Le kayakiste Mathieu Bazizzo, champion de France de slalom.
© Armelle Courtois
- Publicité -2

Après plusieurs saisons à contre-courant, le kayakiste spinalien Mathieu Biazizzo a retrouvé des couleurs et des sensations au meilleur moment pour aller chercher un 4e titre de champion de France de slalom le 23 avril dernier. Remplaçant de Boris Neveu pour les Jeux Olympiques de Tokyo cet été, il veut voir plus loin avec les Mondiaux en point de mire. Entretien.

Quel sentiment prédomine après votre titre décroché à Vaires-sur-Marne le mois dernier ?

M.B. – Je suis forcément heureux d’autant que j’ai tout de suite pu enchaîner sur la préparation aux championnats d’Europe. Ce qui me fait le plus « kiffer », c’est de pouvoir reprendre part aux courses internationales sur la durée. Après une année quasi blanche, on va peut-être avoir une saison complète, c’est très excitant ! Mon dernier championnat du monde remonte à 2017.

Qu’est-ce qui vous a permis de revenir au premier plan après plusieurs années difficiles ?

M.B. – Ces dernières années je me suis posé beaucoup de questions, beaucoup trop, et je n’ai pas réussi à garder une ligne directrice, avec beaucoup de changements d’entraineurs. Le club (GESN) a senti que j’avais besoin de lui et je me suis rapproché de mon entraîneur de jeunesse, Manu Del Rey. On a toujours eu une relation qui fonctionne bien, sans accroc et ça a eu un effet positif.

Ce retour au bercail peut-il avoir un prolongement dans la durée ?

M.B. – C’est en cours de réflexion. A Epinal, j’ai retrouvé un équilibre, j’ai bien profité de ma famille. Faut-il que je retourne avec Manu dans la durée ? Ce sera pris en compte dans ma décision. Mais je ne veux pas me précipiter. Il y a Paris 2024 qui arrivera vite, avec le bassin de Vaires-sur-Marne, qui est comme celui de Pau plus motivant que celui d’Epinal, en centre-ville, à l’heure actuelle.

Quels seront vos principaux objectifs dans les prochains mois ?

M.B. – J’ai de grosses ambitions. On a toujours en France l’une des équipes les plus fortes en kayak slalom et j’ai bon espoir. J’ai retrouvé un niveau international, je veux remporter des médailles en coupe du monde et en championnat du monde. L’objectif, c’est même d’être champion du monde.