Team Vittel N’SIDE : des débuts fulgurants au plus haut niveau amateur

À peine promu en Nationale 1, le Team Vittel N’SIDE réalise un début de saison 2026 remarqué après un mois de compétition. Victoires, podiums et performances collectives : la formation vosgienne s’impose déjà comme l’une des équipes fortes du peloton amateur français. Entretien avec Valéry Vermion, manager général de l’entité vittelloise.
– Vous venez tout juste d’accéder à la Nationale 1 : vous attendiez-vous à un début de saison aussi réussi ?
“On est heureux et surpris du niveau de l’équipe. On aurait signé des deux mains pour un début pareil. Il ne faut pas oublier qu’on est promu, donc on aurait pu penser qu’il aurait fallu un temps d’acclimatation, mais finalement non. Au bout d’un mois de course, on a déjà deux victoires sur de belles Élite Nationale et six podiums. Et ce qui est très intéressant aussi en tant que manager, c’est qu’on a obtenu dix top 10 sur une Élite avec dix coureurs différents. C’est très intéressant en termes de management d’équipe : ça veut dire que le niveau d’ensemble est très bon, et pas seulement celui d’un coureur.”
– Qu’est-ce qui explique, selon vous, cette performance immédiate à un niveau aussi relevé ?
“Plusieurs choses. La première, c’est le recrutement, très bon et très judicieux. C’est vrai qu’on a vécu de gros changements en recrutant Denis Repérant, ancien manager à Dijon et à Lyon Corbas. Il est très expérimenté, il a fini 3e de la Coupe de France N1 en 2025, il a de sacrées références. Il n’est pas venu tout seul : quand il a fait le choix de nous rejoindre, il a amené plusieurs de ses coureurs. On voulait notamment des coureurs avec un fort esprit d’équipe, et c’est la force du groupe aujourd’hui. Ils sont tous animés par ça, dévoués les uns pour les autres. Il y a un climat de confiance entre tous les coureurs, ça bonifie le groupe et apporte la cohésion que toutes les équipes recherchent. Avec cette cohésion, on arrive à mettre des tactiques en place, et ça facilite les choses, surtout en cas de changement de plan.”
– Vous mettez souvent en avant la cohésion du groupe : est-ce aujourd’hui votre principale force ?
“Oui, mais il n’y a pas que ça. Dans le recrutement, on peut aussi souligner qu’on a bien équilibré l’équipe avec des profils complémentaires. On a de tout : des sprinteurs, des grimpeurs, des rouleurs et des puncheurs. Tous les profils existent dans l’équipe. Donc quand on doit faire des choix, si le circuit est plat, vallonné ou montagneux, on est capable d’aligner les coureurs en fonction. Ça, c’est une vraie force.”
– Vos résultats vous placent déjà face à des équipes professionnelles : est-ce un cap que vous pensiez franchir aussi vite ?
“Non, pas aussi vite sincèrement. On s’était fixé pour 2026 d’essayer d’être dans la première moitié du tableau, sachant qu’il y a 18 équipes. Là, on est la première équipe amateur de la Coupe de France, car les trois équipes devant nous sont des Continentales. On n’imaginait pas être prêts aussi vite, même si on savait qu’on avait une belle équipe. Mais l’appétit vient en mangeant ! On est bien partis, mais attention aux impondérables qu’on ne maîtrise pas : les méformes, les blessures, les maladies… Certains de nos coureurs sont encore en études, avec des périodes d’examens. Mais ce n’est pas grave : comme je le disais, on a 21 coureurs avec tous les profils, donc on aura toujours une équipe compétitive.
Si on regarde en arrière, on a commencé en N2 en 2024 et 2025, aujourd’hui on est en N1. Si on prolonge la courbe, on pourrait viser le monde professionnel en 2028. C’est quelque chose que j’ai en tête. Il faut se donner des objectifs pour aller plus haut. Stagner peut être source de démotivation, pour les coureurs comme pour l’encadrement. On est la première équipe du Grand Est à évoluer à ce niveau chez les hommes. Si on devient pro un jour, ce serait exceptionnel pour le département. Voir une équipe vosgienne à la télévision le dimanche après-midi, ce serait énorme. En tout cas, je vais y travailler.”
– Quelles sont désormais vos ambitions pour la suite de la saison, notamment en Coupe de France ?
“C’était la première manche de Coupe de France qui nous inquiétait le plus, car elle est sélective, assez plate et imprévisible. On ne savait pas trop à quoi s’attendre, et finalement ça s’est très bien passé. Maintenant qu’on a bien démarré, l’objectif est d’être dans les cinq premiers de la Coupe de France N1. On veut aussi gagner le contre-la-montre par équipes à Reims, en mai. C’est une épreuve qu’on adore avec Denis Repérant, notamment cette discipline. On a d’ailleurs un stage à Vittel où on va travailler ça. C’est un gros objectif. Si on arrive à gagner cette course, on prendra beaucoup de points, ce qui nous aidera à atteindre notre objectif de top 5.”











