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Romain Villière, le sport comme moteur de vie

Le 16 février 2026 par Adel Saoud
Romain Villière et le FC Éloyes espèrent se maintenir en R3 en fin de saison
© Salomé Berard

À 34 ans, le Spinalien Romain Villière mène de front engagement professionnel, football amateur et passion grandissante pour le trail. Un compétiteur dans l’âme, qui multiplie les défis avec en ligne de mire les 70 km de l’Infernal Trail de Saint-Nabord en septembre.

Quand il décroche son téléphone pour débuter l’interview, c’est en se préparant à rejoindre le terrain de padel. Le ton est donné. Chez Romain Villière, le sport n’est pas un simple loisir, mais un véritable mode de vie. « Le sport, c’est un exutoire, c’est ma drogue en quelque sorte », confie le Spinalien de 34 ans, animé par une énergie qu’il met aussi bien au service de sa passion que de son métier en faveur de la protection de l’enfance.
Compétiteur dans l’âme, le Spinalien s’est lancé un nouveau challenge cette année : l’Infernal Trail, en septembre prochain, où il s’alignera sur le redoutable format de 70 kilomètres à Saint-Nabord. Un rendez-vous qui a un goût particulier. L’an dernier déjà, il devait prendre le départ, avant qu’une blessure ne l’en empêche quelques semaines plus tôt. « Cette année, c’est une revanche en quelque sorte », glisse-t-il.. Un objectif majeur qu’il prépare avec sérieux, entouré de sa famille. « On se prépare énormément ensemble avec mon cousin et ma petite cousine. Le trail, c’est devenu une aventure familiale. » Avant ce rendez-vous, plusieurs courses jalonneront sa préparation, dont le Trail des Hautes Vosges (14 km) le 1er mars, le Trail des Luthiers (14 km) le 22 mars, le semi-marathon de Thaon le 19 avril, la Vilaine à Ville-sur-Illon sur 20 kilomètres le 30 mai, puis le Nordic Trail de La Bresse sur 40 kilomètres début juillet. Une montée progressive en intensité, malgré une grosse entorse récemment contractée. « Je m’y remets doucement, mais maintenant que je suis rétabli, je vais manger pas mal de kilomètres », sourit-il.

La course à pied, ce n’est pas venu du jour au lendemain, j’ai toujours aimé ça

Cette transition vers le trail ne doit rien au hasard. Plus jeune, l’intéressé s’était déjà illustré en athlétisme, participant à plusieurs championnats de France chez les jeunes, principalement sur les épreuves de sprint. « La course à pied, ce n’est pas venu du jour au lendemain, j’ai toujours aimé ça », explique-t-il.
Parallèlement, il continue de nourrir sa discipline de prédilection : le football. Aujourd’hui licencié au FC Éloyes, il a pourtant mis le ballon rond quelque peu entre parenthèses en première partie de saison pour se consacrer à ses objectifs en course à pied. Mais fidèle à ses engagements, il a accepté de revenir prêter main-forte à la réserve du club, engagée dans la lutte pour le maintien en R3. « J’ai donné ma parole à Julien Kipfer et Bruno Simon que je donnerais un coup de main pour la deuxième partie de saison », affirme-t-il. Dans un groupe jeune, son expérience fait office de repère. Dans le vestiaire, il assume pleinement son rôle de cadre.
Son parcours footballistique illustre cette constance. Formé à l’ES Avière, il se révèle ensuite à Girancourt en DHR, l’actuelle R2, où il termine dans le top 3 des meilleurs buteurs de la division. Repéré, il rejoint ensuite Épinal, appelé par Antony Corvino, et découvre le niveau R1 durant deux saisons. De retour à Avière, il termine meilleur buteur du département avant de suivre à nouveau Antony Corvino à Golbey. L’épisode du Covid freine cette dynamique, mais l’attaquant retrouve rapidement Avière, participant à la montée en R2 dans ce qu’il décrit comme « une formidable aventure, avec une vraie bande de potes et John Panfili notre super coach ». Depuis deux saisons, il a posé ses valises à Éloyes, où il poursuit son engagement avec le même état d’esprit.
Attaché à ses valeurs et animé par un esprit de compétition intact, Romain Villière avance sans jamais lever le pied. Du rectangle vert aux sentiers escarpés des Vosges, le trentenaire met la même intensité dans chacune de ses compétitions. En septembre, sur les 70 kilomètres de l’Infernal Trail, il ne s’agira pas seulement de finir, mais de se dépasser encore. Au vu de son exigence et de sa constance, le rendez-vous semble taillé pour lui !

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