« J’aimerais que mon équipe me ressemble » : Yannis Rouani, enfant du SAS Épinal devenu entraîneur de l’équipe fanion

À 32 ans, Yannis Rouani prend les commandes de l’équipe fanion du SAS Épinal. Enfant du club, où il a signé sa première licence à 6 ans, il a ensuite connu l’AS Nancy-Lorraine avant de construire son parcours d’entraîneur et de revenir dans les Vosges. Après deux saisons comme adjoint de Nicolas Rabuel sous les couleurs spinaliennes, le néo-technicien aborde cette nouvelle étape avec un groupe jeune, encadré par quelques joueurs d’expérience.

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SAS Football Épinal

Rédacteur 100 % Vosges

Rédigé par Adel Saoud

Le 3 septembre 2026

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Vingt-six ans après y avoir signé sa première licence, Yannis Rouani prend les commandes de l'équipe première d'Épinal | © @bcr.shot SAS Épinal

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– Tu as pris ta première licence au SAS à l’âge de 6 ans. Avais-tu imaginé un jour te retrouver à la tête de l’équipe première ? 

« En 2000, j’ai signé ma première licence au SAS Épinal, en Débutants. Je me souviens qu’on s’entraînait au stade Saint-Michel. Au départ, c’était un moyen de garde pour mes parents. Naturellement, je me suis orienté vers le football car j’y ai toujours baigné de par la carrière de mon père. Bien que je n’ai que peu de souvenirs, j’ai connu la Colombière à l’époque où le club vivait ses plus belles années sportives. Personne n’aurait pu imaginer que je deviendrais l’entraîneur de l’équipe fanion 26 ans après. Mais l’histoire est belle ! »

– Ton parcours t’a conduit vers la préparation physique, la préparation mentale, l’ASNL puis le SAS. Qu’est-ce que ces expériences ont construit chez l’entraîneur que tu es devenu ? 

« Dès l’obtention du baccalauréat, j’ai intégré la faculté du sport de Nancy avec la volonté d’orienter ma carrière autour de l’Entraînement Sportif. Cette formation m’a permis d’approfondir mes connaissances dans le domaine et m’a conduit à l’obtention d’un Master Entraînement et Optimisation de la Performance. J’ai ensuite passé mes diplômes fédéraux, BMF, BEF, DES afin de développer des compétences spécifiques au terrain.

J’ai connu tous les rôles au sein d’un club. Éducateur à l’École de Foot, en Préfo, en Formation, responsable jeunes et des sections sportives, adjoint en N2… J’ai même lavé des maillots, tenu des buvettes et organisé des événements. Je connais toutes les composantes d’un club et son fonctionnement. J’ai aussi beaucoup appris des différents entraîneurs avec qui j’ai collaboré, en tant que joueur ou adjoint. Chacun d’entre eux a contribué, à sa manière, à construire ma vision du football et de l’accompagnement des joueurs. »

– Quelle identité veux-tu donner à ton équipe ? 

« J’ai toujours dit que je voulais une équipe généreuse, à l’image de ce que j’étais en tant que joueur. Je n’ai jamais été le plus talentueux, mais j’ai toujours été un travailleur, quelqu’un de discipliné et d’investi. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre cette même exigence à travers mon rôle d’entraîneur.

Nous avons un groupe jeune, encadré par des joueurs d’expérience, avec douze joueurs formés au club. C’est une vraie fierté et cela témoigne du travail réalisé au sein du club, et de la volonté de donner une véritable identité spinalienne à l’équipe fanion. Il ne s’agit évidemment pas de remettre en question l’engagement des joueurs qui nous ont précédés, mais simplement d’affirmer aujourd’hui une volonté forte : s’appuyer davantage sur nos joueurs formés au club et créer un véritable sentiment d’appartenance autour de l’équipe première. À travers ce groupe, on souhaite envoyer un message fort et montrer que porter le maillot spinalien a une vraie signification. »

Le groupe compte six recrues. Quels profils as-tu recherchés pour compléter cette équipe ?

« Je souhaitais déjà composer avec un bon vestiaire, avec de bons mecs. Ensuite, tous les joueurs recrutés sont des joueurs que je connaissais, car côtoyés ou affrontés. Des joueurs de qualité pouvant apporter leur pierre à l’édifice au projet. Il a fallu composer avec les contraintes budgétaires qui ne laissaient que peu de marge de manœuvre. Quand on manque d’argent, il faut avoir des idées… »

Le détail des six recrues

Le SAS Épinal a bouclé son recrutement avec six arrivées, entre joueurs d’expérience, jeunes profils et retours de joueurs formés au club.

Enzo Daoud, avant-centre, est un joueur que le staff connaît puisqu’il évoluait à Bobigny. Yannis Rouani le décrit comme un joueur d’expérience et généreux, un profil qui correspond à l’identité recherchée.

Madi Correa, milieu relayeur, évoluait à Haguenau. Lui aussi avait déjà été observé par le staff spinalien lors de confrontations la saison passée.

Cerene Cheikne Traoré vient renforcer le secteur offensif. Après être passé par Bobigny, il évoluait à Chantilly et possède déjà une expérience du championnat de N2.

Youssouf Tandia arrive en prêt de l’AS Nancy-Lorraine. Jeune milieu plutôt relayeur, il est bien connu de Yannis Rouani.

Deux retours complètent ce recrutement. Yanis Mouatazil, latéral droit formé au SAS, revient après des passages par Sochaux puis Colmar. Lucas Barreto, lui aussi formé à Épinal, avait évolué avec les U17 et U19 Nationaux et avait déjà intégré le groupe fanion sous les ordres de Xavier Colin puis Pascal Moulin.

– Les trois premiers matchs de championnat à domicile doivent se jouer sur le synthétique de la Colombière. Comment as-tu préparé ton groupe à cette situation ? 

« Ça ne change pas énormément notre préparation, car nous nous entraînons déjà depuis plusieurs semaines sur synthétique à Soba. C’est clairement une situation inédite, mais il n’y a pas d’excuse, il n’y a que des obstacles. Peu avant le début du championnat, nous nous sommes entraînés à la Colombière sur le synthétique pour avoir nos repères et nos automatismes. C’est la meilleure décision car on reste chez nous, avec nos supporters, et le terrain est le même pour les deux équipes.

On espère retrouver l’herbe à la Colombière le 3 octobre contre Créteil, mais c’est difficile de se projeter car le terrain est totalement cramé. On verra comment évolue la météo et comment les agents de la CAE vont gérer la situation. Il y a un gros travail à effectuer. »

– Tu prends désormais les commandes de l’équipe première, tout en restant responsable du pôle sportif. Comment comptes-tu organiser ces différentes responsabilités ? 

« Je vais forcément déléguer certaines choses. Je vais notamment être beaucoup moins présent sur le terrain avec les jeunes, même si je reste impliqué dans la structuration du projet sportif. L’objectif, c’est surtout de pouvoir me consacrer au maximum à l’équipe A. Le fait d’avoir connu différentes fonctions au sein du club m’aide aussi dans ce nouveau rôle. J’ai été éducateur, adjoint, responsable de jeunes… Toutes ces expériences m’ont permis d’acquérir des compétences et de mieux comprendre le fonctionnement d’un club. Aujourd’hui, je veux mettre tout cela au service de l’équipe première, tout en continuant à participer au développement du pôle sportif. »

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Rédacteur 100 % Vosges

Article rédigé par

Adel Saoud

Le 3 septembre 2026

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