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La Société d’Escrime Spinalienne : 50 ans d’histoire et des ambitions intactes

Le 04 février 2026 par Adel Saoud
Elea Jouve (à droite) lors des 8es de finale des championnats de France Élite, disputés en décembre dernier
© Société d’Escrime Spinalienne

À l’aube de son cinquantième anniversaire, la Société d’Escrime Spinalienne s’apprête à vivre une année symbolique. Entre célébrations, projets structurants et résultats sportifs encourageants, le club spinalien poursuit son développement sous l’impulsion de son maître d’armes, Stéphane Jouve, en poste depuis plus de vingt ans.

L’année 2026 marquera un cap important pour la Société d’Escrime Spinalienne, qui fêtera ses 50 ans d’existence. Une échéance attendue de longue date par Stéphane Jouve, maître d’armes du club depuis 23 ans. « C’est une date symbolique, que j’avais en tête depuis longtemps. Je me disais que si j’étais en- core là en 2026, c’est que je faisais du bon travail », confie-t-il.

Une soirée anniversaire est prévue au printemps, en mai ou juin, avec l’objectif de réunir anciens pratiquants, anciens élèves et figures du club afin de retracer son histoire autour d’animations. « La date dépendra des disponibilités de chacun. Je cherche aussi des archives, notamment d’avant les années 1980, car nous manquons d’informations sur cette période », explique Stéphane Jouve.

Sur le plan sportif, Épinal continue de rayonner. La Ville a renouvelé la convention avec l’équipe de France jusqu’aux Jeux olympiques de 2028. Les Bleus seront ainsi présents une semaine par an, avec en point d’orgue, cette saison, un match de gala le 4 juin. « J’aimerais faire venir des scolaires et organiser une conférence sur le sport de haut niveau. On a la chance d’avoir de grands champions ici, il faut en profiter », souligne le maître d’armes. Une dynamique bénéfique pour les jeunes du club, alors que plusieurs tireurs spinaliens tutoient déjà le niveau international, à l’image d’Éléa Jouve ainsi que de Lola et Quentin Lucani.

Le développement passe aussi par l’ouverture à l’Europe. Le jumelage avec l’Italie se poursuit, avec une nouvelle venue prévue en septembre. Parallèlement, l’école d’escrime va multiplier les déplacements à l’étranger dès le plus jeune âge (Luxembourg, Belgique, Suisse ou Allemagne). « L’idée est de casser l’émotion d’une première Coupe d’Europe, car quand on est dans l’émotion, on n’est pas dans l’action », insiste Stéphane Jouve.

Les résultats suivent cette structuration. Chez les dames, l’équipe réalise un début de saison parfait avec cinq victoires en cinq rencontres et ambitionne une médaille nationale. Les garçons, également installés dans le top 8 français, confirment la solidité du club. « Avoir deux équipes hommes et dames dans le top 8, avec notre budget et la taille de la ville, c’est rare. Mais pour aller plus haut, il nous manque encore un homme et une femme par équipe », glisse-t-il, lançant un appel aux soutiens financiers.

La formation reste enfin le socle du projet spinalien, porté par trois valeurs fortes, réunies sous l’acronyme FER : fidéliser, entraide et respect. Un fil rouge qui se reflète aussi dans les résultats des jeunes, prometteurs chez les moins de 15 et les moins de 17 ans.

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