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Zoom sur les boissons enrichies en électrolytes

Le 12 juin 2026 par Francoise Fontanelle
© Adobe Stock

Popularisées par le monde du sport de haut niveau et les influenceurs qui fréquentent les salles de sport, ces boissons aux couleurs fluos, en poudre ou en cachets effervescents à diluer dans de l’eau, inondent les rayons des magasins spécialisés et des pharmacies dès le début de l’été. Qu’elle est leur composition et sont-elles vraiment efficaces pour prévenir la déshydratation ?

COMPOSITION ET ALLÉGATION

Contenant des sels minéraux (sodium, potassium, magnésium et calcium) qui compensent les pertes liées à la transpiration, ces boissons promettent kyrielle de bénéfices : régulation de l’hydratation, de la tension et du rythme cardiaque, amélioration de la transformation des nutriments en énergie, de la contraction musculaire et de l’activité cérébrale pendant une activité physique prolongée et intense. Bref, d’éviter coups de chaud, coups de pompe et crampes, voire, pour certains, se remettre plus facilement d’un lendemain de fête bien arrosé…

AVERTISSEMENT

Si quel que soit leur dosage, toutes les boissons enrichies en électrolytes contiennent des glucides, elles ne doivent pas être confondues avec les boissons dites « énergisantes » qui – contenant de la caféine, des sucres rapides et des acides aminés – sont déconseillées pendant l’effort physique par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

EFFICACITÉ

Selon les conclusions de l’agence fédérale étasunienne chargée de la promotion de la santé publique, reprises par l’Inserm, les « personnes qui travaillent en plein air, exposées aux fortes chaleurs, n’ont la plupart du temps pas besoin de se supplémenter en électrolytes. Bien que recommandées pour les efforts physiques intenses et prolongés, les bénéfices de ces boissons sont sujets à controverse. Des études n’ont d’ailleurs pas montré d’effets chez des triathlètes, ni leur efficacité à prévenir l’hyponatrémie (diminution de la concentration de sel dans le sang due à une ingestion d’eau trop importante).

UNE BOISSON ANODINE ?

Pas vraiment. Marketing et réseaux sociaux aidants, les boissons sportives enrichies en électrolytes entrent dans la consommation courante. Elles sont de plus en plus souvent perçues par le grand public comme une alternative plus saine aux sodas et aux boissons énergisantes, et les ados adorent leur côté fun. Vendues en pharmacie, elles apparaissent comme une solution pratique et efficace pour se prémunir des dangers liés à la canicule, notamment pour les personnes âgées.
Une fausse bonne idée, car si ces boissons présentent potentiellement des bénéfices dans le cadre particulier d’un effort physique long et intense, leur consommation est déconseillée dans la vie courante. En effet, souvent riches en sucres ajoutés et/ou en édulcorants et en sel, leur consommation régulière peut être associée à une prise de poids et favoriser à terme l’hypertension, les maladies rénales et cardiovasculaires.

CONCLUSION

Boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau quotidiennement et avoir une alimentation équilibrée et variée permet un apport diversifié en électrolytes et suffit à maintenir un taux d’hydratation satisfaisant et un bon fonctionnement du métabolisme lors d’une activité physique et en cas de fortes chaleurs. Ainsi, un jogging matinal, un cours de yoga ou une randonnée ne justifie pas la prise de ce type de compléments alimen- taires.

L’eau reste la boisson la plus équilibrée, la plus accessible et la moins chère pour s’hydrater avant, pendant et après une séance de sport ou en cas de fortes chaleurs. Y compris pour soulager une gueule de bois…

Source : Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)

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