Nico Martin, co-entraîneur de l'EHC.
© Didier Cuesta

Promu au 3e niveau national, le Épinal Hockey Club continue d’enchaîner les succès. Après 14 journées de D2 (sur 19), Guillaume Chassard et ses partenaires caracolent en tête de la poule A et se préparent à aborder les play-offs en position avantageuse. Staff et dirigeants travaillent déjà sur la saison prochaine… en D1 ? Entretien avec le co-entraîneur Nicolas Martin.

Nicolas Martin, avant le coup d’envoi de la saison, pensiez-vous en être là après
14 matchs ?

Nicolas Martin – Honnêtement non, on est agréablement surpris. On s’était donné quelques années pour structurer le club et monter en D1. Notre plus grande satisfaction c’est de réussir à être là où on est avec si peu d’étrangers (4). Les recrues sont à la hauteur de nos espérances, tant sur le plan sportif qu’extra-sportif. On a une équipe cohérente qu’on veut garder pour travailler sur le long terme.

Il reste 5 matchs à disputer en saison régulière. Ne pas terminer en tête de la poule serait-il un échec ?

N. M. – Oui, forcément on se prend au jeu, on a envie de rester en haut de tableau. Mais ce n’est pas aussi simple que la saison dernière. Il faut vraiment batailler pour avoir les trois points. On voit aussi que quand on n’est pas au complet, c’est tout de suite plus compliqué. Enfin, on a un public formidable, c’est une force pour nous mais ça galvanise aussi nos adversaires. On avance match par match.

Quel est le principal danger qui guette votre équipe dans l’optique des play-offs ?

N. M. – Les gars commencent à bien maîtriser les systèmes, savent s’adapter à l’adversaire. On essaye de garder une discipline et une rigueur qu’on avait en Ligue Magnus. Mais on sait qu’en play-offs les compteurs seront remis à zéro. La poule sud est très relevée et certaines équipes ont clairement affiché leurs ambitions, comme Morzine. Il faudra faire preuve d’humilité et de détermination.

La montée n’était pas à l’ordre du jour en début de saison. Qu’en est-il aujourd’hui ?

N. M. – Si on peut monter sportivement, on ne se gênera pas. Si on y parvient, il faudra renforcer l’effectif car la D1 ça devient quasiment du professionnalisme. On y travaille déjà. Mais il faut faire attention à ne pas vouloir aller trop vite. On a toujours le redressement judiciaire au-dessus de la tête. Et on n’est pas à l’abri non plus que la Fédération nous interdise de monter.

Les prochains matchs à domicile :

Épinal – Français Volants : samedi 18 janvier, 18 h 05

Épinal – Valenciennes : samedi 1er février, 18 h 05

Patinoire de Poissompré