Faire réparer au lieu de jeter : une adresse unique pour L’Expert de la machine à coudre et Le Fil Noir à Thaon-les-Vosges

En deux ans, l’adresse de Jérémy Menweg est devenue un incontournable. Une communication ciblée, des marques reconnues, une forte présence sur les réseaux sociaux et des tutoriels sur YouTube ont touché les passionnés, mais aussi un public convaincu par la nécessité de réparer et de faire soi-même. Expert en réparation et entretien de machines à coudre, il s’associe à Guillaume Noirot, réparateur de petit électroménager et sa structure Le Fil Noir. Une association qui a du sens.

Thaon-les-Vosges

L’Expert de la machine à coudre

Le Fil Noir

Rédacteur 100 % Vosges

Rédigé par Francoise Fontanelle

Le 6 octobre 2026

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Jérémy Menweg, depuis juin vous formez avec Guillaume Noirot, un tandem qui favorise la réparation. Peut-on revenir sur le début de cette aventure, qui remonte à deux ans seulement ?

Il y a deux ans, j’ouvrais mon premier magasin de vente et réparation de machines à coudre et des produits de petite mercerie dans cette même rue à Thaon-les-Vosges. Mais je me suis bientôt trouvé à l’étroit et j’ai dû déménager dans une boutique plus grande, toujours avenue des Fusillés. En créant ce commerce je voulais rebondir après la fermeture de Wismer à Épinal. Cela a tout de suite fonctionné, car il y a peu d’endroits où l’on peut faire réparer sa machine à coudre dans la région. Les gens viennent de Montbéliard, Lunéville ou encore Strasbourg pour me confier leur machine.

Coudre redevient tendance, on le voit sur Facebook, notamment chez les jeunes qui récupèrent des machines à coudre pour réparer leurs vêtements par conviction et pour faire des économies. La boutique est également fréquentée par les étudiants du Pôle mode et métiers de la couture situé au Lycée Émile Gallé à Thaon. Ils viennent se renseigner sur les machines neuves et d’occasion, et trouver des fournitures.

Trouver des machines à coudre d’occasion est courant ?

Cela arrive régulièrement, mais dès qu’une annonce paraît sur les réseaux sociaux, la machine est vendue dans l’heure. Je conseille aux personnes que la seconde main intéresse, de venir nous en parler et de s’inscrire.

Peut-on tout réparer ?

Tant que j’ai des pièces disponibles, je peux sauver des machines de toutes les époques. La semaine dernière, Guillaume a changé le moteur d’une machine qui fonctionnait sur du 110 volts. Je restaure également de vieilles machines Singer à pédale. On ne m’a pas encore fait la demande, mais il est également possible de les motoriser. Lorsque les pièces ne sont plus accessibles chez les fabricants et les réseaux spécialisés, on a encore la possibilité de les fabriquer avec une imprimante 3D, si bien que rares sont les machines destinées au rebut.

Est-ce que le métier de réparateur s’apprend ?

Il n’y a pas d’école. C’est en travaillant chez Wismer que j’ai appris les bases. Les machines récentes n’ont plus rien à voir avec les modèles anciens. Elles embarquent beau- coup d’électronique et des programmes pour régler la longueur du point et permettent de faire de la broderie. Alors, chaque année je pars en formation chez BERNINA.

Vous êtes vendeur exclusif BERNINA pour le département des Vosges. C’est une sacrée référence…

C’est une marque qualitative que je connais depuis longtemps. Elle est idéale pour les couturières confirmées, les passionnés de couture et de broderies, et les personnes qui travaillent les matières nobles comme le skaï, le cuir ou des matériaux plus étonnants comme le liège.

BERNINA propose également des brodeuses pour personnaliser tous types de vêtements, articles de décoration et accessoires de mode ; ainsi que des surjeteuses. Pour les articles de petite mercerie, je travaille avec des marques reconnues, comme Schmetz, Mettler, Éclair, Prym, et les ciseaux sont fabriqués en Allemagne ou au Japon.

Du matériel à découvrir pendant les cours de couture…

Je ne les donne pas personnellement… Je me contente de mettre les machines à disposition, (Rires) les cours sont proposés par Loïs, créatrice de la marque Out of Time Clothes. Les personnes qui sont intéressées, débutants ou confirmés, peuvent venir à la boutique pour avoir les informations.

En juin dernier, vous décidez de faire équipe avec Guillaume Noirot, qui a sa propre entité : Le Fil Noir. Pouvez-vous nous le présenter ? 

Guillaume était mon chef d’atelier chez Wismer. Comme moi, il a lui aussi créé son activité. C’est un MacGyver « plus, plus ». Il sait tout réparer : robots culinaires, aspirateurs robots, tondeuses pour cheveux, lisseurs, etc. Pour m’aider à gérer le flux des machines à réparer, je lui ai proposé un partenariat.

C’est une surcharge d’activité qui est à l’origine du rapprochement entre vos deux entreprises ?

Il y a un an, une soixantaine de machines à coudre à réparer sont arrivées d’un coup. Il y en avait partout dans le magasin. C’est assez habituel qu’elles arrivent par vague à une certaine période de l’année, mais étant seul, j’ai été submergé. J’ai dû fermer le magasin pendant dix jours de suite et m’y atteler jour et nuit. L’arrivée de Guillaume va me permettre de m’organiser pour être plus réactif. Désormais, là où je pouvais avoir trois mois de délais, nous sommes à deux semaines, voire trois semaines s’il faut commander des pièces.

Guillaume Noirot, quels types d’appareils peut-on vous apporter dans le magasin à Thaon-les-Vosges ?

Je prends en charge la réparation de petit électroménager. J’entretiens et rénove également des appareils pour les professionnels comme les trancheuses à jambon manuelles que des restaurateurs et des chefs étoilés m’envoient de toute la France. Je répare également les blenders, des chauffe-assiettes des restaurants vosgiens, des appareils qu’il faut savoir réparer dans l’urgence. C’est capital pour leur activité.

Le Fil Noir, c’est donc bien plus que du petit électroménager…

Avec la fermeture de Wismer, c’est tout un savoir-faire qui a disparu. Dans la réparation, il n’y a pas de limites, et les particuliers comme les professionnels peuvent m’appeler avant de venir au magasin pour avoir des renseignements pour la prise en charge d’autres types d’appareils, comme des outils de bricolage ou des appareils de lavage ou de cuis- son ou pour prendre rendez-vous s’il faut intervenir sur site.

Selon vous, Jérémy, réparer est une tendance qui va durer ?

Le pouvoir d’achat baisse et, en faisant réparer, les gens savent qu’ils font des économies directes. Lorsque je participais à des Repair Cafés, je voyais qu’il y avait un public. Il arrivait des appareils de tous types de partout. Guillaume dans son domaine et moi dans le mien répondons à un vrai besoin. Alors, associer nos savoir-faire pour être plus réactifs, mutualiser nos moyens et être mieux identifiés était forcément logique. Tout cela est possible grâce à la Ville de Thaon qui m’a accueilli et à BERNINA qui m’a fait confiance en me donnant accès à des séries limitées et des modèles spécifiques. Avant d’entrer chez Wismer, j’étais chef d’équipe dans l’industrie lourde. Et, vendre, est un métier que j’ai découvert en m’installant à mon compte. Aujourd’hui, je ne pourrais plus me passer du contact avec les gens.

L’Expert de la machine à coudre – Jérémy Menweg : 06 75 45 02 93 Le Fil Noir – Guillaume Noirot : 06 51 16 10 42
19 av. des Fusillés – Thaon-les-Vosges

Rédacteur 100 % Vosges

Article rédigé par

Francoise Fontanelle

Le 6 octobre 2026

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