« Celtic Legends crée un lien avec le public » assure son créateur, Eric Dessauvages.
Un an avant la tournée anniversaire de ses vingt-cinq ans, la compagnie irlandaise passera par Épinal. Les chanteurs, danseurs et musiciens du groupe se produiront à deux reprises le 1er février prochain. L’occasion d’évoquer les coulisses du spectacle et les secrets de sa longévité avec son créateur, Eric Dessauvages.
Celtic Legends tourne depuis bientôt vingt-cinq ans à raison de 120 représentations par an dans le monde. Comment as-tu créé ce spectacle ?
Il faut remonter en 1994 : cette année-là, Riverdance s’est produit à l’Eurovision. Cela a été un carton phénoménal. Deux ans après, son danseur principal, Michael Flatley, a créé son propre spectacle, Lord of the Dance. Le succès a été fulgurant. Seulement, l’un comme l’autre étaient conçus comme des grosses productions qui ne pouvaient passer que par de grandes salles. Alors, avec des amis en Irlande, nous avons commencé à réfléchir à un show qui pourrait rentrer dans tous les théâtres et qui colle au plus près de la tradition irlandaise. Chez nous, tout est joué en live, y compris les claquettes. Nous avons voulu un spec- tacle plus intimiste, plus authentique.
À quoi ressemble le show sur scène ?
Celtic Legends capture l’ambiance d’un pub irlandais, avec plus d’artistes qui créent un lien avec le public dès la première seconde. Pendant des années, nous avons tourné avec cinq musiciens et douze danseurs. Face au succès, nous nous sommes lancés dans une première tournée des Zéniths en 2007, avec vingt-six personnes sur scène. Depuis, on alterne entre petite et grande salle d’une année sur l’autre.
Comment réinjecte-t-on de la nouveauté dans un spectacle qui va fêter ses vingt-cinq ans ?
Notre spectacle change tous les deux ans. A chaque fois, nous essayons de présenter un autre aspect du patrimoine musical irlandais… qui reste infini ! Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est facile de se renouveler : on s’oblige à appliquer des arrangements modernes pour rendre le show toujours plus attractif. Cela se joue musicalement, dans les danses, la lumière, la scénographie… pour donner envie d’y revenir. Je crois que c’est ce qui nous permet de durer.
D’où viennent les artistes ?
Tout le monde vient d’Irlande, a fortiori chez les danseurs qui pratiquent une danse très particulière, qui est enseignée là-bas dès l’âge de cinq ans. C’est presque un parcours initiatique. Les irlandais apprennent la danse pour participer à des compétitions. Et quand ils sont au plus au niveau, ils intègrent l’équipe d’un show. Seulement, on ne fait pas carrière dans la danse celtique : les pas sont si particuliers qu’ils peuvent abîmer les corps. Résultat, à vingt-cinq ans, ils sont nombreux à arrêter. Il y a un énorme turnover. Mais nous avons la chance de ne pas avoir à recruter : on reçoit tous les jours des candidatures pour participer au show ! Je pense que plus d’un millier d’artistes sont passés chez nous.
Comment imaginez-vous l’avenir de votre « team irish » ?
Plutôt radieux ! Nous nous attelons au spectacle de nos vingt-cinq ans : nous voudrions quelque chose de vraiment original et différent qui marque les esprits.

Celtic Legends. The Life in Green Tour. Le 1er février à 13 h 30 et 16 h
Palais des Congrès d’Épinal.
À partir de 40 euros.
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