A quelques jours de son concert à la Rotonde à Thaon-les-Vosges, 100% Vosges a rencontré Arthur H. L’artiste revient avec  » Baba love « , un album mature et audacieux où il nous livre sa poésie en musique autour de l’amour, l’art et les voyages.

 » Baba love « , c’est le titre de votre dernier album sorti en octobre 2011. Qu’avez vous voulu délivrer comme message ?

 » Baba love  » c’est l’état amoureux au début d’une rencontre, quand on n’a pas trop envie de s’expliquer et qu’on perd le sens des mots. C’est un moment où on n’a pas besoin de parler, on se sent bien, différent, on a pas envie d’expliquer. On est alors dans un rapport très direct et sensuel avec ce qu’on vit à ce moment là.

La presse encense  » Baba love « , en disant que c’est un album moins impénétrable que certains autres de votre carrière. Vous le voyez vous aussi comme un aboutissement ?

J’essaye toujours de simplifier ma musique pour être plus proche du son et de l’émotion. Ça fait aussi quelques disques que j’explore ce côté electro-rock. J’avais donc envie de quelque chose dans la même couleur qu’avant mais plus fluide, avec un son chaud, mélodique et coulant.

Mon but ultime c’est de fluidifier ma musique…

Mon but ultime c’est de fluidifier ma musique : j’espère un jour arriver à faire un album très simple et très universel. Je l’ai à l’intérieur de moi ce disque comme un rêve. Je pense que j’ai un esprit beaucoup plus compliqué que je ne le crois (rires) ! Alors ça prendra du temps de simplifier, c’est toute une histoire pour moi.

Comment vous l’avez écrit cet album ?

Je suis parti tout seul deux semaines dans les Landes et j’ai écrit les paroles, c’était très agréable. Et puis ensuite à droite à gauche, j’ai pioché des émotions au fil de rencontres. Par exemple le titre  » Le paradis il est chinois « , je l’ai écrit en sortant d’un concert de Gorillaz que j’avais adoré, ça m’avait rempli d’énergie.

Vous vous êtes entouré de nouveaux musiciens. Pourquoi avoir renouvelé l’équipe ?  Pour ne pas tomber dans la routine ?

L’idée c’est qu’il y ait quelque chose de frais et de neuf qui se passe grâce à ces nouveaux musiciens. Je me suis entouré différemment parce que j’avais envie qu’on se regarde avec beaucoup d’attention, qu’il y ait un inconnu dans l’équation. Tout simplement pour nous amener à mieux nous écouter. 

Qu’est ce que vous allez nous proposer sur la scène  de la Rotonde ? 

Il y aura plusieurs ambiances. D’abord un côté assez rock – très  » rentre dedans  » et très dansant. Puis une autre partie assez atmosphérique, une saveur à la Pink Floyd, très planante… c’est nécessaire après l’énergie du rock. Et il  y aura aussi de la comédie, des choses drôles, vous verrez !

Il y a beaucoup de duos sur cet album (Jean-Louis Trintignant, Saul Williams, Izia…), on aura droit à des invités sur la scène de Thaon ?

Pas de duos sur scène, je serai en duo avec moi-même ! Mais peut-être qu’il va se passer quelque chose, que quelqu’un va sauter sur la scène (rires) ?! 

Tarifs : de 9 à 19 euros
Renseignement / Réservations : Scènes Vosges : 03 29 65 98 58