© Paul Foulonneau | 3SO L'Agence
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Julien Absalon ne s’est pas trompé en le choisissant comme coéquipier. L’espoir bressaud Neïlo Perrin-Ganier, 21 ans, réalise un début de saison tonitruant sous la nouvelle tunique Absolute Absalon. « Le rêve se poursuit » pour le champion de France U23 qui roule sur les traces de son mentor. Entretien.

Troisième sur la 1ère manche de Coupe du Monde en Afrique du Sud, vainqueur des 2 premières manches de la Coupe de France… Quel début de saison !

Oui, je suis très satisfait. J’avais coché Stellenbosch (10 mars), je visais le Top 5. Faire un podium pour mes débuts officiels avec le Team, c’est top. Cette manche d’ouverture n’était pas facile à préparer car isolée dans le calendrier. J’ai réussi à garder cette forme, ce qui m’a permis de gagner à Marseille puis à Lourdes. Ce sont de bons débuts mais il ne faut pas s’enflammer.

Vous attendiez-vous à de telles performances aussi vite ?

Oui et non. Je suis souvent bien sur les premières coupes du monde. L’an dernier ma meilleure performance avait été une 8e place. J’ai progressé, le matériel est très performant. En tant que champion de France, j’avais la pression sur les épaules en Coupe de France. J’y allais pour gagner mais ce n’est jamais acquis. Mentalement j’ai passé un cap, je gère mieux la pression.

Comment se passe la collaboration avec Julien Absalon ?

C’est une expérience très enrichissante. Si les résultats sont là, c’est aussi car l’équipe fait du bon boulot. J’apprends beaucoup aux côtés de Julien, ce sont de supers moments. Le rêve se poursuit. On a des talents complémentaires, on échange nos impressions lors des reconnaissances. Julien connaît le métier, il a énormément d’expérience. Tout est très bien organisé.

Faire partie de la galaxie « Absalon », ça change quoi ?

Au moment du lancement, tout le monde nous attendait au tournant. On est content que les résultats soient là. Ce qui change pour moi aussi, ce sont les supporters. S’échauffer et courir devant un public qui vient exprès, c’est déconcertant mais c’est super. C’est lié à la notoriété de Julien. On signe des autographes, des photos. C’est plaisant.

« Le public pour nous, c’est déconcertant »

Vous roulez sur les traces de votre mentor. Jusqu’où pouvez-vous aller ?

C’est difficile à dire. Je sais que je progresse chaque année. L’objectif est d’emmagasiner de l’expérience pour réussir au mieux mon passage en Elite l’an prochain. Une domination comme celle de Julien pendant 10 ans, je pense que ça ne se fera plus, on le voit avec Schurter qui n’est pas imbattable. Son parcours sera difficile à imiter mais ça donne des idées.

Quels sont vos prochains gros objectifs ?

J’ai vraiment ciblé les coupes du monde. Mon prochain pic de forme doit intervenir pour les deux prochaines manches à Albstadt (18-20 mai) et Nove Mesto (25-27 mai). Ensuite il y aura les championnats de France et d’Europe en juillet. J’espère conserver le maillot tricolore. Et puis il y aura la coupe du monde de La Bresse et les championnats du monde.

A La Bresse (24-26 août), vous aurez la double casquette…

Oui, je fais partie du comité d’organisation et je suis un des traceurs. Compte-tenu de la délocalisation à la station (au lieu du centre-ville), on partait d’une feuille blanche. Je suis très content du travail réalisé. Le tracé définitif est bouclé à
90 %. Et sur le vélo, j’aurai à cœur de briller devant mon public, à la maison. C’est l’un de mes gros objectifs.

N’est-ce pas trop difficile de concilier études et sport de haut niveau ?

J’ai un emploi du temps chargé, je vis à cent à l’heure, mais je tiens à avoir un diplôme. Je suis en 2e année de licence de maths à Grenoble où je réside et m’entraîne. On se retrouve avec Julien sur les lieux de compétitions pour les reconnaissances. Je commence à gagner un peu d’argent grâce à l’équipe, je touche des primes de courses. J’espère pouvoir en vivre correctement l’an prochain, en tant que « pro ».

#AbsoluteAbsalon

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