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Rallye Vosges Grand-Est – Éric Mauffrey : « On a un très beau terrain de jeu dans les Vosges »

Le 07 juin 2022 par Stephane Magnoux
La saison passée, Kévin Bronner (à gauche) et Éric Mauffrey s’étaient classés 6e du Rallye Vosges Grand-Est.
La saison passée, Kévin Bronner (à gauche) et Éric Mauffrey s’étaient classés 6e du Rallye Vosges Grand-Est.

Multiple vainqueur du Rallye Vosges Grand Est, le local Éric Mauffrey sera encore l’un des pilotes à suivre le deuxième week-end du juin sur les spéciales tracées autour du lac de Gérardmer. Au volant de sa Skoda Fabia, le sexagénaire compte bien faire parler toute son expérience sur des routes qu’il connaît comme sa poche.

Eric Mauffreay, que représente le Rallye Vosges Grand-Est pour vous ?

C’est un moment particulier pour tous les pilotes lorrains. C’est important d’avoir un rallye dans sa région, d’autant plus en championnat de France. Il a changé de dénomination et d’équipe organisatrice au fil du temps mais c’est toujours une aussi belle épreuve. Ce n’est pas le rallye auquel j’ai le plus participé mais il y en a eu un paquet ! Avant, il se déroulait en octobre ou novembre. Depuis que le rallye a lieu en juin, on a surtout des éditions sèches. Dans la région, quand tu chopes la pluie, ça peut vite devenir compliqué. Les routes sont étroites, on peut vite aller dans les cordes et ramener de la boue sur la route. Cela rend les spéciales piégeuses et difficiles.

Votre connaissance des routes vosgiennes est-elle un gros avantage ?

Cette notion est moins importante que par le passé. Les jeunes pilotes travaillent beaucoup les spéciales en vidéo. C’est l’évolution de notre discipline. Ils n’ont pas de surprises quand ils arrivent sur la course. Ils connaissent aussi bien voire mieux certaines spéciales que moi. Quand il y a une nouvelle spéciale, je ne passe pas ma vie à regarder des vidéos. Avec les pilotes de ma génération, on n’a pas ça dans les gènes. Tous les jeunes de moins de 35 ans sont à fond sur les vidéos. Ils ont à peine terminé un rallye qu’ils sont déjà sur les vidéos du suivant. J’ai beau avoir dix ou quinze participations de plus que les jeunes pilotes, je n’ai pas d’avantage particulier dans les faits.

Quel regard portez-vous sur les deux manches du championnat de France auxquelles vous avez participé cette saison* ?

On était cinquième du classement général après ces deux manches. Je ne peux pas rougir de mes performances mais il faut que j’aille en chercher plus et être plus incisif. Je me rends compte que, même si on a beaucoup d’expérience, il faut toujours se battre pour aller chercher la performance. Comme dans tous les sports, on ne peut pas se reposer sur ses acquis. 

Mi-mai, vous avez fait l’impasse sur la troisième manche à Antibes. Pour quelles raisons ?

C’est lié à mon activité professionnelle. Il y avait trop d’évènements qui allaient s’enchaîner. Je ne pouvais pas me permettre de m’absenter. Dès cet hiver, j’avais décidé de faire l’impasse sur les courses en mai. Cela sera le grand écart puisque je n’aurai pas couru depuis le Rallye Rhône-Charbonnières fin avril au départ du Rallye Vosges Grand Est. J’espère qu’on pourra faire de bons essais pour se remettre dans la voiture. 

Le parcours avait été revisité la saison passée. Qu’en aviez-vous pensé ?

Je ne pense que du bien de ce Rallye Vosges Grand Est. On a un très beau terrain de jeu dans les Vosges. Quelles que soient les routes qu’on prend, ce sont toujours de très belles routes. Elles sont naturelles et techniques. Quand Karine (Hot, la présidente du comité d’organisation) change le tracé, c’est pour explorer de nouvelles routes qui ont toujours le même attrait. Un changement sur le Rallye Vosges Grand Est, ce n’est jamais moins bien. En tournant autour de Gérardmer, on est au cœur du massif vosgien. On peut faire évoluer le tracé sans amputer l’intérêt du rallye. 

*9e du Rallye Touquet – Pas-de-Calais et 8e du Rallye Rhône – Charbonnières.

Le chiffre : 6 !

Éric Mauffrey a inscrit à six reprises son nom au palmarès du Rallye Vosges Grand-Est, ou son équivalent. La série avait débuté en 1991. Elle est poursuivie en 2000, 2001, 2003, 2005 et enfin 2016. Cette année-là, le pilote vosgien était associé à Kévin Bronner, au volant d’une Peugeot 208 T16. C’est ce même duo, sixième la saison passée d’une épreuve remportée par Yoann Bonato et Benjamin Boulloud, qui s’élancera à l’assaut de l’édition 2022 du rallye.

37e Rallye Vosges Grand Est
Du jeudi 9 au samedi 11 juin
Gérardmer
www.rallyevosgesgrandest.com

  • jeudi 9 juin : essais et shakedown
  • vendredi 10 juin : ES1 et ES3, La Vologne (23,5 km) ; ES2 et ES4, Le Haut-du-Tôt (14,12 km), ES 5 (Gérardmer – La Mauselaine (0,86 km)
  • samedi 11 juin : E6, ES9 et ES 12, Corcieux (20,39 km), ES7 et ES10, Hurbache-Moyenmoutier (9, 92 km), ES8 et ES11, Pays d’Ormont (24,71 km).
  • Distance totale : 604,43 km dont 206,23 km en 12 spéciales.

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