Le Dragon Boat solidaire du Rotary d'Épinal bientôt à flot.
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A l’initiative du Rotary Club d’Épinal et de son président, le Docteur Jean-Marie Scotton, l’achat d’un Dragon Boat solidaire, à destination des femmes atteintes du cancer du sein, est en train d’aboutir. Début avril, le club de canoë-kayak de Golbey-Épinal-Saint-Nabord (GESN) proposera des séances de découverte sur les eaux du canal, au Port d’Épinal.

Comme chaque année, le Rotary d’Épinal profite des bénéfices de son Salon de la gourmandise, des vins et des arts de la table pour soutenir des œuvres caritatives locales afin de les soutenir et de les aider dans divers projets. Et, cette année, c’est l’achat d’un Dragon Boat qui a été suggéré et initié par le président Jean-Marie Scotton, pour les femmes touchées à un moment de leur vie par un cancer du sein afin de reprendre confiance en leur corps, garder une bonne condition physique et préserver leurs muscles. Et ce, au travers de moments de plaisir partagés mais aussi de solidarité et d’encouragements.

Nous vous en avions parlés il y a quelques mois, malgré l’annulation du Salon de la gourmandise 2020, à cause de la pandémie de Covid-19, le Rotary Club d’Épinal a décidé de mener à bien son action caritative : acheter un dragon boat pour un coût de 15 000 euros. C’est le GESN, club multiple champion de France de canoë-kayak, qui a été sollicité pour soutenir sportivement cette action. Roberto Autunno, chargé du développement du club et éducateur spécialisé dans le sport-santé, nous explique les fondements de cette démarche.

Le Rotary d’Épinal a financé le Dragon Boat qui entrera en action en avril prochain, au Port d’Épinal. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un dragon boat ?

Roberto Autunno – Un dragon boat, c’est un bateau ancestral qui permet de pratiquer un sport collectif, de façon ludique, sur une eau calme. Le Rotary d’Épinal nous a sollicités afin de faire découvrir cette activité aux femmes touchées par le cancer du sein. C’est une activité qui ne nécessite pas de prédispositions certaines et qui est accessible à tous, à n’importe quel âge, ou morphologie. Elle permet de reprendre une activité physique en douceur, de se re-muscler en profondeur, tout en partageant un moment d’échange. Nous voulons cultiver les notions de convivialité, partage et solidarité.

Comment vont se traduire les actions menées avec ce Dragon Boat ? 

R. A. – Mon rôle est de motiver les troupes. Nous allons proposer une séance par semaine, à partir de début avril, les mercredis de 17 h à 19 h. Nous ne pagaierons pas 2 h mais c’est le temps de se présenter, se préparer. Une heure dans l’eau max généralement. Mon rôle en tant qu’éducateur sera de les sécuriser, d’engendrer la convivialité.

Pour les femmes qui lisent cet article et qui seraient intéressées pour participer, quelles démarches doivent-elles faire pour intégrer le team dragon boat ?

R. A. – Elles peuvent appeler au club GESN, en demandant Roberto. Je pourrai renseigner les personnes qui souhaiteraient intégrer le groupe. Plus on sera mieux cela sera. On créera d’autres créneaux, si besoin. Mais généralement, ce sont des femmes en traitement qui auront été orientées par leurs médecins traitants vers nous. Une phase de rééducation où elles ont besoin de l’autorisation de leur médecin, bien sûr. Elles prendront une licence à l’année et grâce à cette licence, elles pourront aussi faire du kayak loisir par exemple. Pourquoi pas, aussi, ouvrir les séances aux hommes ou aux autres personnes touchées par d’autres maladies.

Allez-vous vous lancer des objectifs ?

R. A. – Oui, cet été, nous pourrions envisager des sorties plus longues sur le canal. On risque d’être juste bloqué par les écluses. Le truc intéressant pour la motivation c’est que nous avons des projets de rencontres dragon boat à Toul, Annecy, ou encore Venise. Des manifestations qui attirent beaucoup de monde. Il serait très encourageant de se lancer cet objectif de participer à ce genre de rencontre. Une motivation supplémentaire. Un projet à mettre en place pour faire avancer.