Accueil > Sport > Le rêve équestre de Charly Perrin Meurice, jeune Vittellois de 14 ans

Le rêve équestre de Charly Perrin Meurice, jeune Vittellois de 14 ans

Le 23 mars 2026 par Adel Saoud
Charly Perrin et sa ponette Jolie Môme, avec laquelle le jeune cavalier prépare les prochains Championnats de France.
© DR

À 14 ans, Charly Perrin Meurice n’a déjà plus vraiment le temps de tergiverser. Originaire de Vittel, le jeune cavalier prépare ses Championnats de France tout en organisant son départ en Eure-et-Loire à la rentrée prochaine pour intégrer un bac professionnel Conduite et gestion de l’entreprise hippique (CGEH) en alternance. Un choix mûrement réfléchi pour celui qui rêve, à terme, de devenir coach indépendant ou cavalier professionnel.

Avant de trouver sa voie, Charly Perrin Meurice a pourtant essayé « pas mal de sports » : judo, tennis, handball. « Il choisissait ce qu’il voulait », sourit son père, toujours présent sur les compétitions. Le déclic viendra après le Covid. « Le premier sport qui a repris, c’était l’équitation. À pied, on devait avoir le masque, mais à cheval, on pouvait l’enlever », se souvient l’adolescent. L’école primaire de Vittel lui avait déjà permis de découvrir l’escrime, le golf et l’équitation. Cette fois, il accroche pour de bon. « En plus d’aimer le cheval, je m’entendais bien avec les coachs. »

Pendant trois ans et demi, il monte avec Charlotte et Cloé, à Vittel, jusqu’en septembre 2024. Cette année-là marque un tournant : il devient propriétaire de sa première ponette, “Jolie Môme”, une jument polyvalente, typée complet, capable de sauter, de courir le cross et de dérouler en dressage. « Elle savait déjà faire du saut, mais je voulais repartir à zéro pour qu’on se sente bien, elle et moi. » Les débuts se font sur de petites épreuves. En octobre 2024, il signe un premier bon résultat en dressage.

Un coup d’arrêt vient pourtant freiner la saison : blessée pendant six mois, la ponette ne peut plus concourir. Le collégien parvient malgré tout à se qualifier pour les Championnats de France. Il devra s’y rendre avec un poney confié, qu’il connaît à peine. « C’était en CSO Club 3 par équipe de quatre. Les dix premières équipes vont en finale. On finit troisièmes, on part en barrage. C’est moi qui ai fait le barrage. » Douze obstacles à mémoriser, puis un nouveau parcours pour départager les équipes à égalité. « J’ai battu la cavalière en face. » Sur le podium, la Marseillaise retentit. « C’était incroyable. On a l’impression d’être des grands. D’habitude, on voit ça à la télé, aux JO. C’est un souvenir inoubliable. »

Être cavalier pro, ce n’est pas forcément aller aux JO. C’est aussi valoriser des chevaux, les faire progresser, gérer l’administratif, ne pas manquer de grain ou de paille… C’est un sport en binôme, un couple.

Depuis, le jeune Vosgien a élargi ses horizons. En septembre 2025, il rencontre l’ancienne vice-championne de France Pro Élite 2014, Sarah Casanova. Un déclic supplémentaire. « J’ai commencé à vraiment m’intéresser au dressage. » Désormais licencié chez elle, il participe à des épreuves de niveau Poney 1 et Poney 2 et prépare les Championnats de France de Lamotte-Beuvron, en juillet prochain, avec deux montures : “Jolie Môme” et “Willem”, un nouveau poney acquis en octobre 2025, exclusivement dédié au dressage, « un peu peureux », mais taillé pour la discipline. Récemment, au Mans, il a décroché deux prix en reprise libre en musique (RLM), confirmant sa progression.

Le rythme est soutenu. Entraînement tous les jeudis avec Cloé, sa coach de toujours, travail en autonomie le mercredi, compétitions le week-end. Sarah Casanova intervient environ une fois par mois et des cours en visioconférence sont envisagés pour intensifier le suivi. Elle se déplace également régulièrement dans les Vosges pour proposer des stages dans différentes écuries. Et dans le cadre de son bac pro, Charly peut vous aider à organiser sa venue pour l’organisation d’un stage dans vos écuries. Il est également à la recherche de partenaires pour l’aider à boucler sa saison sportive.

À la rentrée, le Vittellois intégrera donc un bac pro CGEH en apprentissage chez Sarah Casanova, en Eure-et-Loire, avec une scolarité à Dijon. « Ça va faire pas mal de déplacements », reconnaît-il. L’un de ses poneys sera basé pendant un an chez sa nouvelle mentor afin de poursuivre le travail. « Ça va faire énormément de logistique. » Car l’équitation ne se limite pas à la compétition. « Être cavalier pro, ce n’est pas forcément aller aux JO. C’est aussi valoriser des chevaux, les faire progresser, gérer l’administratif, ne pas manquer de grain ou de paille… C’est un sport en binôme, un couple. »

Car oui, son objectif, lui, est de devenir coach indépendant, « comme Cloé par exemple », ou, si l’opportunité se présente, cavalier professionnel. Dans cette optique, après le bac, il envisage un diplôme d’animation équestre (AE) qui lui permettra déjà d’encadrer jusqu’au galop 4 puis un BPJEPS spécialité équitation pour encadrer jusqu’au galop 7. « On verra d’ici là. »

À 14 ans, le jeune cavalier vit déjà au rythme des compétitions et des kilomètres, avec, en ligne de mire, un rêve qu’il construit obstacle après obstacle.

Pour suivre Charly Perrin Maurice sur Instagram : ICI

Menu
logo facebook logo instagram logo twitter logo linkedin