Ostéopathie animale : Une approche globale au service du bien-être des animaux
Longtemps méconnue du grand public, l’ostéopathie animale s’impose aujourd’hui comme une approche complémentaire précieuse pour le bien-être des animaux. Ostéopathe animalier, Déborah Vagner intervient à domicile, principalement dans les Vosges, auprès des chiens, chats, chevaux, bovins et petits ruminants, qu’elle accompagne à différents moments de leur vie en lien étroit avec le suivi vétérinaire.
Dans quelles situations est-il pertinent de faire appel à un ostéopathe animalier ?
Les situations sont très variées. Cela peut concerner des troubles de la locomotion, des raideurs, des difficultés à se relever, à s’asseoir ou encore des boiteries chez tous les animaux. On intervient aussi dans le cadre de la performance sportive, par exemple pour des chiens de cani-cross ou des chevaux amenés à pratiquer régulièrement (centre équestre ou de courses, par exemple).
En élevage, notamment en milieu bovin, l’ostéopathie peut accompagner des vaches qui rencontrent des difficultés à la reproduction ou des difficultés après le vêlage. Il existe également des suivis pré-opératoires ou post-opératoires.
Mais il est important de rappeler qu’une consultation d’ostéopathie ne remplace jamais le vétérinaire. Le but est de travailler en synergie avec eux. On peut aussi assurer des suivis de vieillesse pour améliorer le confort de l’animal, limiter l’apparition de l’arthrose, ou encore accompagner la croissance des jeunes animaux.
Faut-il obligatoirement passer par un vétérinaire avant de consulter un ostéopathe animalier ?
Depuis 2017, le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires a mis en place un examen officiel. Les ostéopathes animaliers doivent démontrer leurs connaissances théoriques et pratiques devant un jury. Sans cet examen validé, il est interdit de se faire appeler ostéopathe animalier et d’exercer. L’ostéopathe animalier est donc un praticien de la santé animale de première intention, il n’est donc pas obligatoire d’avoir l’aval d’un vétérinaire pour contacter un ostéopathe. En revanche, dans certains cas, l’animal a forcément été vu avant par un vétérinaire, notamment pour des situations que nous ne sommes pas habilités à prendre en charge.
Existe-t-il des cas où l’ostéopathie est contre-indiquée ?
Oui, bien sûr. Si l’animal est complètement apathique, fiévreux, ou présente des signes inquiétants, on oriente directement vers un vétérinaire. De la même manière, si un animal ne pose plus du tout une patte au sol ou présente une douleur aiguë importante, ce sont des situations qui relèvent du vétérinaire. L’ostéopathie a ses limites et il est essentiel de les respecter.
À quoi voit-on que l’animal est soulagé après une séance ?
Les signes sont souvent très concrets. L’animal peut redevenir plus joueur, montrer plus d’envie de sortir ou de se promener. Tout dépend du motif de consultation, par exemple pour un cheval ayant des problèmes à sauter un obstacle, la séance permettra de redonner de la mobilité à certaines articulations et donc de retrouver un cheval qui ne refuse plus l’obstacle.
En élevage, par exemple pour les vaches que j’évoquais, une insémination peut fonctionner plus facilement après la séance, on peut également avoir un retour en chaleur plus rapide. On constate aussi moins de raideurs, un animal plus actif, parfois une amélioration des troubles digestifs, car on agit également sur la sphère viscérale.
En ostéopathie, on prend l’animal dans sa globalité : son environnement, son alimentation… Cela permet aussi de donner des conseils, par exemple adapter l’environnement pour un chien vieillissant en conseillant aux propriétaires de mettre des tapis sur le carrelage pour éviter qu’il ne glisse et se blesse.
Déborah Vagner – Ostéopathe animalier à Rambervillers
06 65 55 47 44
dv.osteoanimalier@gmail.com