La jeune Léo Berger entrouvre les portes de l'équipe de France.

Pensionnaire du Pôle France depuis 2018, l’internationale Léa Berger, tout juste majeure, continue de franchir les échelons sous le maillot bleu, donnant un coup de projecteur sur le Epinal Hockey Club où elle est licenciée depuis ses débuts. Une ascension sportive qui coïncide avec la montée en gamme du hockey féminin français.

Le 6 novembre dernier à Poissompré, les fidèles supporters du Épinal Hockey Club ont reconnu sans difficulté celle qui donnait le coup d’envoi du match de D1 face à Chambéry. Léa Berger, native de Mulhouse, a toujours été licenciée dans la Cité des Images depuis ses débuts sur la glace à l’âge de 5 ans. « C’est une reconnaissance du club, ça m’a touchée, ils pensent à moi et me soutiennent », reconnait-elle humblement.

Depuis, la jeune femme a fait du chemin patins aux pieds, au point d’intégrer le Pôle France en 2018 à Chambéry. Transféré à Cergy-Pontoise, ce centre de formation d’élite a pour vocation de faire progresser les meilleures jeunes joueuses françaises et, par ricochet, les équipes nationales. Au rythme de 7 entraînements par semaine et un ou deux matchs le week-end.

« En 4 ans, je me suis améliorée sur tous les plans. à titre personnel, j’ai gagné en maturité et en autonomie et sur la glace, mon jeu défensif est maintenant vraiment solide et je suis aussi de plus en plus à l’aise avec le palet ».

« Les JO avec l’équipe de France, c’est mon rêve ! »

Régulièrement appelée avec les collectifs tricolores de sa catégorie d’âge, Léa Berger a connu ses premiers mondiaux en janvier 2020 avec les U18 en Allemagne. Remplaçante en équipe de France A depuis cette année, elle a suivi à distance le dernier Tournoi de qualification olympique et vécu avec tristesse l’épilogue malheureux face au pays hôte le 14 novembre (3-2).

« On vivait toutes pour cet objectif, malheureusement ça ne l’a pas fait. Participer aux Jeux olympiques avec l’équipe de France, c’est mon rêve. Je continue de travailler pour essayer d’intégrer le collectif seniors et j’espère pouvoir faire un championnat du monde dans 2-3 ans ».

Installée à Cergy, Léa Berger concilie tant bien que mal le hockey et les études supérieures. « Je suis en 1ère année de STPAS à l’Université Paris Nanterre. C’est compliqué de faire les deux, notamment à cause du transport, mais ça me plaît donc ça va ! ». Mais depuis quelques jours, elle peut se reposer chez elle, à Sanchey, pour les fêtes de fin d’année.