Se former tout au long de son parcours professionnel
Depuis 2019, la loi qui définit les modalités de « La liberté de choisir son avenir professionnel » permet à toute personne active d’acquérir – de son entrée dans le monde du travail au premier jour de sa retraite – des droits à la formation mobilisables à son initiative et pendant toute sa vie professionnelle. Regroupés dans le Compte Personnel d’Activité, les différents outils donnent accès à des actions pédagogiques, à l’évaluation des compétences et à des accompagnements.
Le compte personnel d’activité (CPA)
Le compte personnel d’activité ou CPA est un outil destiné à aider les actifs à construire leur parcours professionnel. Il concerne tous les actifs à partir de 16 ans et tous les statuts (salariés du secteur privé, demandeurs d’emploi, fonctionnaires ou travailleurs indépendants).
> LE CPA REGROUPE :
– Le compte personnel de formation ( CPF) qui permet à toute personne active d’acquérir des droits à la formation et de les mobiliser tout au long de sa vie professionnelle.
– Le compte professionnel de prévention ( C2P) : tout actif exposé à des facteurs de risque de pénibilité dans le cadre de son activité professionnelle cumule des points. Ces points, comptabilisés dans le C2P, sont convertibles en formation, temps partiel ou retraite anticipée.
– Le compte d’engagement citoyen (CEC) qui recense les activités de bénévolat ou de volontariat. Certaines de ces activités ouvrent un droit à la formation.
> COMMENT ÇA MARCHE ?
Pour avoir accès aux informations personnalisées (droits, formations admises) et utiliser vos droits, vous devez vous connecter au site internet Mon compte formation et créer votre compte personnel. Ensuite, vous pourrez :
– Consulter vos droits acquis au titre du compte personnel de formation (CPF), du compte d’engagement citoyen (CEC) et du compte professionnel de prévention (CP2P).
– Vous faire accompagner pour construire un projet professionnel et réaliser des choix éclairés en fonction de vos compétences actuelles ou à développer, de votre parcours et de vos aspirations.
– Rechercher une formation adaptée Le site Internet du CPF recense les formations qualifiantes et éligibles au compte personnel de formation.

Le 1er octobre 2026 l’entretien professionnel devient l’entretien de parcours professionnel
Créé en 2014, l’entretien professionnel est proposé aux salarié au moins tous les deux ans et systématiquement au moment d’une reprise de poste à l’issue d’une pé- riode d’absence : congé parental, arrêt longue maladie, etc. Il est l’occasion d’informer le salarié sur ses droits et les dispositifs de formation. De son côté, tous les 6 ans, l’employeur est tenu de faire un état récapitulatif du par- cours professionnel de ses salariés dans le cadre d’un entretien professionnel de bilan ou d’état des lieux. Un dispositif qui évoluera à partir du 1er octobre 2026.
DE NOUVELLES RÈGLES POUR MIEUX ACCOMPAGNER LES CARRIÈRES
> Transformer un rendez-vous administratif en un outil de gestion des carrières.
La volonté : proposer un dispositif plus inclusif pour prévenir les ruptures de parcours et valoriser l’expérience des employés les plus âgés mais aussi anticiper les transformations de l’emploi en soutenant les mobilités internes et en accompagnant la montée en compétences.
> Une nouvelle périodicité L’entretien de parcours professionnel sera organisé dans l’année suivant l’embauche de chaque salarié, puis tous les quatre ans pour les salariés toujours en poste dans l’entreprise. Un état des lieux récapitulatif aura lieu tous les huit ans, contre six aujourd’hui.
> De nouveaux entretiens spécifiques pour anticiper la seconde partie de carrière.
• Le premier devra être mené dans les deux mois suivant la visite médicale de mi-carrière (dans l’année des 45 ans du salarié). Il permettra d’aborder la prévention de l’usure professionnelle ; l’adaptation et l’aménagement des missions et du poste de travail, ainsi que les perspectives de formation, mobilité et reconversion.
• Le second, effectué dans les deux ans précédant les 60 ans du salarié, portera sur le maintien dans l’emploi et les aménagements possibles de fin de carrière : retraite progressive ou passage à temps partiel, par exemple.
> Un entretien plus qualitatif et plus de rigueur
• Les entreprises de moins de 300 salariés pourront faire appel à leur opérateur de compétences (OPCO) ou à un organisme externe pour organiser ces entretiens. Quant aux salariés, il pourront mobiliser un conseiller en évolution professionnelle (CÉP) pour préparer leur rendez-vous.
• Désormais les employeurs devront consigner (dans leur base de données économiques, sociales et environnementales) un bilan des formations et reconversions réalisées à la suite des entretiens.
En cas de manquement, les entreprises de plus de 50 salariés s’exposeront toujours à un abondement correctif du CPF du salarié.
Cet article est à retrouver dans notre magazine Demain se prépare aujourd’hui !