Framatec
Dinozé
Framatec Dinozé intègre un programme pour accompagner les PME vers le statut d’ETI
Framatec, entreprise spécialisée dans les structures métalliques et implantée à Dinozé, fait partie des quatre…
Le 6 octobre 2026
Depuis 2015, ce sont deux Stéphane qui ont fait le pari malin de se lancer dans la culture de spiruline, en profitant de la méthanisation obtenue avec la matière organique issue de leur élevage bovin. En 7 ans, Spirul’In Vosges, créé par Stéphane Bregeot et Stéphane Lanterne, s’est forgé une belle réputation dans la culture de cette algue verte, aux vertus multiples, jusqu’à devenir victimes de leur succès commercial. Rencontre avec le producteur Stéphane Bregeot.
Rancourt
Spirul'In Vosges
Spiruline
Stéphane Bregeot
Stéphane Lanterne
L'entreprise Spirul'In Vosges est basée à Rancourt. | © Jordane Rommevaux
Comment avez-vous eu l’idée de produire de la spiruline en 2015, alors qu’elle était encore méconnue ?
Nous cherchions une façon de valoriser la chaleur de la méthanisation de notre élevage bovin. Nous voulions trouver une méthode intelligente et durable pour valoriser cette matière organique issue de notre élevage, biogaz produit et développé comme un moteur de GPL. Si une partie a servi à être transformée en électricité, nous pouvions nous permettre de produire de la spiruline avec le reste. Donc, nous avons fabriqué des serres pour commencer sa production.
7 ans plus tard, le constat est positif même si cette activité prend pas mal de temps. Le marché n’est pas si facile.
La spiruline qu’est-ce que c’est exactement et quelles sont ses vertus ?
C’est une micro-algue alimentaire de 35 microns, qui est considérée comme l’aliment le plus riche en protéine du monde. C’est un détoxifiant naturel qui est également riche en fer, en vitamine B12, en calcium, ou encore en magnésium. Il renforce le système immunitaire et régule le diabète de type 2, ainsi que la tension. Son seul défaut serait peut-être de ne pas contenir de vitamine C (rire). Nous conseillons donc de la consommer avec un verre de jus d’orange.
Quel est son goût en bouche ?
Tout dépend de sa production. Dans les Vosges, nous l’asséchons après l’avoir cultivée et récoltée. En bouche, je dirais qu’on a la sensation d’un léger goût de foin et de champignon. Il faut se dire qu’on ne la consomme pas pour sa saveur mais pour ses vertus pour la santé. Idéalement, les nutritionnistes conseillent d’en prendre une cuillère à café chaque jour. Moi, je l’apprécie dans un verre de jus d’orange, dans une compote ou dans un yaourt… La consommer sans rien, en revanche, peut-être désagréable car elle colle aux dents. On a un partenariat avec le chocolatier spinalien Lamielle, qui agrémente certains de ses chocolats avec notre spiruline et force est de constater que ça se marie parfaitement bien avec le chocolat noir. On peut aussi l’associer sur des pâtes alimentaires, sur des toasts, dans toute sorte de jus de fruits… C’est vraiment un produit qui ne dénature pas l’aliment avec lequel il est associé.
Comment se cultive-t-elle ?
Elle est cultivée dans des bassins qui supportent une eau en PH 10 et à
10 de salinité, chauffée entre 25 et 35°C, avec de la lumière, mais pas trop. Rien ne doit être dans l’excès. Sous les bassins, nous avons un plancher chauffant pour garantir la bonne température. Nous avons investi 250 000 euros pour permettre cette culture.
Le climat vosgien la permet-il facilement ?
Nos 2 bassins de 400 m2 sont sous serre, car le climat vosgien est souvent froid et rude. D’ailleurs, le seul bémol est sur la luminosité qui peut s’avérer être insuffisante en hiver. Cette algue a besoin d’une luminosité suffisante, semblable à celle qu’elle connaît dans son milieu naturel d’origine. La spiruline a été découverte dans les années 1960 dans les Andes et près du Tchad. Les scientifiques ont démontré que c’était une des premières bactéries arrivées sur terre. On en trouve des traces de consommation chez les Mayas, il y a 3 000 ans. Les tribus qui habitaient autour avaient très peu de problèmes de santé et de nutrition. Les recherches ont prouvé que c’était dû à la consommation de cette algue.
Ça pourrait être une solution contre la famine dans le monde ?
Oui, l’OMS a fait un programme sur la malnutrition en Afrique car la spiruline permet d’offrir de meilleures conditions nutritives à certaines civilisations en manque de ressources. Nous faisons partie du groupement des Spiruliniers français et nous nous engageons à reverser un pourcentage de notre chiffre d’affaires en ce sens.
Y’a-t-il des périodes plus productrices que d’autres ?
La luminosité a une grande importance. La période pour cultiver la spiruline est donc entre février et novembre. La meilleure période de production se situe en mai et juin car la luminosité est optimale et la chaleur est correcte, sans être trop excessive.
Et après, comment la développez-vous pour qu’elle devienne comestible et utilisable ?
On la pompe puis on filtre l’eau verte. Il apparaît une pâte que l’on presse pour l’amener à devenir des filaments, sortes de spaghettis de spiruline. En France, les petites structures comme nous, la déshydratent à froid. En revanche, dans les grandes structures, c’est à haute température que se fait cette déshydratation, ce qui leur permet d’avoir un meilleur rendement. Ils tuent plus facilement tout ce qui est microbes mais aussi tout ce qui est vitamines. En termes de goût, aussi, le fait de déshydrater à chaud augmente la saveur de la spiruline. Nous transformons la production en paillettes, d’une taille de 1,5 mm de diamètre, ce qui rend la spiruline plus naturelle et plus facilement consommable. On développe environ 50 tonnes de spiruline par an.
La spiruline a-t-elle une péremption ?
Elle est vendue dans des sachets fermés et aluminisés, pour ne pas être touchée par la lumière, des sachets étanches à l’air et à l’humidité. Dans ces conditions, sa date de péremption est de 2 ans. Je pense même davantage si elle est bien conservée. Après l’ouverture du sachet, nous préconisons une consommation plus rapide de quelques semaines, au sec et à l’abri de la lumière.
Spirul’In Vosges
89, rue de l’Atre
88 270 Rancourt
https://spirul-in-vosges.fr

Nos autres articles Actu
Framatec
Dinozé
Framatec, entreprise spécialisée dans les structures métalliques et implantée à Dinozé, fait partie des quatre…
Le 6 octobre 2026
Salon de la Gourmandise 2026
Épinal
Le chef étoilé et Meilleur Ouvrier de France Julien Roucheteau sera le parrain de la…
Le 6 octobre 2026
label « Destination France à vélo »
Épinal
L’Agglomération d’Épinal fait partie des 30 territoires retenus dans le cadre du dispositif « Destinations…
Le 5 octobre 2026
Foulées Roses
Épinal
La place Georgin s’est teintée de rose ce dimanche matin à Épinal. Pour leur 11e…
Le 4 octobre 2026
horoscope
Vittel
MARIE-FRANCE LAFONTAINE Astrologue – Agence de rencontres 22, place du Général de Gaulle à Vittel…
Le 4 octobre 2026
Festiv'Aidance
Saint-Nabord
Le Centre socioculturel de Saint-Nabord accueillera les vendredi 9 et samedi 10 octobre la nouvelle…
Le 3 octobre 2026
100% STORE
Épinal
Ce mois de septembre a été marqué par plusieurs ouvertures de boutiques et de concepts…
Le 3 octobre 2026
Cheminées Hervé Géhin
Remiremont
Pour concilier chauffage performant et environnement, la marque finlandaise Tulikivi® a développé des gammes de…
Le 2 octobre 2026
Le salon de Baptiste
Remiremont
Baptiste Malbranque a installé son salon de coiffure en 2021 au centre-ville de Remiremont. Il…
Le 1 octobre 2026
Communiquez Malin
Chavelot
Toute entreprise ou commerce a besoin d’être visible pour se faire connaître de sa clientèle.…
Le 1 octobre 2026
Nos autres articles à Rancourt
Boucherie Husson
Brouvelieures
Comme chaque année, la Chambre d'Agriculture des Vosges récompense et labellise les meilleurs produits du…
Le 29 septembre 2022
1000 cafés
Girancourt
13Orange propose des ateliers numériques collectifs et gratuits à la suite de la convention avec…
Le 13 juin 2021
Bellefontaine
Bellefontaine
Vous êtes déjà allé dans une salle de théâtre ? Vous avez déjà pris le…
Le 6 février 2020
Rancourt
L’algue qui contient de 55 à 70 % de protéines devrait, pour la première fois…
Le 31 janvier 2016