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Claude Vautrin : “La fin de tous les tocsins” à retrouver aux Imaginales d’Épinal

Le 21 mai 2022 par Jordane Rommevaux
Claude Vautrin présente son nouveau recueil de nouvelles.
Claude Vautrin présente son nouveau recueil de nouvelles.
© CV

Véritable témoin des événements du monde depuis près de 40 ans, tout au long de sa carrière de journaliste et d’écrivain, Claude Vautrin a subit, comme nous tous, l’arrivée de la Covid-19, en mars 2020. Il es a profité pour écrire un recueil de nouvelles, inspiré par les événements qui l’entouraient, ainsi que par les personnes qu’il a pu croiser, entre conte philosophique et voyage fantastique. Rencontre.

Claude, vous venez de sortir votre dernier ouvrage « La fin de tous les Tocsins », qui est un recueil de nouvelles. Pouvez-vous nous le présenter ?

Claude Vautrin – Ce sont des nouvelles nées durant le confinement de mars 2020. Un événement fort. En préambule, je cite Cervantès, « ce n’est pas parce qu’on est confiné qu’on ne peut pas créer ». L’élément déclencheur, qui m’a inspiré la première nouvelle, c’est un coup de sonnette de mon facteur, qui va m’avouer qu’il lévitait. C’est vraiment le facteur déclenchant ce livre car je ne pouvais pas voyager et c’est cette idée d’un facteur qui voyage et s’évade, qui m’a donné l’envie d’aller plus loin. Je m’y suis mis à 14 h et tout s’est enchaîné très vite dans ma tête. Au fur et à mesure de mes écrits, tout était prétexte à en faire une nouvelle. Je suis parti dans mon imaginaire et beaucoup d’éléments m’ont ouvert des horizons.

C’est votre premier ouvrage constitué de nouvelles fantastiques ?

C’est mon second recueil de nouvelles après « 7 voyages initiatiques ». C’est une démarche un peu nouvelle, car je l’ai créé à partir d’inspirations faites par des gens d’ici, dans les Vosges, autour de chez moi ou de ma vie.

Dans quel état d’esprit étiez-vous pendant cette période ?

Je n’étais pas inquiet mais je me sentais, comme beaucoup de gens, prisonnier de la situation. Ce roman, c’est de l’imaginaire mais il y a la prise en compte du réel. Il y a aussi une analyse de la situation, avec certaines décisions « débilitante » comme celle d’assister à un concert de rock assis… Ce livre est une occasion de s’évader et une réflexion sur la réalité.

Vous dédiez ce livre à deux personnes qui vous ont été chères…

Joui, j’ai voulu le dédier, tout d’abord, à Luis Sepulveda, un auteur chilien, qui avait écrit « Une sale histoire » où il passe le message que « tout homme doit découvrir quelque chose qui justifie sa vie », ce qui veut dire que toute circonstance doit justifier une vie. Malheureusement, il est mort du Covid au début de cette pandémie. La seconde personne à qui je tenais à dédier ce livre, c’est à ma belle-mère, décédée également du Covid, un peu plus tard.

Vous êtes présent au festival des Imaginales. C’est un festival important pour vous ?

Les Imaginales, c’est un festival essentiel dans la vie culturelle spinalienne car il valorise la littérature et le livre. Et il permet aussi des échanges sur la capacité de l’esprit. C’est important de s’évader du conformisme car nous avons tué quelques formes de nos libertés. Lire et échanger librement, permet quelque part de les retrouver.

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai toujours en tête de partir en Mongolie, un peu comme j’ai pu le faire en Corée-du-Nord, afin de découvrir le pays, les hommes, de l’intérieur, en immersion. Seulement, en ce moment, c’est relativement compliqué car il faut rester 6 semaines dans un hôtel, pour des questions sanitaires. Je repousse donc cette échéance depuis 2 ans, mais j’ai bon espoir de le faire un jour.

« La fin de tous les tocsins » de Claude Vautrin
Éditions Kaïros
Tarifs : 15 €

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