à part entière qu’il faut définir pour bien entretenir. L’argileux est lourd et difficile à travailler. Il retient bien l’eau et les minéraux, mais il s’engorge vite et empêche l’enracinement profond. Il est utile d’ajouter du compost pour l’enrichir. Le limoneux est riche, très fertile et facile à travailler. Son défaut est de développer une croute en surface avec les pluies et arrosages. Le sableux est léger, perméable à l’air et à l’eau, il retient mal l’eau et les minéraux. Enfin, il est important de déterminer le pH du sol, pour connaître la capacité du sol à absorber les nutriments et déterminer quelles plantes s’épanouiront le mieux.

2 / Utiliser du compost

Pour enrichir votre sol de matière organique, afin d’apporter des nutriments nécessaires à son développement, il suffit de faire du compost. Et pour réussir ce « terreau maison » il suffit de réunir vos déchets dans un bac ou dans un coin du jardin et de laisser les micro-organismes et les insectes les décomposer naturellement. On peut utiliser les déchets organiques tels que les épluchures, coquilles d’œufs, peaux d’agrumes, sachets de thé ou marcs de café. Éviter les matières grasses, les laitages, l’ail et les os. Les déchets de jardin sont également à utiliser dans votre compost, tels que les feuilles mortes, les branches, les mauvaises herbes ou simplement le résultat de votre tonte. Attention à éviter les bois traités, les charbons de bois et les végétaux malades. Les déchets divers comme les cendres de bois froides, la sciure, les serviettes et mouchoirs en papier ou les cartons non imprimés, sont également à utiliser dans votre compost.

3 / Réduire sa consommation d’eau

Rien de tel que l’eau de pluie pour arroser son jardin. C’est gratuit et ça évite de sur-utiliser l’eau de ville, qui est réputée moins nutritive que l’eau de pluie, car elle ne contient ni chlore, ni calcaire. Pour s’assurer d’avoir de l’eau en quantité suffisante, il vous faut un réservoir. Petite astuce, vous pouvez réutiliser vos eaux de cuisson non salées et froides, cela apportera des minéraux supplémentaires. Autre astuce pour éviter de trop gâcher l’eau, disposer des déchets végétaux (tonte de pelouse, branchage broyé…) autour de vos plantes. Le paillage permet de garder l’humidité du sol et donc de moins arroser.

4 / Inviter la biodiversité

Le temps où l’on aspergeait plantes et gazon de produits chimiques pour tuer les insectes et les mauvaises herbes est révolu. Pour rétablir un équilibre dans votre jardin écoresponsable, il est conseillé de laisser une partie de son jardin au naturel, sans aucune taille ou tonte, pendant quelques mois. Vous pouvez aussi rechercher les meilleures associations de plantes, afin qu’elles se protègent mutuellement des nuisibles. Semer des fleurs mellifères pour aider les abeilles et installer des cabanes à oiseaux et/ou à insectes dans votre jardin.

5 / Privilégier les traitements bio

Afin de limiter son impact sur l’environnement, il est recommandé d’utiliser des produits bio. Parfois, il suffit de changer de façon de faire pour résoudre un problème, car un déséquilibre peut rendre une plante malade : manque ou trop-plein d’arrosage, insectes ravageurs qui peuvent être éloignés grâce à des insectes auxiliaires…, les solutions ne sont pas toujours dans les traitements curatifs.

6 / Ne pas brûler ses déchets verts

Ça pollue, c’est interdit et surtout il existe de nombreuses alternatives pour se débarrasser de ses déchets verts. à commencer par la poubelle dédiée ou les déchetteries qui peuvent les recueillir. Ne pas hésiter à se renseigner auprès de votre mairie pour connaître les modalités.