Le Salon de l'Auto ouvre ses portes du 30 octobre au 1er novembre.
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Président du groupement des concessionnaires d’Épinal, Golbey et Chavelot, Jean-Christophe Welsch est également le directeur de la concession Nissan à Épinal. Fort de son expertise, il nous présente les contours de cette nouvelle édition du Salon de l’Auto d’Épinal, du 30 octobre au 1er novembre au Centre des Congrès d’Épinal, ainsi que les nouvelles tendances de consommation, recherchées par les consommateurs.

Pouvez-vous me présenter en quelques mots cette nouvelle édition du Salon de l’Auto d’Épinal ? 

Jean-Christophe Welsch – Cette année pas de moto ni de camping-car en exposition mais plus de 200 voitures neuves exposés et 250 véhicules d’occasion, toutes marques confondues. Toyota, Abarth, Peugeot, Kia, Fiat, Mazda, Jaguar, Volvo, Lexus, Citroën, Hyundai, Land-Rover, DS, Alfa Roméo, Nissan, Mitsubishi, Jeep, Suzuki, Honda, Ford… Au total, une vingtaine de marques sera présente, ainsi que pour la première année : Monster quad, vendeur de quad de Bains-les-Bains. Nous intégrons également une société qui fait du Ludospace à Charmes et qui propose de l’aménagement de camping-cars, vans et minibus, avec des accessoires pour ces véhicules. De plus, chaque visiteur aura l’occasion de gagner de nombreux cadeaux. Il y aura une roue à l’entrée du salon, que tout un chacun pourra tourner pour remporter différents lots, dont un an de carburant offert.

Concrètement, quelles sont les nouvelles tendances de véhicules recherchés par les consommateurs ? 

J-C. W. – C’est un peu la question qui tout concessionnaire se pose depuis 2 ans. L’électrique a fait un bond en avant au cours des derniers mois. La part de l’électrique dépasse le 30 % des ventes. Chose qu’on ne pensait pas possible il y a encore 2 ans. Aujourd’hui, clairement, c’est l’électrique et surtout l’hybride qui est le plus recherché. L’avenir tend à aller vers de la propulsion électrique avec des systèmes de recherche différente avec de super-chargeurs. Ou vers l’i-power qui est plus dépendant d’un système filaire. Des gens investissent aussi sur l’hydrogène qui recharge le véhicule plus facilement et rapidement.

Quid de l’électrique justement. L’autonomie des véhicules et les points de recharges ne sont-ils pas des freins à la vente ?

J-C. W. – Oui, c’est dans ce domaine qu’il faut encore progresser, mais aussi rassurer le client car les progrès sont constants et de plus importants. On le voit par les derniers chiffres des ventes de véhicules, dévoilés cette semaine. Pour la première fois, depuis de nombreuses années, le véhicule le plus vendu en Europe n’est plus Clio mais Tesla. Tesla est leader sur l’autonomie et il propose un réseau de recharge particulier. Aujourd’hui, toutes les marques proposent des modèles électriques ou hybrides.

On parle aussi de plus en plus du bioéthanol. Ce type de véhicule est de plus en plus recherché et permet-il vraiment de faire des économies ?

J-C. W. – Non, très peu recherché. C’est une technologie qui est utilisée principalement par Ford, qu’il couple avec l’hybride rechargeable. Volvo doit également le proposer. Chaque marque utilise une technologie qui lui est propre car l’Europe demande aujourd’hui des critères de respect de l’environnement avec sa loi CAFE (Corporate Average Fuel Economy), qui impose d’avoir des gammes de véhicules à faible taux de CO2 rejeté. L’électrique propose 0 rejet et les hybrides divisées par 2, tout comme le bioéthanol, en utilisant de la betterave fermenté. C’est deux fois moins polluant qu’un carburant traditionnel.

L’autre choix à faire lorsqu’on veut acquérir un nouveau véhicule, c’est l’achat ou le leasing. Que conseillez-vous ?

J-C. W. – Aujourd’hui, en période d’incertitude économique, on mise plus sur du locatif que sur de la propriété. Comme on ne connaît pas l’avenir du thermique on investit en locatif. Il y a un engagement de reprise sur court terme. Aujourd’hui, la seule certitude porte sur le diesel qui sera interdit dans de nombreuses villes, pour les véhicules particuliers, à partir de 2025. On sait que le diesel sera compliqué à vendre. Le leasing propose désormais des contrats sans engagement. Seat par exemple permet de louer sans engagement et on peut rendre le véhicule dans les 5 ans comme dans les 6 mois. On sait que ça évoluera plus vite dans les villes, avec la multiplication des ZFE (Zone à Faibles Émissions).

Les véhicules autonomes vont-ils être de plus en plus nombreux sur le marché français ?

J-C. W. – Déjà aujourd’hui, ce type de véhicule se démocratise. Toutes les marques ont adopté ce système, qui n’est que semi-autonome car la réglementation européenne interdit d’avoir une autonomie de plus de 30 secondes. C’est davantage de l’aide à la conduite. Trente secondes après avoir lâché le volant, le véhicule vous alerte pour le reprendre en main. MG et Nissan sont les plus avancés sur cette technologie, sur Qashqai et Juke par exemple. Mais, d’ici quelques années, nous aurons que des véhicules qui seront semi-autonomes partout.