Sans un bruit, le nouveau film à suspens de John Krasinski, à découvrir dans les salles.

Autant le dire tout de suite : précédé de nombreux retours positifs suite à sa présentation en festivals, Sans un bruit est bien la petite sensation du thriller d’épouvante que l’on a décrit depuis plusieurs mois. Il est tentant de ne pas trop en dire pour ne pas gâcher la découverte, tâchons donc d’en dévoiler le moins possible.

Tout juste dirons-nous que le film prend place dans un futur proche, où toute trace de civilisation semble avoir disparu. Dans ces paysages laissés à l’abandon, les survivants se cachent depuis que des créatures meurtrières sensibles au son, -aussi infime soit-il-, déciment tout sur leur passage. C’est dans ce nouveau monde qu’une famille tente de survivre, par tous les moyens.

L’une des forces du long-métrage lui-même est justement de ne pas trop en dire non plus sur le pourquoi du comment pour garder toute sa force de persuasion. Totalement immersif, Sans un bruit est un film au concept fort où la forme épouse presque entièrement le fond.

Quasi-muet (puisque les personnages ne parlent pas pour survivre et communiquent par langue des signes, traduite en sous-titres), le long-métrage joue sur les silences et les sens pour créer la tension. Et celle-ci monte en pression, en jouant sur la peur de l’inconnu(e), prêt(e) à se manifester à chaque instant.

En la matière, la scène d’ouverture (un modèle de caractérisation des personnages) s’avère glaçante. John Krasinski (devant et derrière la caméra) et Emily Blunt (sa compagne à l’écran et aussi à la ville) bouleversent. Certes, le script semble parfois provoquer certains rebondissements de manière un peu forcée et la partition musicale de Marco Beltrami, bien que très réussie, apparaît un peu trop envahissante, au risque de gâcher l’expérience. Pas d’inquiétudes, elle va vous clouer à votre siège.

Un film de et avec John Krasinski, Emily Blunt, Millicent Simmonds,… 1 h 30. Sortie le 20 juin.

Bande annonce de Sans un bruit :