Benoit Gandolfi lors de son record du monde de l'Everesting, en août dernier, en 8 h 54.
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Gravir l’Everest à Gérardmer, impossible ? Non, pas pour le grand spécialiste vosgien de la course en montagne Benoit Gandolfi, qui s’est symboliquement hissé cet été sur le toit du monde (8 848 mètres) en avalant 36 fois la montée de la piste du Tétras à la Mauselaine. Et ce, dans un temps record de 8h54’47’’ ! Un exploit suivi d’une belle 4e place en Coupe du Monde de kilomètre vertical le 10 septembre qui le propulse au 2e provisoire rang du classement général. Verbatim.

Benoît, revenons d’abord sur votre exploit réalisé le 28 août dernier sur l’Everesting Run qui consiste à gravir l’équivalent du plus haut sommet du monde le plus rapidement possible …

Benoit Gandolfi Il fallait tenir 11’ à la montée. J’ai réussi à rester à un niveau performant, même si au bout de 6-7 h j’ai eu un coup de mou. J’ai tiré les leçons de mon échec sur la tentative de record du monde de dénivelé positif en 24 h (août 2020, ndlr). En plus il y avait pas mal de copains, des familles, des spectateurs. Ç’a été une réussite sur tous les plans qui appelle d’autres projets.

Pouvez-vous nous dire lesquels ?

B. G. Cet Everest c’était une première étape, l’an prochain je ferai sans doute une 2e étape, je ne sais pas encore sous quelle forme, pourquoi pas un défi sur 10, 12 ou 14h mais quasiment que de nuit, à ski, ou à pied ou les 2. D’ici 2 ans j’aimerais revenir sur les 24 h, qui est vraiment un défi qui me tient à cœur, avec des armes et des compétences en plus et mettre tout en œuvre pour le réussir.

Par ailleurs, vous réalisez une saison très probante en kilomètre vertical…

B. G. Oui c’est vrai. Je fais 3e aux Championnats de France à Val d’Isère, c’était l’objectif majeur. La Coupe du monde est réduite cette année à des courses européennes, sur 3 manches. J’ai commencé fin juillet avec une 13e place et en septembre, j’ai fait 4e, prenant la 2e place provisoire du général ! Je vais tenter d’être à la lutte pour jouer les premiers rôles lors de la grande finale le 29 octobre.

Enfin, quel est l’avenir du Ceramiq Vertical Vosges Challenge que vous aviez lancé en 2019 ?

B. G. La première saison avait suscité beaucoup d’engouement avant la Covid avec près de 200 participants. J’ai eu envie de le relancer au début de la saison, malheureusement ça ne s’est pas fait. Mais j’ai de nouvelles traces, de nouvelles idées, beaucoup de sollicitations. On va laisser passer l’hiver et j’espère bien pouvoir proposer une saison 3 avec de nouvelles choses, remaniée, en 2022 !