MMA Epinal, Remiremont et Xertigny: Le PER, une solution fiable pour la retraite des chefs d’entreprise

Frédéric Tschirret est agent général MMA sur les agences d’Epinal, Remiremont Filature et Xertigny. Spécialisé en risque des entreprises, il propose également ses services pour la protection sociale du dirigeant et des salariés. Depuis l’avènement du Plan d’épargne retraite (PER) – et dans un contexte démographique où l’avenir du système de retraite par répartition est on ne peut plus incertain –, MMA a refondu son offre afin de proposer un PER innovant par sa nouvelle gestion pilotée dite «à horizon» qui, il nous l’explique, allie perspectives de performance.
Frédéric Tschirret, pouvez-vous expliquer en quoi consiste la gestion pilotée à horizon proposés par MMA ?
Elle consiste à allier deux principes de gestion. En souscrivant un PER dans le cadre d’une gestion pilotée à horizon, plus le dirigeant s’approche de la retraite, plus son épargne est sécurisé vers le support en euros garanti en capital. Concrètement, cela signifie que son argent épargné ne sera plus exposé à la volatilité des supports en Unités de Compte et donc aux marchés financiers lors du départ à la retraite. Auparant, l’épargne est diversifiée entre support en euros et un support en Unités de Compte adapté à l’épargne retraite, en fonction d’une grille d’investissement pré-déterminée à l’avance. La recherche de performance est le deuxième volet de cette gestion pilotée à horizon. Les gestionnaires spécialisés de Covéa Finance interviennent quotidiennement afin d’adapter les investissements du supports en Unités de Compte à leurs convictions, notamment en termes d’investissement en actions d’entreprises (grandes capitalisations, petites capitalisations, non-côté…). Cette répartition n’est pas figée. Elle varie en fonction de la volatilité géopolitique ou économique de chaque pays ou secteur d’activité. Ainsi, la performance et la sé- curité sont toujours optimales pour l’assuré qui prépare sa retraite. C’est cela qui fait la force de la gestion à horizon du PER MMA, même s’il faut être conscient qu’un investissement en unités de compte présente un risque de perte en capital.
Ce montage en gigogne est effectivement essentiel pour prévenir les situations à risques. Mais – les lecteurs ont certainement en tête la « crise des subprimes » – dans le cas d’une crise globale, MMA est-elle une entreprise solide sur le plan financier ?
La sécurité financière de MMA est bien au-dessus du marché puisque ses fonds propres lui permettent d’avoir un ratio de solvabilité au-dessus de la moyenne. MMA de traverser la crise de 1999, puis la crise sanitaire. À chaque fois les fonds de MMA ont résisté du fait de sa gestion prudente et durable.
MMA fait partie du groupe Covéa avec MAAF et GMF (des assureurs sans intermédiaire, centrés essentiellement sur les agents du service public). Covéa est le premier assureur de biens et responsabilité en France et son excellente solidité financière en fait un réassureur mondial de premier plan. De plus, il y a cinq ans, Covéa a racheté PartenerRe, qui détenait un portefeuille en Amérique du Nord, en Europe et dans la Région Asie Pacifique. Cette acquisition lui a permis de se classer dixième réassureur mondial et de maîtriser sa grille tarifaire. Alors effectivement, MMA a les reins plus que solides.
C’est donc rassurant de savoir que MMA fait partie du groupe Covéa.
En effet tout assureur est lui-même assuré pour amortir les effets des sinistres de grande échelle liés aux catastrophes naturelles sur un plan mondial. En outre, MMA est le deuxième assureur des professionnels et entreprises en France, et constitue la branche dédiée aux indépendants et aux dirigeants d’ETI ; sans oublier les particuliers qui représentent 50 % de l’activité de nos agences.
Pour autant, MMA est connue pour sa relation directe et privilégiée avec ses clients…
C’est exact, si le groupe Covéa est gigantesque, la compagnie MMA existe bien via son réseau d’agents généraux qui en sont les représentants locaux. Nos agences gèrent en direct les sinistres des professionnels. Nous missionnons nous- même les experts, suivons les dossiers et payons le client au nom de la compagnie.
Revenons au PER. Est-il urgent, voire obligatoire, d’opter pour cette solution pour préparer sa retraite ?
Sans faire de catastrophisme, je pense que notre système de retraite par répartition se délite lentement mais sûrement. Il y a seulement quelques années, il y avait quatre actifs pour un retraité. Aujourd’hui, c’est un pour un. Les Français qui auront l’âge de la retraite dans une quinzaine d’années l’ont compris et commencent à épargner en vue de leur retraite ; ce pour quoi le dispositif PER est tout à fait adapté. L’idéal est de commencer à capitaliser tous les mois vers l’âge de trente ans, même des sommes modestes de 50 ou 100 euros qui, trente-cinq ans plus tard, peuvent représenter une somme sympathique si l’on tient compte de la rentabilité de l’argent placé.
S’il s’avère que le système de retraite par répartition tient le choc, on pourra profiter de cette épargne pour d’autres choses. Si le système va mal, on en aura anticipé peu ou prou les conséquences.
Il y a un avantage certain à souscrire un PER auprès de son assureur, car à l’inverse d’un PER bancaire (…), il est toujours assimilé à une assurance vie.
Y a-t-il une différence entre les PER proposés aux indépendants et chefs d’entreprise et les PER proposés aux salariés ?
Il n’y a pas de différence. Particulièrement en matière de fiscalité. Chacun pourra l’alimenter en bénéficiant d’un avantage fiscal relatif à sa tranche marginale d’imposition.
En revanche, il y a un avantage certain à souscrire un PER auprès de son assureur, car – à l’inverse d’un PER bancaire qui entre automatiquement dans la succession – il est toujours assimilé à une assurance vie, ce qui en fait un produit de protection de la famille très intéressant en cas de coup dur.
C’est actuellement la solution la plus performante en termes de gains ?
Depuis quelques mois, le fonds en euros est devenu une valeur refuge et son rendement augmente régulièrement. Quant à la bourse, nous n’avons pas de boule de cristal… Le marché boursier français présente des rentabilités très bonnes depuis plus de 5 ans et les stratégies d’investissement réalisées dans les différents pays limitent les prises de risques. Le fait est qu’investir en bourse est aujourd’hui le seul moyen d’atteindre des rentabilités à 7 ou 8 %, voire bien plus.
En cas de conjoncture économique difficile, est-il possible de récupérer sa mise ou le souscripteur du PER est-il engagé ?
On peut tout à fait décider d’arbitrer ses choix dans l’année et de placer l’épargne de son PER sur un fonds sécurisé. D’ailleurs, cela fait partie de mon devoir de conseil de prévenir mon client – en cas de risque important ou de situation géopolitique inquiétante – et de lui proposer des solutions momentanées, le temps que la situation se stabilise. Le PER s’aborde dans la durée, mais n’est pas figé. Il peut être débloqué dans les conditions définies par la loi, pour faire face à certaines situations : achat de la résidence principale, divorce, par exemple.
Pour autant, tout l’intérêt est d’aller au bout de son PER…
C’est ce que nous disons à nos clients. Un PER incite à capitaliser car sa rentabilité est intéressante. Au moment de la retraite, le client a le choix entre opter pour une rente viagère qui consiste à convertir son capital en revenus réguliers à vie ; ce qui était la règle avant. Désormais, il peut aussi récupérer la totalité de son capital le jour de sa retraite – mais sera fiscalisé sur le montant total au titre de revenu exceptionnel de l’année – ou choisir de faire des prélèvements selon ses besoins. Il peut également laisser son argent travailler quelques années de plus, ou le placer dans d’autres produits.
En synthèse, avec le PER, le client a la liberté de choisir sa modalité de sortie.
Le PER est-il un produit d’épargne qui séduit, mais sera-t-il stable dans le temps ?
C’est vrai. Depuis que la loi Pacte l’a assimilé à une assurance vie, le PER assurance Retraite est un succès sans faille. La CSG et la DRS ont certes augmenté, mais cela joue à la marge. Pour ce qui est de sa pérennité, ce qui compte, c’est la structure du contrat. À mon sens, toucher au fondement de l’assurance vie serait un non-sens et l’État a tout intérêt à favoriser les systèmes par capitalisation. Ce qui est important, c’est d’anticiper. Personne ne sait si le système par répartition va tenir et pour combien de temps, or l’argent épargné n’est jamais perdu.
Pour rappel, en 1960, nous avions 5 actifs pour 1 retraité, en 1980, 2, 5 actifs pour 1 retraité, et la projection pour 2040 est de 1 actif pour 1 retraité.
MMA Agences d’Épinal, Xertigny et Remiremont Filature www.mma.fr












