L’alternance, se former en travaillant
Du CAP à la licence pro, de plus en plus de cursus sont accessibles en apprentissage. Avec plus d’un million d’apprentis, l’alternance est une véritable voie d’excellence qui mobilise entreprises, centres de formation et pouvoirs publics.
L’alternance (apprentissage) est un sys- tème de formation qui consiste à alterner des périodes d’enseignement théorique dans un établissement de formation (lycée, CFA, IUT, université,…) et des périodes de mise en pratique dans une entreprise dont il est salarié. Le principe de l’alternance se retrouve dans deux statuts de formation qu’il faut distinguer.
LE STATUT D’APPRENTI EN FORMATION INITIALE
La formation par contrat d’apprentis- sage vise avant tout à l’acquisition d’un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique (CAP, bac professionnel, BTS, BUT, licence professionnelle, master professionnel) ou un titre à finalité profes- sionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Le statut d’apprenti est ouvert :
> aux jeunes de 16 à 29 ans révolus, dans la continuité de leur scolarité,
> aux personnes de 30 ans et plus qui pré-parent un titre supérieur à celui qu’ils ont déjà obtenu,
> aux travailleurs handicapés ainsi qu’aux personnes ayant un projet de création/reprise d’entreprise,
> aux sportifs de haut niveau.
Les aides pour les apprentis
Percevant un salaire, les alternants ne peuvent être boursiers. En revanche, ils bénéficient : de la prime d’activité, l’aide au logement, l’aide au paiement du loyer Mobili-Jeune, l’aide à l’installation Mobili- Pass et les aides des Régions.
LE STATUT DE SALARIÉ EN FORMATION CONTINUE
La formation par contrat de professionnalisation vise l’obtention d’une qualification professionnelle : un titre ou un diplôme enregistré au RNCP. Ce statut relève donc de la formation professionnelle continue et non de la formation initiale. Il s’adresse en priorité aux jeunes sortis du système éducatif sans qualification et à ceux qui veulent compléter leur formation initiale pour faciliter leur insertion professionnelle : les salariés de 16 à 25 ans révolus, les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, les bénéficiaires du RSA, le l’ASS ou de l’AAH ainsi que les personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.
L’APPRENTISSAGE EN 2026
Dans un communiqué de presse du 26 décembre 2025, le ministère du Travail a précisé : « Dans le contexte de l’absence d’adoption de la loi de finances pour l’année 2026, l’aide pour les employeurs embauchant des apprentis ne pourra à partir du premier janvier 2026, s’inscrire que dans le cadre légal fixé par le code du travail. »
Ainsi, l’aide de 5 000 € sera réservée aux entreprises de moins de 250 salariés pour l’embauche d’un apprenti préparant une certification reconnue aux niveaux 3 et 4, bac ou en-deçà (CAP, BEP, BP et certains certificats). En revanche, les aides pour une alternance en école de commerce ou en Licence et Master ne sont pas maintenues pour le moment. L’aide de 6 000 € sera maintenue pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap et sera cumulable avec les aides spécifiques qui leurs sont destinées.
À noter : le projet de loi de finance 2026 prévoit la baisse de l’enveloppe des aides, mais aussi une baisse des salaires des apprentis avec la suppression de l’exonération des cotisations salariales sur les salaires perçus, ainsi que la suppression de l’aide financière de 500 € au permis de conduire.
Nota : la reconversion, ou promotion par alternance (Pro-A), est un dispositif différent du contrat de professionnalisation. Il s’inscrit en complément du plan de développement des compétences de l’entreprise et du Compte personnel de formation (CPF) du salarié. (cf p.58).

Cet article est à retrouver dans notre magazine Demain se prépare aujourd’hui !