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Gico Maisons Bois fête deux anniversaires

Le 03 mai 2022 par Francoise Fontanelle
Gico Maisons Bois fête ses 50 ans.
Gico Maisons Bois fête ses 50 ans.

Depuis 50 ans, l’entreprise vosgienne Gico conçoit des maisons à ossature bois. Si ce principe constructif ne représente que 10 % du marché national de la construction, le temps a prouvé sa viabilité et sa parfaite adéquation avec les exigences de l’habitat tel que nous le concevons aujourd’hui. Xavier Germain, gérant de la Scop qui fête ses 10 ans dresse le portrait de son activité.

Quelle définition donneriez-vous de Gico aujourd’hui ?

Gico, c’est 50 ans d’expérience et de savoir-faire dans le domaine du système constructif à ossature bois. C’est aussi une vingtaine de salariés qui s’investissent au sein d’une Scop depuis dix ans pour la faire évoluer et perdurer. Notre cœur de métier, c’est la conception et la réalisation de maisons individuelles et de chalets sur mesure.

L’entreprise avait pourtant développé d’autres techniques par le passé…

C’est vrai mais nous avons fait le choix de privilégier l’ossature bois sur les autres systèmes.. Construire en bois massif est devenu compliqué du point de vue de la réglementation thermique et, à cela, il faut ajouter un entretien contraignant. Une ossature bois, c’est un système de murs fabriqué en atelier sur lesquels est posé un bardage extérieur. Cela peut être un bardage en mélèze pour un style rustique et un esprit montagnard, un bardage pré-peint ou un crépis pour un style contemporain. L’ossature bois permet de construire dans des délais très courts ; cela nous permet de réaliser 2 à 3 structures de maison par mois. Elle a aussi pour avantage d’apporter une grande liberté architecturale au niveau des ouvertures et des volumes intérieurs.

Vous avez privilégié le sur mesure, pourquoi ?

Le sur mesure c’est l’ADN de Gico. C’est ce que nous faisons depuis 50 ans. La standardisation n’est pas dans notre culture, alors ne pas avoir de catalogue c’est plus qu’un choix. 90 % de notre marché est sur le particulier (dont 35 à 40 % en résidence principale suivant les années) alors chaque construction est unique car le projet reflète les envies du client, et doit être adapté à la configuration et à l’orientation du terrain. Nos dessinateurs sont autonomes en conception et en chiffrage, de fait ils suivent les projets dans leur intégralité. Cette autonomie dans le conseil et l’accompagnement plait beaucoup à nos clients et reflète l’esprit et le fonctionnement de la Scop. Depuis 3 à 4 ans nous avons développé deux grandes familles de constructions que nous présentons sur notre site. Une gamme contemporaine avec des volumes cubiques et des toitures plates, et une gamme montagne qui reprend les codes du chalet avec des grosses sections de bois, charpente apparente et des soubassements en pierre, par exemple. Aujourd’hui nos réalisations composent une vitrine dont l’objectif est de montrer notre savoir-faire et d’inspirer les particuliers mais aussi notre capacité à répondre aux attentes des investisseurs des environs de Gérardmer et de Xonrupt. Nous allons profiter de cette année anniversaire pour communiquer sur ces deux gammes.

Vous qui êtes investi dans le domaine de la maison passive, comment abordez-vous la nouvelle réglementation thermique en vigueur depuis janvier ?

Ça ne change pas fondamentalement notre façon de concevoir et de construire. Concepteurs de maisons passives depuis 7 ans, nous étions déjà très bons en isolation et en conception de bâtis. Intégrer des VMC double flux, du triple-vitrage, du photovoltaïque ou de l’autoconsommation sont des sujets que nous maîtrisons, d’ailleurs ces éléments sont présents sur une grande majorité de nos maisons. Alors, la RE 2020 n’est pas une grosse révolution. De plus, le bois étant un matériau durable et réemployable, nous répondons plus facilement aux exigences de la réglementation que les constructions traditionnelles.

Vous évoquiez l’esprit et le fonctionnement de la Scop tout à l’heure. Vous fêtez d’ailleurs ses dix ans ce mois-ci. Pouvez-vous nous en parler davantage ?

Nous sommes tous actionnaires de la société. Les grandes décisions et les lignes directrices sont toutes discutées et mises en perspective ensemble, et les décisions prises en collégialité et en transparence. En fait nous sommes beaucoup dans l’échange et la communication, que ce soit de manière formelle dans des réunions ou de manière plus informelle. Nous avons peu de turnover car travailler dans une Scop est attractif du fait de son mode de gestion collaborative.

Quelle est votre marge de développement ?

Nous réalisons entre 35 et 40 constructions par an. Il y a encore quelques de terrains constructibles sur Xonrupt et Gérardmer qui représentent 50 % de notre marché, essentiellement pour la résidence secondaire et l’investissement locatif. Nous sommes également présents en dehors du massif avec des tendances architecturales assez caractéristiques : des projets plutôt contemporains que nous réalisons sur le Nord lorrain et en Alsace, autant que des maisons plus typées avec des pentes de toit à 40°. Nos prochains investissements concernent l’outil de production, notamment l’achat d’une nouvelle tailleuse de charpente à commande numérique. Pour le reste, le travail est là, dans les Vosges et alentours, et c’est pour nous l’occasion de travailler au maximum avec les entreprises locales, en qui nous avons confiance et avec lesquelles nous avons nos habitudes, pour le gros œuvre et le second œuvre. Ce qui fait notre succès aujourd’hui, c’est la réputation que nous avons acquise, ensemble, au fil des années dans la région.

Gico Maisons bois : Vosgienne et visionnaire

1972 – Gico est créée à Saint-Léonard et se spécialise rapidement dans la construction de chalets et de maisons à ossature bois. Elle s’installe à Xonrupt-Longemer.

1994 – Le secteur se développe et, sous l’impulsion de sa nouvelle direction et de l’arrivée du numérique, Gico investit dans des outils de conception et de fabrication de pointe ainsi que dans un show-room.

2008 – Gico devient Gico Constructeur et tente de faire son entrée dans le secteur de la construction d’habitats collectifs.

2012 – Les employés prennent en main le devenir de l’entreprise. Ils fondent une Scop (voir encadré) et recentrent l’activité autour de son savoir-faire premier. L’esprit d’innovation qui les anime, poussé par l’entrée en vigueur de réglementations thermiques exigeantes, les conduit à rejoindre le Pôle Eco-construction des Vosges, situé à Fraize, et les acteurs de la filière des énergies renouvelables et du développement durable.

2014 – La synergie est pertinente car Maisons Gico obtient la Certification Concepteur Maison Passive et la première maison à ossature bois à obtenir la certification est construite deux ans plus tard à La Forge.

Qu’est-ce qu’une Scop ?

Une Scop est une société coopérative ouvrière et participative. Ses salariés sont pleinement associés à la réussite de l’entreprise qui fonctionne sur le principe d’une gouvernance démocratique : « 1 personne = 1 voix ». Bien qu’elle doive répondre aux mêmes exigences de gestion et de rentabilité que toute entreprise classique, la répartition de ses résultats est prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Début 2022, l’Union Régionale des Scop Grand Est (URSCOP) comptait 189 Scop et Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). Dans la région, la création, reprise, transmission d’entreprises ou transformation d’association en Scop a permis de créer ou de sauvegarder 4 200 emplois. Le département des Vosges compte 13 Scop et Scic, soit 500 salariés coopérateurs.

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