Quand domicile rime avec difficile : Il existe des solutions entre le domicile et l’Ehpad

Continuer à vivre chez soi peut devenir plus compliqué avec l’âge, sans pour autant nécessiter une entrée immédiate en établissement. Fatigue, isolement, perte d’autonomie ou épuisement d’un proche aidant peuvent conduire à chercher des solutions intermédiaires. Dans les Vosges comme ailleurs, l’accueil de jour, l’habitat inclusif ou l’hébergement temporaire permettent de conserver un cadre de vie familier avec davantage d’accompagnement.

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Rédacteur 100 % Vosges

Rédigé par Adel Saoud

Le 2 octobre 2026

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L’ACCUEIL DE JOUR, UNE JOURNÉE AILLEURS, UNE VIE TOUJOURS CHEZ SOI

L’accueil de jour s’adresse notamment aux personnes âgées en perte d’autonomie ou atteintes de maladies neurodégénératives. Elles peuvent être accueillies une ou plusieurs journées par semaine dans une structure dédiée ou au sein d’un Ehpad. Activités adaptées, repas, accompagnement et échanges avec les professionnels permettent de préserver les capacités et de rompre l’isolement. Pour les proches, ces journées offrent aussi un temps de répit.

Dans les Vosges, plusieurs Ehpad proposent ce type d’accueil. À Saint-Dié-des-Vosges, le site de Foucharupt affiche par exemple un accueil de jour à la journée ou à la demi-journée, avec des tarifs différents selon le niveau de dépendance. À Thaon-les-Vosges, l’Ehpad Le Cèdre bleu dispose également d’un accueil de jour. Le transport peut, selon les structures, être organisé ou faire l’objet d’un forfait.

QUAND L’AIDANT A BESOIN DE SOUFFLER

Le maintien à domicile repose souvent sur l’entourage. Conjoint, enfant ou autre proche peuvent accompagner au quotidien, parfois jusqu’à l’épuisement. L’accueil de jour n’est donc pas seulement une solution pour la personne âgée : il permet aussi à l’aidant de dégager du temps ou simplement de souffler.

Lorsque quelques jours ne suffisent plus, l’hébergement temporaire peut constituer une autre possibilité, notamment après une hospitalisation, pendant des travaux au domicile ou lorsque l’aidant doit s’absenter. Ces solutions peuvent être envisagées avant qu’une situation ne devienne urgente.

UN CHEZ-SOI, MAIS AVEC DU COLLECTIF

Autre piste : l’habitat inclusif. Le principe est de conserver un logement privatif tout en partageant des espaces communs et un projet de vie sociale avec d’autres habitants. Il s’agit d’une alternative entre le domicile isolé et la vie collective en établissement, sans constituer un Ehpad.

La solution existe déjà dans les Vosges. Vosgelis indique avoir développé neuf habitats inclusifs dans les Vosges, à Golbey, Thaon-les-Vosges, Vagney, Neufchâteau, Saint-Dié- des-Vosges, Etival-Clairefontaine, Corcieux, Gérardmer et Saint-Nabord, pour un total annoncé de 130 places. À Épi- nal, le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) propose un habitat inclusif dans le quartier de La Vierge, ouvert gra- tuitement aux habitants de plus de 65 ans, avec des ateliers et des temps collectifs.

ET LORSQUE L’ÉTABLISSEMENT DEVIENT NÉCESSAIRE ?

Le maintien à domicile ne répond pas toujours à l’évolution des besoins. Lorsque la dépendance devient trop importante ou que la sécurité de la personne ne peut plus être assurée chez elle, l’Ehpad peut devenir la solution la plus adaptée. Les Vosges comptent 59 établissements référencés sur le portail national d’information pour les personnes âgées, mis à jour en août 2026.

L’enjeu n’est donc pas d’opposer domicile et établissement, mais de trouver, à chaque étape, la solution correspondant aux besoins de la personne et de son entourage.

Rédacteur 100 % Vosges

Article rédigé par

Adel Saoud

Le 2 octobre 2026

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