Le poignant Nomadland à découvrir dans les salles.
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Nomadland

En recevant son Oscar de la meilleure actrice pour Three Bilboards en 2018, Frances McDormand avait déjà le regard tourné vers Nomadland, qu’elle a amené, en tant que productrice, à la réalisatrice Chloé Zhao. La cinéaste chinoise venait de tourner The Rider, western moderne et introspectif.

Avec Nomadland, adapté d’un ouvrage référence, Zhao creuse le même sillon. Il s’y raconte la quête d’une femme sexagénaire, Fern (McDormand, magistrale), contrainte de quitter la ville qui la rattachait encore à son défunt mari, après la fermeture de l’usine qui faisait vivre toute une région.

Elle se lance donc, au volant de son van aménagé, dans un périple à travers les États-Unis, au gré des missions et petits boulots qu’elle arrive à décrocher pour survivre. Un itinéraire indéfini, propice aux rencontres avec des gens qui, comme elle, ont fait ce choix de vie, comme nécessité ou pour fuir un passé douloureux.

Nouvelle métaphore du western (la communauté en transhumance), road movie ultime (rouler pour seul salut), Nomadland radiographie un pan entier de la société américaine, faite de déclassés, mis au ban de cette dernière.

Chloé Zhao n’a pas son pareil pour s’approprier les grands espaces, chargés d’Histoire et de sentiments contrariés. Comme son héroïne qu’elle filme comme elle capterait les reliefs d’une route sinueuse, que l’on découvre un peu plus après chaque virage. Le voyage est semé d’embûches. Au bout du chemin, il est libératoire.

Les fans de Marvel peuvent se réjouir : c’est à elle que le studio a confié les clés d’un de ses blockbusters les plus attendus, Eternals. Mettant en scène des personnages aux pouvoirs démesurés (puisque ce sont des dieux) et encore largement méconnus, elle aura la lourde tâche de trouver l’échelle adéquate, avec l’humilité nécessaire, pour que le public puisse se laisser séduire. Quelque chose nous dit qu’elle va certainement réussir.

Un film de Chloé Zhao. Avec Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest… 1 h 48. Sortie le 9 juin.

Bande annonce de Nomadland :

 

Le Discours

Adrien est coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa soeur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là ! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

Un film de Laurent Tirard. Avec Kyan Khojandi, Sara Giraudeau, Benjamin Lavernhe… 1 h 28. Sortie le 9 juin.

Bande annonce du Discours :

 

L’instant présent

Après une chute de cheval qui l’a plongé dans le coma durant près de dix années, Joshua revient aux écuries qu’il a si bien connues. Accueilli par Mario et Alice, il ne reconnaît rien ni personne. Durant toute cette journée, ces derniers vont tout tenter pour faire renaître quelques souvenirs dans la tête de celui dont ils ont été si proches, mais qui, aujourd’hui, semble être un parfait étranger.

Un film de et avec Florian Hessique, Martin Lamotte, Alice Raucoules… 1 h 23. Sortie le 9 juin.

Bande annonce de L’instant présent :

 

Conjuring 3 : Sous l’emprise du Diable 

Conjuring 3 : sous l’emprise du diable retrace une affaire terrifiante de meurtre et de présence maléfique mystérieuse qui a même ébranlé les enquêteurs paranormaux Ed et Lorraine Warren, pourtant très aguerris. Dans cette affaire issue de leurs dossiers secrets – l’une des plus spectaculaires – , Ed et Lorraine commencent par se battre pour protéger l’âme d’un petit garçon, puis basculent dans un monde radicalement inconnu. Ce sera la première fois dans l’histoire des États-Unis qu’un homme soupçonné de meurtre plaide la possession démoniaque comme ligne de défense.

Un film de Michael Chaves. Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Ruairi O’Connor… 1 h 52. Sortie le 9 juin.

Bande annonce de Conjuring 3 – Sous l’emprise du Diable :

 

L’oubli que nous serons

Colombie, années 1980 – Le docteur Hector Abad Gomez lutte pour sortir les habitants de Medellin de la misère. Malgré les menaces qui pèsent sur lui, il refuse d’être réduit au silence. Le destin de ce médecin engagé et père de famille dévoué se dessine à travers le regard doux et admiratif de son fils. Adapté de faits réels, L’oubli que nous serons est à la fois le portrait d’un homme exceptionnel, une chronique familiale et l’histoire d’un pays souvent marqué par la violence.

Un film de Fernando Trueba. Avec Nicolas Reyes, Javier Camara, Juan Pablo Urrego… 2 h 16. Sortie le 9 juin.

Bande annonce de L’oubli que nous serons :