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Verra-t-on encore longtemps le casier jaune « Amazon Locker » installé sur le parvis de la gare d’Épinal depuis novembre dernier et qui permet aux clients du géant du e-commerce de retirer leurs commandes ? Rien n’est moins sûr.

Depuis de longues semaines, il suscite la polémique et des réactions pour le moins hostiles. La fronde a été lancée par Isabelle Colin, la gérante de la librairie le Quai des Mots située de l’autre côté de l’avenue du Général de Gaulle à Épinal, qui dénonce une concurrence déloyale.

Une procédure a été entamée et la firme multinationale américaine a reçu une mise en demeure de la part de son avocat, Maître Olivier Cousin (Synergie Avocats), l’enjoignant à cesser la commercialisation des casiers en attendant l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Requête à laquelle Amazon France a accédé en fermant son « Locker ».

Le maire d’Épinal, Michel Heinrich, a envoyé au directeur de la SNCF un courrier dans lequel il notifie son opposition par rapport à la déclaration préalable enregistrée en février. « Ce refus est motivé par un avis défavorable rendu par l’Architecte des Bâtiments de France qui considère que l’aspect de votre dispositif qui est situé en abords et dans le champ de visibilité d’un monument historique nuit notamment à la perception de la gare et à la qualité de l’espace public qui forme son parvis », écrit le premier édile spinalien.

« Je me dois de souligner l’impact visuel important de ce matériel installé sur une place qui se veut qualitative (…) et de rappeler mon incompréhension quant à l’installation sans concertation de ces casiers qui ont suscité une vive polémique, poursuit-il. J’attends une réponse immédiate et claire de la SNCF quant aux suites données à cette décision, faute de quoi je serai contraint de saisir la juridiction compétente. »