Thomas Sayer, 16e de l’Embrunman pour son premier Ironman
Pour son premier Ironman, Thomas Sayer n’a pas manqué son rendez-vous avec l’Embrunman. Le Spinalien, qui avait fait de sa natation un petit défi personnel, est sorti en tête de l’eau avant de boucler les 3,8 km de natation, 180 km de vélo et le marathon en 10 h 06’43’’. Une 16e place qui dépasse ses objectifs initiaux et lui laisse encore entrevoir une belle marge de progression. Deux jours après l’épreuve, le Vosgien revient sur cette journée particulière et se projette déjà vers la suite.
Vous sortez en tête de l’eau après les 3,8 km de natation. À quel moment avez-vous réalisé que vous étiez en train de prendre les commandes de l’épreuve ?
« Avec mon passé de nageur, j’avoue que, dans un coin de ma tête, j’avais pour ambition de sortir devant. C’était un petit défi que je m’étais fixé avec mes amis, ma copine et mes parents. Mine de rien, c’est toujours agréable d’être devant. Je le savais assez tôt que j’allais être dans les premiers, même si avec la foule, j’avais encore des gens dans les jambes. Quatre kilomètres, c’est long ! Et puis c’est une distance que j’affectionne, une zone que je connais bien. »
Après cette excellente natation, il restait encore 180 km de vélo et un marathon. Comment avez-vous géré la course une fois sorti de l’eau, notamment avec le col de l’Izoard à affronter ?
« On n’en parle pas beaucoup, mais on a un petit col de 7 km assez exigeant. Comme je suis sorti un peu euphorique de l’eau, j’en ai trop mis à ce moment-là, je pense. Le fait d’être entouré de motos et de photographes, j’avoue, j’avais de l’euphorie (rires). Je l’ai tout de suite senti passer. Au pied de l’Izoard, j’avais les pulsations trop hautes et le retour de bâton : les gens qui passaient sans que je puisse accrocher. Et, bizarrement, les watts correspondaient davantage à mon rythme dans le col. J’ai moins subi la chose et j’ai pu profiter sur le vélo. »
Vous terminez finalement 16e en 10 h 06’43’’. Quel sentiment domine deux jours après cette performance ?
« Déjà, je suis fier de moi. J’ai fait très peu de 70.3, c’était mon premier Ironman. C’était vraiment une course pour me jauger, avoir des bases et des références. J’avais 10 h 20 d’ambition, là je fais 10 h 06. Je fais plein d’erreurs en plus, donc j’ai encore une marge de progression. Là, deux jours après, j’ai très mal aux quadriceps, je marche comme un robot (rires). Mais je suis presque déjà impatient de recommencer une prépa pour repartir sur un long. »
Quel est désormais votre programme à venir ?
« Je n’ai pas de prochaine échéance de définie. Généralement, je fais le triathlon de Gérardmer début septembre, mais comme je suis professeur des écoles, ça fait deux ans que la rentrée scolaire me prend de l’énergie. Donc, entre ça et l’Embrunman, je ne pense pas faire Gérardmer cette année. J’irai en spectateur, je pense. Je me demande si je ne vais pas faire le format long du triathlon de la Madine, c’est dans un mois. J’attends déjà de bien récupérer, de faire descendre les émotions. Après ma semaine de reprise, je vais voir sur quelles courses finir la saison. »

