Avec « L’inconnu devant soi », les Images d’Épinal prennent vie par la danse
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Lydie Académie présente sa création phare « L’inconnu devant soi », le samedi 19 septembre 2026. Après avoir conquis le public de la Rotonde à Thaon-les-Vosges et de l’Alhambra à Vittel, cette fresque chorégraphique ambitieuse s'installe en plein air, sous l’arche du Musée de l’Image d'Épinal. Une déambulation poétique et pluridisciplinaire portée par soixante danseurs, qui bouscule les codes de l'imagerie traditionnelle.
Après la Rotonde et Vittel, votre spectacle « L’inconnu devant soi » s’installe sous l’arche du Musée de l’Image d’Épinal. Qu’est-ce que cela représente pour vous de jouer cette œuvre en plein air, sur le lieu même qui inspire votre création ?
Ça prend tout son sens ! Quand j’ai imaginé cette création au départ, j’avoue que je l’ai fait avec le rêve de la donner sur le site de l’Imagerie, de pouvoir le faire devant le Musée de l’Image, parce que ce projet est né de ces célèbres images. C’est comme si l’imaginaire rejoignait la réalité.Et puis ce qui est intéressant, c’est de pouvoir le donner en plein air. C’est vraiment une autre expérience que dans un lieu en intérieur. Être dehors, cela donne une tout autre couleur au spectacle et permet aux danseurs d’être au plus proches du public. La notion de partage est plus forte.
Ce projet est le fruit d’une collaboration à trois facettes avec l’autrice Julia Billet et la scénographe Jana Osman. Comment s’articulent la danse, le texte écrit et les arts visuels pour faire sortir les Images d’Épinal de leur cadre de papier ?
Alors déjà, il faut savoir que Jana était étudiante à l’ÉSAL (École Supérieure d’Art de Lorraine) à l’époque où on a monté le projet ; c’était dans le cadre de son travail de fin d’études. Le fait de monter ce spectacle avec l’Imagerie est une belle collaboration avec la Ville d’Épinal et le Musée de l’Image. Concernant le spectacle en lui-même, on ne va pas tout déflorer (rires) ! C’était justement le travail de Jana de faire passer l’image au vivant avec des petites astuces de scénographie et un travail sur les costumes des danseurs pour qu’il y ait un rappel constant avec les Images d’Épinal. Et puis, je ne voulais pas rester uniquement sur notre vision traditionnelle. C’était précisément le rôle de Julia Billet : elle devait imaginer une histoire ancrée dans le monde moderne, où le personnage va évoluer… mais je n’en dis pas plus.
(C) Denis Jacquot(C) Denis Jacquot
Vous réunissez près de soixante danseurs sur scène, conjuguant danse classique, contemporaine et street dance. Quel défi logistique et artistique représente une telle aventure humaine, en particulier pour une représentation gratuite en espace public ?
C’est un vrai défi logistique, effectivement ! Comme pour toute adaptation, il faut réaffiner les choses, s’adapter au lieu et au nombre de danseurs. Par exemple, nous étions 120 à la Rotonde, et là nous avons divisé l’effectif par deux pour être 60 sur scène. Ce sont de vrais challenges. C’est aussi un spectacle à costumes et à décors, il faut donc réajuster tout cela pour des conditions en plein air.
Le spectacle s’inscrit dans le cadre des Journées du patrimoine, et vous fêtez également les 10 ans de votre académie. Quel message souhaitez-vous transmettre aux Spinaliens à travers ce double rendez-vous ?
C’est effectivement dans le cadre des Journées du patrimoine, et c’est la raison pour laquelle le spectacle est gratuit. C’est la Ville d’Épinal qui nous invite à participer à ces journées, elle est notre hôte et le porteur de ce projet. Quant au message que je voudrais transmettre, ce serait de dire tout simplement qu’on fait nous-mêmes partie du patrimoine spinalien (rires) ! C’est l’occasion pour nous de faire un petit focus sur l’école. J’ai pris la succession de l’académie de danse, il y a dix ans, mais l’académie existe en réalité depuis 1962. Elle fait donc pleinement partie du patrimoine local. C’est l’occasion de marquer cet anniversaire et de rassembler les anciens adhérents. Ils ont tous été invités au spectacle ainsi qu’à la barre publique : c’est l’occasion de faire la fête ensemble.
Pouvez-vous justement nous dire un mot concernant cette barre publique organisée le matin ?
La barre publique est ouverte à tous, danseurs ou non. Vous pourrez y découvrir un échauffement de danse classique adapté à tout le monde. Parfois, les gens me disent qu’ils ne sont pas assez souples, mais là, c’est vraiment accessible à tous. L’idée est simplement de bouger en musique et de partager un bon moment dans la bonne humeur.
Infos pratiques
Événement : Spectacle « L’inconnu devant soi » (Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine)
Date et heure : Samedi 19 septembre 2026 à 20 h 00