Alice Popi se prépare pour la finale du Tremplin Hors Piste à la Souris Verte d’Épinal
À 25 ans, Alice Fornage, alias Alice Popi, fait partie des quatre artistes retenus pour la finale du premier Tremplin Hors Piste. Originaire d’Épinal, cette chanteuse pop-folk, autrice, compositrice et guitariste, aujourd’hui installée à Lyon, retrouvera la scène de la Souris Verte ce samedi 7 novembre. Elle revient sur son parcours musical, ses inspirations et les perspectives que représente ce tremplin pour la suite de son projet.
Je m’appelle Alice Fornage, et mon projet s’appelle Alice Popi. J’ai 25 ans et je suis chanteuse pop-folk, autrice, compositrice et guitariste. Je travaille également comme cheffe de projet artistique pour le label Riptide Music. Je suis originaire d’Épinal, mais je vis actuellement à Lyon pour mon travail.
D’où te vient cette passion pour la musique ?
Ça a commencé dès mon enfance. À 6 ans, j’ai fait du chant choral. J’ai ensuite appris la harpe jusqu’à mes 12 ans. Après ce cursus classique, qui ne me plaisait plus trop, j’ai bifurqué vers la guitare, que j’ai pratiquée pendant six ans. C’est aussi ce qui a fait naître mes premières créations. À 12 ans, j’avais déjà écrit mes chansons et j’ai fait ma première scène à 14 ans, à la Rotonde de Thaon-les-Vosges.
J’ai aussi une maman (Lydie Fornage) qui est professeure de danse, donc ça aide ! Elle m’a mise sur scène. Cela m’a permis d’appréhender la scène et le public. Même si ce n’est pas le même public, cette expérience m’a appris à gérer le stress. Disons que c’était une bonne entrée en matière, même si le trac est toujours un peu présent (rires).
Tu te produis désormais sous le nom d’Alice Popi. D’où vient ce pseudonyme ?
Popi, c’est le nom de ma petite peluche, un petit singe qui m’accompagne depuis toujours. Il a 25 ans aussi (rires) ! Avant, j’avais un autre nom de scène qui ne me plaisait plus. Je cherchais donc ce qui pourrait devenir une figure représentative du projet. Mon doudou, auquel tous mes proches m’associent, était finalement une évidence. J’aimais beaucoup cette idée symbolique. Popi fait désormais partie du projet et apparaît sur mes différentes pochettes.
J’ai aussi eu envie de changer de nom après avoir travaillé avec un réalisateur. Mes musiques prenaient une qualité supérieure, si je peux dire, et je voulais vraiment marquer le coup avec ce nouveau projet. D’ailleurs trois singles sont déjà sur les plateformes de streaming (Spotify, Deezer ou encore Apple Music).
Quelles sont tes influences musicales ? Et quelle place occupent les textes dans tes chansons ?
Quand j’écris, mes influences viennent plutôt d’artistes qui accordent beaucoup d’importance aux textes, comme Zélie ou Ben Mazué, des artistes de la scène française actuelle qui ont de belles paroles, mais aussi des artistes plus anciens comme Francis Cabrel ou Michel Berger.
Sur le plan sonore, je me rapproche davantage de la pop acoustique, même si ce n’est pas la seule esthétique que j’explore. On me compare parfois à Olivia Ruiz. Je trouve que cette référence me correspond bien. J’aime beaucoup sa façon d’écrire et de raconter des choses, de construire une histoire. De mon côté, mes textes sont très centrés sur moi, ce que je vis. Mais, à terme, j’aimerais davantage m’orienter vers des textes imagés.
« C’est toujours un plaisir de revenir dans les Vosges »
Tu as décroché ta place en finale du concours tremplin hors piste après la demi-finale à la MCL de Gérardmer. Tu pensais pouvoir aller jusque-là ou tu as été surprise ?
J’ai été un peu surprise, car le niveau de la demi-finale était très bon, surtout en matière de prestation live. En plus, à mes côtés, il n’y avait que des groupes, alors que j’étais seule avec ma guitare (rires). Pour la finale, nous avons travaillé afin de proposer un live un peu plus dynamique. Ce sera différent de ce que j’ai présenté à Gérardmer.
Peux-tu nous dire qu’est-ce que le Tremplin Hors Piste et ce qu’il peut t’apporter pour la suite ?
Cela apporte un accompagnement professionnel, ainsi qu’une petite aide financière. C’est intéressant, car il y a vraiment une équipe qui nous accompagne pour développer un projet plus important, comme un EP ou un album. C’est hyper important, surtout dans le Grand Est où il n’y a pas énormément de tremplins. Dès la demi-finale, nous avons bénéficié de pas mal d’accompagnement, notamment d’une aide pour préparer le live de samedi. C’est déjà un très bel apport !
Comment abordes-tu cette finale ?
J’ai forcément un petit trac habituel, mais ça va le faire ! Je me dis que c’est une très belle aventure dans tous les cas, notamment en matière de création du live. Tout ce que j’ai appris pourra être exporté au-delà des Vosges. Mais on ne va pas se mentir, j’y vais aussi pour gagner (rires) ! En tout cas, je vais tout faire pour !
Face aux trois autres finalistes, qu’est-ce qui pourrait faire la différence ?
C’est vrai que chaque univers est unique, mais je pense que nous serons départagés surtout sur notre capacité à faire vivre le live et à faire entrer le public dans notre univers !
Pour finir, la finale se déroule à la Souris Verte, une salle qui a une histoire particulière dans ton parcours…
Je suis très contente de revenir à la Souris Verte. C’est vraiment un retour à la maison, car j’y ai fait mes premières scènes en solo. C’est toujours un plaisir de revenir dans les Vosges. Je reçois pas mal de messages de personnes qui me disent qu’elles viendront samedi. Ça me touche beaucoup.
Finalistes : Alice Popi (pop-folk, Épinal), Korbak (folk, Saint-Dié-des-Vosges), No Child Tangerine (indie rock, Saint-Dié-des-Vosges) et ArkenStorm (metal, Thaon-les-Vosges).