Les origines de la bande dessinée
© James Gillray / Armed heroes / Eau-forte coloriée, publiée le 18 mai 1803 / Coll. musée de l'iHistoire vivante, Montreuil
Le Musée de l’Image de la Ville d’Épinal vous invite à découvrir son exposition « L’imagerie populaire, aux origines de la bande dessinée ». Un façon de s’intéresser au passé de la BD, qui n’a pas toujours eu bonne presse et qui était qualifiée de « sous-littérature ». 

Aujourd’hui, il parait impensable de considérer la bande dessinée comme une « sous-littérature ». Pourtant, c’était bien le cas, fut un temps. Elle n’a pas toujours eu bonne presse et avait mauvaise réputation. Elle était parfois même boycottée dans les librairies. Pourtant, il semblerait qu’elle puise son succès dans les disciplines populaires qu’elle retranscrit : la caricature politique, le dessin de presse et l’imagerie. D’ailleurs, cette dernière, en mêlant dès le 18ème siècle texte et image, afin de constituer un récit continue et séquencé, ouvre très tôt la voie à la bande dessinée.

Pour cette exposition, 200 oeuvres ont été sélectionnées, issues de collections publiques et privées. Découvrez alors les historiettes « en gaufrier » typiques de l’imagerie d’Épinal aux premiers « récits en images » du Suisse Rodolphe Töpffer, alors considéré comme le père de la bande dessinée. Mais aussi les caricatures anglaises, aux histoires loufoques de Gustave Doré.. Bref, explorez les fondements de la bande dessinée grâce au Musée de l’Image !

Cette exposition accorde une place particulière à la jeunesse, vers laquelle les éditeurs français se sont rapidement tournés.  Une section est consacrées à deux grandes maisons concurrentes de la fin du 19ème siècle : Albert Quantin à Paris et l’Imagerie Pellerin à Épinal. Les deux ont alors renouvelé le genre en faisant appel à des dessinateurs de renom, tels que Steinlen, Christophe ou Rabier.

L’Imagerie Populaire aux origines de la bande dessinée
Du 16 juin au 2 janvier 
Musée de l’Image d’Épinal, 42 Quai de Dogneville