Pianiste franco-russe, entrée à l’âge de sept ans au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Katia Krivokochenko avait tous les dons et la précocité pour devenir une interprète virtuose.

Ce qu’elle confirme en 1999 avec un prix au Conservatoire, puis comme demi-finaliste du Concours Olivier Messiaen et prix spécial du jury au concours International de Barcelone.

Forte de son jeu puissant et expressif, elle a conçu un programme, de grande qualité, intitulé  » Chants migratoires « . Katia Krivokochenko explique :  » Ce programme a pour fil conducteur le voyage et l’exil, l’idée de cycle, de recherche perpétuelle d’un  » ailleurs  » idéal pour les compositeurs dont  je vais jouer les oeuvres. Gilles Carré est un compositeur que je connais personnellement, flûtiste de formation. Son langage est principalement basé sur l’émergence des motifs et de leur transformation dans des climats très poétiques.  » 

Une nouvelle salle de spectacle

Au programme donc : 32 variations en ut mineur de Beethoven, Mélodie op 3 n°3 et Barcarolle op 10 n°3 de Rachmaninov, Trois Etudes – tableaux op 33 et op 39 par Rachmaninov, Chants migratoires I et II de G. Carré, Tarentelle et Nuages gris S 199 de Liszt. De très belles promesses interprétées sur un piano à queue Steinway B. 

Ce concert tient aussi lieu d’inauguration musicale de la  » Halle de gare « , une nouvelle salle de spectacle de petite taille mais dont la programmation s’annonce déjà des meilleures.