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LÉZARDS CRÉATION Remiremont : Plus de 300 projets de communication pour les acteurs du territoire

Le 03 mars 2026 par Francoise Fontanelle
Le 3 décembre dernier, LÉZARDS CRÉATION fêtait ses 15 ans d’activité. Pour célébrer cette aventure entrepreneuriale et humaine, l’équipe avait réuni plus de cent clients et chefs d’entreprise pour un « Apéro Typo » géant à La Souris Verte à Épinal. Au programme, de la convivialité, des thématiques d’actualité et des invités spécialisés dans l’IA, la réalité augmentée et le juridique pour en parler.
© LÉZARDS CRÉATION

Chaque agence de communication possède sa propre atmosphère. À Remiremont, chez Lézards Création, c’est d’abord un silence studieux et des sourires qui éclosent derrière les écrans. Puis les premiers mots échangés fusent pour former un dialogue qui s’enrichit à mesure que les idées se mettent en synergie, faisant place au sens, à l’enthousiasme et au partage.

Les trois cogérants – Alain Blaise, responsable marketing, Matthieu André, développeur web et Guillaume Roussel, graphiste et fondateur de l’agence – s’expriment sur leur vision de la communication, leur ancrage territorial et l’avenir de leurs métiers.

Coup d’œil sur les prises de vues réalisées dans une ferme du Limousin pour l’affiche 2025 du SIA Paris.

LÉZARDS CRÉATION

Matthieu – Lézards Création ce sont neuf opérationnels : graphistes, développeurs, marketers et chefs de projets. Dix avec Yannick Antoine, co-fondateur et associé. Et bientôt douze car, nous allons accueillir une stagiaire et un alternant.

VOS SUCCÈS RÉCENTS

Matthieu – En 2025, Comexposium, le plus grand organisateur de salons en France, nous a confié la création d’un nouveau concept pour la campagne 2025 du Salon International de l’Agriculture. Et cette année, nous avons remporté l’appel d’offres pour la refonte du logo de la Foire Internationale de Paris.

Guillaume – À l’origine de ces projets, il y a le territoire. Notre partenariat avec l’Infernal trail nous a fait connaître de Playground Event – un des plus gros organisateurs d’évènements sportifs basé à Paris. Il nous a recommandés à Comexposium, ce qui nous a permis de participer à l’appel d’offres, après avoir été présélectionnés.

CE QUI A FAIT LA DIFFÉRENCE

Alain – Le budget étant imposé, ce qui a fait la différence, c’est l’approche créative que nous avons proposée : une approche très orientée terroir et territoire.

Guillaume – Ils attendaient une campagne en rupture avec les visuels précédents, faire participer une agence basée dans les Vosges, répondait clairement à cette volonté de rupture.

Alain – Nous avons transformé leur brief en quelque chose de simple, quand les autres agences avaient tendance à intellectualiser l’objectif de communication. On voulait sortir du carcan de la vache égérie « carte postale » pour proposer quelque chose de plus authentique en présentant une version avec la vache et son éleveur. Les trois versions d’affiche ont été acceptées.

Guillaume – Nos présentations sont toujours très argumentées. C’est un de nos points forts.
A priori, c’était moins le cas dans les projets proposés par les autres agences. Chaque forme, chaque couleur, chaque typographie doit se justifier.

LE DOSSIER FOIRE DE PARIS

Matthieu – L’appel d’offres concernait la refonte du logo, qui n’avait pas été actualisé depuis 15 ans, et la conception de l’affiche officielle. Ils ont eu un coup de cœur pour notre logo, et un second pour l’affiche proposée par une autre agence. Difficile de trancher, alors ils ont en coupé l’appel d’offres en deux. C’était important pour nous de confirmer notre coup d’essai avec le SIA Paris. Cela veut dire que ce n’était pas un coup de chance.

L’équipe dédiée au projet Foire de Paris.A

ENVIE D’ALLER PLUS HAUT ?

Alain – Ces deux projets montrent que la qualité de notre travail est reconnue à l’échelle nationale. Mais notre réalité reste avant tout territoriale.

Matthieu – Nous y sommes attachés car l’agence a grandi en même temps que ses clients. Ceux qui étaient encore au début de leur aventure sont devenus de belles entreprises que nous continuons à accompagner sur des enjeux de communication, eux aussi toujours plus grands.

Guillaume – La confiance est telle avec nos clients que leur culture d’entreprise s’exprime pleinement dans les projets que nous réalisons pour eux, car nous en faisons un peu partie, en quelque sorte… Je serais capable de vendre leurs produits !

LÉZARDS AUJOURD’HUI

Matthieu – Nous proposons trois grands champs de compétence. La compétence graphique qui a trait à tout ce qui est identité visuelle et support print. C’est par elle que l’histoire de Lézards Création a démarré. Il y a aussi le développement, avec la création de sites web qui requiert des compétences techniques très pointues. Et, depuis notre fusion avec Alain et son agence (Projekteur) en 2023, nous avons intégré la stratégie marketing et l’achat d’espace nécessaire à la visibilité client.

Alain – Ce que j’ai trouvé riche, en arrivant avec mes clients, c’est de voir certains qui, découvrant les compétences de Lézards, ont décidé de s’engager dans une communication 360°.

Guillaume – De notre côté, avec l’arrivée d’Alain, nous avons pu boucler la boucle et accompagner les clients de Lézards orientés création graphique et site web, vers de la stratégie globale. Depuis, au-delà de savoir qui est le client, la question qui prime, c’est de savoir qui sont les clients de notre client.

VOTRE MEILLEURE CARTE DE VISITE

Alain – Une agence de com’ ne se choisit pas sur catalogue, mais par affinité avec un projet. On vient chez Lézards Création, soit par recommandation, soit parce que l’on a aimé un site que nous avons réalisé. Très peu en effectuant une recherche sur Google.

Matthieu – Les sites Internet qui nous ont rapporté le plus de flux, ce sont ceux que nous avons réalisés pour le domaine culturel : La Souris Verte et l’Infernal Trail. Ces deux axes, culturel et territorial, ont vraiment contribué à notre notoriété.

VOTRE SINGULARITÉ

Guillaume – Au fil des années, nous avons développé une approche humaine de notre relationnel client. Cette implication plaît beaucoup. Comme je le disais, nous préférons le « mieux » au « plus », et l’élargissement de nos capacités vers une communication 360° s’inscrit dans cette logique. Il y a quinze ans, dans les Hautes-Vosges, pour les entreprises qui avaient des vrais savoir-faire, la com’ était loin d’être un sujet. Il a fallu porter leur communication en autonomie, avec suffisamment de proximité et de respect pour parler d’eux comme s’ils l’avaient fait eux-mêmes.

Alain – Quand je suis revenu dans les Vosges il y a huit ans, après avoir travaillé pendant vingt ans à Lille pour de grands groupes comme Décathlon, les entreprises locales étaient encore très réticentes envers la culture digitale. Pour autant, je percevais une curiosité et une envie de s’y mettre, car toutes étaient conscientes que le train allait passer et qu’il fallait être dedans.

Demain, il faudra être considéré par l’IA comme une agence sérieuse. 

Guillaume – Alain, Josselin et Matthieu sont des profils qui sont allés faire leurs armes ailleurs et ont ramené dans leur bagage des façons de voir plus matures, qui n’existaient pas encore sur le territoire, tout en connaissant sa culture et son fonctionnement. Ça a été un véritable atout.

LES CONSOMMATEURS DEMAIN

Alain – Demain, on aura d’un côté des gens qui vont aller vers des modes de consommation extrêmes et de l’autre des gens qui n’y adhéreront pas du tout.

Matthieu – Moi, j’imagine un jeune, le portable à la main, en train de demander à ChatGPT : « J’ai besoin d’un t-shirt blanc en coton. Trouve-moi le meilleur vendeur et achète-le moi. » Cette commande vocale est tout à fait plausible et dans très peu de temps, tout comme « Quelle est la meilleure agence pour faire un site web ? » Demain, il faudra être considéré par l’IA comme une agence sérieuse.

Guillaume – Je partage complètement cette vision. La principale difficulté, demain, sera de concilier le « tout IA » et la personne qui dira « Moi, c’est impossible que j’achète un t-shirt qui ne soit pas local et compensé carbone. » Nous devrons être capables de communiquer sur des sites radicalement différents et savoir, entre un site e-commerce ou des plateformes de marché qui ont un énorme flux de visiteurs, lequel sera le plus pertinent…

LÉZARDS CRÉATION DEMAIN

Guillaume – Dans les faits, on est passé d’une communication orientée support à une communication orientée méthodologie. Aujourd’hui, notre métier consiste à conseiller notre client – en fonction de qui il est, de ses produits et de ses clients – sur une stratégie de déploiement via du digital, de l’IA ou quelque chose qui n’existe pas encore…

Alain – Je pense que les métiers de l’agence sont arrivés à un moment charnière et qu’il est nécessaire de prendre des virages. À cause de l’IA, mais aussi de sujets comme la souveraineté et les questions liées à la stratégie et à la sécurité. Une agence qui restera un peu trop « traditionnelle » a du souci à se faire à moyen terme.

Il y a vingt ans, on a dit qu’Internet allait « tuer » tout le monde. Les entreprises qui n’ont pas pris le virage ont effectivement disparu. C’est le cas de La Redoute qui est passée de 6 000 à 300 salariés. Pourtant, en inventant la vente à distance, avec les 3 Suisses, elle avait posé les bases de tout le marketing moderne.
Il faut donc être capable de se réinventer pour répondre à l’enjeu humain : travailler avec qui, comment recruter ? On peut aussi travailler avec de l’IA souveraine en optant pour Mistral IA plutôt que ChatGPT, ou l’IA « verte ». C’est sur ces questions que nous menons une réflexion afin d’apporter des solutions et des outils de communication modernes à nos clients. L’IA est sans doute une solution pour de nombreux besoins, problèmes ou questions. Mais elle doit aussi faire l’objet d’une réflexion sur l’éthique de son usage.

Guillaume – La question est de savoir en quoi l’IA peut faciliter le travail d’un client. On peut très bien fabriquer des escaliers traditionnels en utilisant des outils modernes et, pourquoi pas, simuler un projet grâce à l’IA, sans que cela supprime les compétences des menuisiers.

Matthieu – En tant que développeur, je m’en sers tous les jours. Or je ne pense pas que des gens comme moi allons révolutionner la pratique de l’IA. En revanche, on peut avoir de bonnes idées pour la mettre en place à bon escient, en gardant en tête que c’est l’idée qui doit guider le projet et non l’outil IA.

Dans quelques semaines, nous allons organiser un séminaire lors duquel, nous allons dégager les grands axes et les directions à prendre à l’horizon 2030. Il y a de nombreuses thématiques à aborder, dont l’IA bien sûr, mais aussi la simplification de l’offre, la sécurité, la question de la souveraineté et de l’éthique.

LÉZARDS ET LE GENRE HUMAIN

Matthieu – Nous soutenons beaucoup d’associations et d’initiatives qui font vivre notre territoire via des partenariats. Nous sommes également sensibles à l’impact de l’agence en termes d’employabilité lorsque nous accompagnons nos clients, et lorsque nous recrutons. Nous accueillons des alternants dans l’esprit de faire un pari sur l’avenir et de les conserver dans l’entreprise. La plupart des per- sonnes avec qui nous travaillons sont là depuis six à sept ans. C’est assez rare, surtout dans le domaine de la communication. L’idée n’est pas d’aspirer leur créativité jusqu’à l’épuisement, mais réussir à nourrir leur créativité et leur envie. .

Alain – On parle beaucoup de la Gen Z, une génération qui est en rupture avec l’idée de s’investir à vie dans une entreprise, et qui cherche à profiter le plus possible de son temps hors-entreprise. Pourtant, dans le même temps, il faut reconnaître que ces jeunes ont envie d’être fiers de ce qu’ils font.

Guillaume – C’est pour répondre à ce besoin que, dès 2015 nous avons instauré le rythme de travail de quatre jours par semaine. Cela permet à chacun d’avoir un vrai break pour se ressourcer, faire du sport ou s’occuper des enfants, et ainsi garder son envie et sa créativité.

Par ailleurs, nous avons instauré un rendez-vous hebdomadaire. Tous les vendredis, on organise un apéro dans la salle de réunion lors duquel on partage les projets sur lesquels on a bossé. En plus de l’aspect convivialité, c’est très inspirant C’est pour ces raisons que l’on s’est reconnus dans la démarche de labellisation Hu-Man, avec Aurélien Herquel. Elle permet aux entreprises et aux organisations de développer une approche plus humaine de leur activité en renforçant les relations entre managers et employés mais aussi vis-à-vis des clients.

Matthieu – Être présents dans les réseaux, ça compte aussi. Pas forcément dans les réseaux d’affaires, mais pour être en contact et échanger avec d’autres chefs d’entreprise dans un contexte amical et désintéressé qui ne prône pas l’entre- soi ; comme c’est le cas au sein du club Dynabuy de Remiremont. .

Guillaume – En fait, il y a plein d’aspects agréables dans le fait de travailler à Remiremont. Comme la convivialité que nous partageons avec nos voisins commerçants et restaurateurs. Cette proximité nous permet de sortir de notre sphère en fréquentant des gens qui ont des activités différentes de la nôtre ; tout comme nos différences au sein del’agence nous permettent de porter des regards et des éclairages différents sur les sujets que nous traitons pour nos clients.

Sortie sur les crêtes vosgiennes à l’occasion d’une journée de cohésion et d’un atelier IA.

Lézards Création

151 rue de la Filature – Remiremont

Tél. 03 29 22 57 76 

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