Abel Aber vise les jeux paralympiques 2024.
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Amputé de la jambe droite en 2003, l’athlète spinalien Abel Aber, équipé d’une prothèse, a trouvé dans la boxe et maintenant le kayak handisport le moyen d’assouvir sa passion pour le sport et la performance. Lancé vers l’objectif Paris 2024, il pourrait même se prendre aux Jeux dès l’été prochain à Tokyo.

Il a appris à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Victime d’un accident de la route alors qu’il était étudiant, en 2003, Abel Aber a perdu sa jambe droite en même temps que ses rêves de carrière militaire. Mais pas question pour lui de s’apitoyer sur son sort. Quelques années plus tard, il trouve refuge dans le sport.

Sous la houlette du Galaxy Gym et de son emblématique président Jean-François Wust, il apprend à se canaliser et s’épanouit à travers la pratique de la boxe anglaise puis la boxe thaï en tant que compétiteur et éducateur.

Il fait de la promotion du sport auprès des jeunes et dans les quartiers son leitmotiv et peut encore plus s’impliquer dans ce rôle depuis qu’il a intégré l’équipe de médiateurs de la Ville d’Epinal, fin 2019. Il monte encore régulièrement sur le ring mais c’est dans une autre discipline qu’il espère briller prochainement au niveau international.

A la suite d’une détection mise en place par le Comité paralympique et sportif français, il intègre un programme de performance pour espérer participer aux Jeux 2024 en… canoë-kayak !

« La Fédération se bouge bien au niveau de l’handi-kayak et la course en ligne me convient. Il y a d’ailleurs pas mal de similitudes sur le plan physique avec la boxe », explique l’homme de 34 ans qui peut compter sur le concours du GESN (Golbey-Epinal-Saint-Nabord). Vice-champion de France de paracanoë sur 200 mètres, il progresse vite. « Il me faut gratter 4 ou 5 secondes pour être dans le top 10 mondial », s’enthousiasme celui qui parcourt actuellement la distance en 55 secondes.

Depuis quelques temps, il peut s’entraîner quasiment à plein temps sur une pirogue de 6,90 m avec un flotteur sur la Moselle, en totale autonomie. Sur sa lancée, Abel Aber veut s’ouvrir les portes de l’équipe de France. Un horizon bleu qui pourrait lui offrir une place aux Jeux de Tokyo cet été. « On ne sait jamais ce qui peut se passer ». Ce ne serait pas la première fois qu’il bouscule le destin.