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Paracanoë : le Spinalien Abel Aber lance ses mondiaux avec ambitions

Le 26 mai 2022 par Jordane Rommevaux
Abel Aber lance sa saison internationale de paracanoë, ce week-end en Pologne.
Abel Aber lance sa saison internationale de paracanoë, ce week-end en Pologne.
© Jordane Rommevaux

Abel Aber n’a peur de rien et l’homme est ambitieux. Boxeur émérite, il a décidé de se focaliser sur le canoë-kayak, avec l’ambition non dissimulée de participer aux Jeux Paralympiques de Paris 2024. Rencontre avec cette force de la nature, mentale comme physique licencié au GESN, à la veille de sa première Coupe du monde en Pologne.

Abel, félicitations pour votre qualification en équipe de France de para-canoë, il y a quelques semaines. C’était votre objectif principal cette saison ?

Abel Aber – Merci. Oui, j’ai fait un gros travail à la suite de mon dernier stage de novembre où je devais gagner des secondes dans ma navigation pour être compétitif. Et j’ai rempli l’objectif car les chronos sont bien passés et je me suis qualifié dans l’équipe.

Pouvez-vous revenir sur ces piges ? Comment les avez-vous abordés ?

L’objectif, c’était d’être dans les tops et que je mette toutes les cartes de mon côté pour remplir obtenir cette place en équipe de France, en réalisant le meilleur chrono possible. J’ai tout donné pour appliquer les conseils et respecter le travail que j’avais fait à l’entraînement et c’est passé. J’en suis ravi !

Désormais, comment vous préparez-vous pour réussir cette saison internationale ?

J’ai déjà eu l’occasion d’être en mode « sport intense » avec la boxe. Aujourd’hui, c’est en canoë donc je dois remettre en route la machine et beaucoup travailler sur ma technique. C’est ce que je dois parvenir à réussir avec les coachs en équipe de France. On a pas mal de stages pour y parvenir, dont un qui vient de se conclure dans la région bordelaise. On est, d’ailleurs, gâté car ils sont nombreux et dans des lieux variés qui permettent de travailler efficacement et sereinement. Il faut réussir à tout coordonner pour être disponible un maximum de temps pour travailler sur ces stages.

Quelles sont vos prochaines échéances ?

Depuis quelques jours, nous sommes en Pologne pour la Coupe du monde de paracanoë à Poznan (27 et 28 mai). Il y a les meilleurs mondiaux. Et si nous faisons de bons résultats, nous pourrons nous qualifier pour les Championnats du monde au Canada, dans deux mois, mais, il faut faire top 6 mondial. Ensuite, nous enchaînerons par les Championnats d’Europe. Donc, il faudra être dans le rythme rapidement.

Ça sera votre première expérience internationale ?

Non, l’an dernier, j’ai eu l’occasion de faire une Coupe du monde au Danemark, où j’ai pu me confronter aux meilleurs et voir le niveau qui me séparait d’eux. Une quarantaine de bateaux étaient engagés dans ma discipline. Je réussis à prendre le 14e temps mondial. Un temps pas trop vilain mais qui me laisse une marge de progression. A partir de là, j’ai dû travailler fort pour intégrer l’équipe de France, en réalisant un chrono avoisinant le top 12 mondial. Et petit à petit, je dois atteindre le top 6.

Combien serez-vous pour représenter la France ?

Nous serons quatre avec le maillot de l’équipe de France. Moi et un autre dans ma catégorie et deux en kayak.

Paris 2024 arrive très rapidement, c’est dans un coin de votre tête ?

Oui, ça va arriver très très rapidement et mon projet de base est de m’inscrire dans le circuit international, monter en progression et arriver à Paris 2024 avec des ambitions. Les étapes passent les unes après les autres, il faut aller à la guerre !

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