Un Bon Maillot rejoint Wonderbox : la start-up vosgienne change de dimension !
Fondée en 2020 par deux Vosgiens, Louis Le Nevé et Timothé Odin, Un Bon Maillot vient d’annoncer son intégration au groupe Wonderbox. Spécialisée dans les coffrets cadeaux de maillots “mystère”, l’entité vosgienne affiche déjà 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et nourrit de fortes ambitions européennes. Un tournant stratégique majeur pour cette start-up née dans notre département. Entretien avec Louis Le Nevé.
– Pourquoi avoir choisi aujourd’hui d’intégrer le groupe Wonderbox ?
“C’est une opportunité de dingue, mais vraiment ! C’est un groupe archi solide, sain et en place depuis longtemps. On a la vocation d’accélérer sur la partie retail (vente au détail) et eux ont 15 000 points de vente partout dans le monde. On va donc bénéficier de leurs compétences, de leur connaissance et de leur expérience dans ce domaine. Ça va nous ouvrir des portes dans plusieurs pays.”
– Comment le premier contact avec Wonderbox s’est-il établi ?
“Ça fait environ un an qu’on discutait. C’est, entre guillemets, eux qui ont fait le premier pas. Ce qui est assez dingue, c’est que c’est une entreprise intergénérationnelle : tout le monde connaît ou presque. C’est un groupe français qui parle à tout le monde, que ce soit ma grand-mère ou ma petite sœur. Tout le monde a déjà entendu parler de Wonderbox !”
– Qu’est-ce que cette intégration va changer concrètement pour Un Bon Maillot dans les prochains mois ?
“La structure, la logistique, les équipes, ça ne change pas. Comme je disais, ça va être un accélérateur d’avoir les compétences et les ressources de Wonderbox à disposition. C’est un groupe qui compte dans des domaines où nous, on n’excelle pas. Donc la structure ne change pas en l’état, on a les mêmes journées qu’avant, mais là on peut avancer sur de gros dossiers. Ça va nous donner une belle capacité d’accélération.”
– Vous affichez l’objectif d’atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans : comment comptez-vous y parvenir ?
“L’enjeu, c’est le retail. J’insiste là-dessus, mais c’est vraiment ça qui va compter : notre capacité à être présents dans des milliers de points de vente européens et internationaux. Et ça passe par le physique et l’online. Typiquement, Wonderbox est présent aux États-Unis et au Canada, par exemple. Donc si nous, on peut amener notre concept là-bas, c’est fou. Ça ouvre des portes encore inespérées il y a quelques semaines. On n’aurait jamais été capables de faire ça nous-mêmes, en tout cas pas à moyen terme. Imagine si on proposait des box avec des maillots de sports US, football américain ou hockey par exemple, ce serait magnifique.”
– À titre personnel, qu’est-ce que cela représente pour toi, entrepreneur vosgien, de voir ta start-up rejoindre un groupe comme Wonderbox ?
“Je ne vais pas te mentir, c’est difficile à quantifier, car on passe par plein d’émotions. On a du mal à réaliser qu’on l’a fait. On est presque dans une forme de déni, je ne sais pas comment expliquer… On n’arrive pas encore vraiment à le palper. Mais notre feuille de route fait rêver. C’est évidemment une fierté et je pense que pour n’importe quel entrepreneur, peu importe la taille de son entreprise, c’est un accomplissement de pouvoir vendre sa boîte. C’est exceptionnel.”