L’Entente Vosges Triathlon voit le jour pour porter les ambitions départementales
Sous l’impulsion du Comité départemental, l’Entente Vosges Triathlon vient d’être créée afin de rassembler les meilleurs éléments féminins du territoire au sein d’une même structure. À sa tête, Romane Boyé, 26 ans, originaire de Lerrain, incarne ce projet collectif tourné vers la performance nationale.
L’idée est née d’un constat partagé avec le président du Comité des Vosges de triathlon. Malgré un tissu dynamique, composé d’une dizaine de clubs, les formations vosgiennes peinaient à franchir un palier en compétitions par équipes. « Seuls trois clubs vosgiens parvenaient à présenter une équipe aux sélectifs en D3, et ils s’arrêtaient toujours au stade des demi-finales : jamais un club n’a atteint la finale. Le niveau est élevé, le nombre d’athlètes est limité, et pourtant il y a de très bons éléments dans les Vosges, mais répartis dans différents clubs. », explique Romane Boyé. De cette réflexion a émergé l’idée de fédérer les forces pour permettre aux athlètes de viser plus haut.
La création de l’Entente Vosges Triathlon répond ainsi à un double objectif : structurer une équipe compétitive et offrir à des triathlètes jusque-là cantonnés à des performances individuelles la possibilité d’évoluer collectivement sur la scène nationale. Elle vise également à retenir les féminines au sein des clubs vosgiens, dans un contexte où des équipes déjà engagées en D2 recherchent activement des triathlètes. « Sans cette entente, certaines auraient pu être amenées à partir, un choix que j’aurais très probablement fait moi-même si l’EVT n’avait pas vu le jour. » La section féminine a été lancée en priorité, par choix stratégique. « Chez les hommes, il y a davantage de densité dans les clubs. On voulait avancer étape par étape, respecter les délais et les contraintes de mutation. Même si certains auraient aimé que ce soit immédiat, il fallait construire sur des bases solides », souligne la nouvelle présidente, qui portera également le maillot de l’Entente en compétition.
Le processus de création s’est voulu transparent et fédérateur, avec l’envoi d’informations aux clubs puis aux athlètes concernés. « Les filles que l’on attendait sont là. On sait que le niveau de la concurrence va encore monter, mais on a clairement les moyens d’atteindre nos objectifs », affirme Romane Boyé. Dès cette première saison, l’Entente Vosges Triathlon ambitionne de se qualifier pour les finales de Division 3, aussi bien en duathlon qu’en triathlon. Un défi relevé, d’autant que le calendrier s’annonce exigeant, avec les finales de duathlon programmées le même week-end que les demi-finales de triathlon, à près de 500 kilomètres d’écart. « Il faudra trouver des stratégies d’équipe, faire des choix, écouter les envies des filles. On verra d’ici là, si on arrive déjà se qualifier pour les finales, mais l’objectif est bien d’y être. »
Je découvre ce rôle, mais il est étroitement lié au Comité. Je sais que je suis bien accompagnée
À titre personnel, Romane Boyé affiche également des ambitions élevées. Formée dès le collège via l’UNSS, passée par les clubs de Vittel, Metz – où elle a goûté à la D1 en duathlon – puis Raid Évasion Azimut depuis 2018, la Vosgienne possède un solide palmarès, marqué notamment par une 13e place aux championnats de France jeunes de duathlon, des victoires sur les triathlons de Gérardmer (distance S en cadette) et d’Épinal en juin dernier, ou encore une 7e place scratch sur le triathlon distance olympique de Gérardmer. Cette saison, elle visera les podiums régionaux avant les championnats de France, avec un objectif de top 30 en duathlon à Troyes, et un retour en tant qu’athlète sur les championnats de France de triathlon qu’elle n’avait pas pu disputer l’an dernier car elle était membre active dans l’organisation.
Entraîneure et chargée de développement à Raid Évasion Azimut, conseillère technique départementale au Comité des Vosges, Romane Boyé évolue déjà au cœur du dispositif local. « Tout est lié. Il y a énormément d’actions à mener avec tous les publics, en lien avec la ligue Grand Est. C’est ce qui rend le projet passionnant », confie-t-elle. Si la présidence de l’Entente représente une nouvelle étape, la jeune femme se sait entourée. « Je découvre ce rôle, mais il est étroitement lié au Comité. Je sais que je suis bien accompagnée. »
Avec l’Entente Vosges Triathlon, le département se dote d’un outil pour franchir un cap sportif et offrir à ses meilleurs athlètes une véritable dynamique collective, tournée vers les joutes nationales.
