L’ASRTT Etival-Clairefontaine prépare sa finale
Après leur victoire face à Saint-Denis en demi-finale, les joueuses de l’ASRTT Étival- Clairefontaine disputeront une troisième finale de championnat de France en moins de 10 ans. Sacrées en 2019 puis finalistes en 2023, les Vosgiennes retrouvent Metz pour un nouveau duel au sommet. Leur entraîneur Jérôme Humbert évoque cette qualification et les clés de la réussite stivalienne.
Cette qualification en finale après la victoire contre Saint-Denis, qu’est ce qu’elle vous inspire ?
C’est beaucoup de fierté, pour moi et pour tout le club. C’est déjà une troisième finale en peu d’années, 2019 et 2023 ce n’est pas si vieux, ça montre qu’on reste au niveau de la haute performance. On a aussi renouvelé l’équipe à 50 % il y a un an et demi, avec l’arrivée de Christina Källberg et Yangzi Liu à la place de Hana Matelova et Marie Migot. On a réussi à se reconstruire tout en restant compétitifs. Et puis il y a toujours autant de bénévoles derrière nous. Cette finale, elle est vraiment pour tout le club
Le “chaudron” d’Étival a encore pesé. Quel rôle joue ce public dans vos performances ?
On l’a encore vu sur cette demi-finale : à l’instant du match, ça représente au moins la moitié de la victoire avec l’énergie qu’il nous donne. On avait perdu à l’aller à Saint-Denis, c’était compliqué, mais on a tenu pour rester en vie. Au retour, les filles ont élevé leur niveau, mais le public y est pour beaucoup. Et ce n’est pas seulement sur ce match : ils sont là toute la saison. C’est un public fidèle, proche de l’équipe. Ça donne énormément d’énergie et d’envie. En demi-finale, c’était vraiment chaud, surtout avec le show lumière. Et commencer la finale à domicile, avec les compteurs à zéro, c’est important.
Metz se présente en favori. Comment abordez-vous cette finale ?
Metz est clairement favori oui. Ils sont champions en titre, finalistes de la Ligue des champions l’an dernier et encore en lice cette saison. Ils ont gardé toutes leurs joueuses et recruté Hana Goda, une des meilleures joueuses du championnat, un espoir mondial. Ils n’ont perdu qu’une seule rencontre cette saison, toutes compétitions confondues. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une équipe dominer autant. Mais on les connaît très bien. Nous, on progresse, on croit en nos chances. Les joueuses l’ont dit juste après la demi-finale : c’est possible. On avait perdu contre elles en finale en 2023, donc aller chercher le titre cette fois, ce serait beau. On vit déjà une très belle saison avec un quart de finale de Ligue des champions et une qualification assurée pour la saison prochaine.
Étival est souvent décrit comme un “ovni” du ping français. Quelle est la recette de votre succès ?
Déjà, il faut en profiter. Beaucoup de personnes au club, moi compris, vivent pour ça. Il y a un investissement énorme, avec des bénévoles présents depuis plus de 20 ans pour certains. On a une équipe d’environ 25 bénévoles permanents, là chaque se- maine. On a aussi réussi à monter en compétence dans tous les domaines : administratif, communication, partenariats. On a progressé ensemble, tout en gardant cet esprit village. C’est une fierté. Les gens qui arrivent s’intègrent dans cet état d’esprit. Et aujourd’hui, un point essentiel, c’est le développement des partenaires privés. On en a une bonne vingtaine, fidèles, qui nous accompagnent depuis longtemps. Sans eux, on ne pourrait pas faire vivre une équipe à ce niveau.
Finale Pro A dames
> Match aller : vendredi 15 mai à 19 h 30 à Étival (Salle Michel Heissat)
> Match retour : mardi 19 mai à 19 h 30 à Metz