Stéphane Tramzal, sur la gauche, en bleu, est devenu le directeur de l'Infernal.
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Dans le monde du trail, un Steph’ peut en replacer un autre. Instigateur et directeur émérite de l’Infernal Trail des Vosges depuis 2009, Stéphane Hairaye a décidé de passer la main. Pour la 11e édition, c’est Stéphane Tramzal, maire de Rupt-sur-Moselle, qui a décidé de reprendre le flambeau. Rencontre.

Stéphane Tramzal, vous prenez la succession de Stéphane Hairaye à la tête de l’Infernal Trail des Vosges. Pourquoi vous êtes-vous porté candidat à la tête de cette épreuve majeure du sport vosgien ?

Stéphane Tramzal – Je suis un membre actif du Club Athlétique Haute-Moselotte (CAHM) depuis de nombreuses années et je connais bien Stéphane, pour l’avoir croisé sur différentes courses. Le milieu du trail est amical et tout le monde se connaît. Lorsque j’ai appris qu’il désirait passer la main, je me suis dit : « pourquoi pas, c’est un challenge intéressant à relever » et j’ai proposé mes services.

Étiez-vous déjà dans le staff de l’organisation de l’épreuve auparavant ?

S. T. Uniquement l’an dernier. J’ai pu voir l’envers du décor d’une telle machine. Plus de 700 bénévoles à gérer, c’est un travail de dingue. Mais, c’est surtout lorsque l’on mène la barque que l’on prend en compte l’ampleur du travail.

Êtes-vous novice en terme d’organisations sportives ?

S. T. Non, il y a vingt ans, j’avais participé à l’organisation des premières Foulées Ruppéennes. Par la suite, je me suis beaucoup impliqué pour la reprise du Trail des 4 Vents ou pour le Trail des Charbonniers à Rouge-Gazon. Je savais, donc, ce qui m’attendait et les impératifs : les bénévoles et les partenaires.

Le changement de directeur de l’épreuve a-t-il engendré une baisse des effectifs ?

S. T. – Oui et c’est habituel. Mais, je suis content de voir que nous sommes encore très soutenus. Une telle organisation demande de plus en plus de professionnalisme et il est bon de rappeler que les 650 chevilles ouvrières, qui seront encore présentes cette année, consacrent beaucoup de temps gracieusement. De plus, je salue Stéphane Hairaye qui n’hésite pas à nous donner un coup de main et à apporter son expérience d’organisateur, lorsque nous le sollicitons. D’ailleurs, il fermera la course et accompagnera le dernier concurrent du 200 km, qui est un petit peu sa course à lui. Une belle façon de boucler la boucle.

Allons-nous voir des changements dans l’organisation, cette année ?

S. T. – Non, nous conservons les distances et les parcours, qui avaient eu un certain succès l’an dernier. Il était trop difficile de faire des changements et d’obtenir toutes les autorisations nécessaires, en temps voulu. En revanche, des changements pourront être opérés en 2020. Nous en débattrons avec le comité d’organisation, à l’occasion du bilan de cette 11e édition.

La course de 200 km fait toujours débat auprès des professionnels de santé. Allez-vous y réfléchir à l’occasion de ce bilan ?

S. T. Bien sûr, la santé est au cœur des préoccupations de tous. Elle fait déjà partie des grandes discussions que j’ai eu récemment avec le médecin de l’Infernal Trail, Jean-Charles Vauthier, adepte lui-aussi des courses longues distances. Il a la sensation que certains recherchent à aller toujours plus loin. Ce n’est pas notre objectif et nous réfléchirons au meilleur format de course. Nous serons attentifs aux demandes. Pourquoi ne pas adopter les 100 miles, c’est-à-dire 160 km ?

Êtes-vous traileur ?

S. T. – De façon amateure seulement. Je l’étais davantage dans ma jeunesse. J’ai démarré l’athlétisme à l’âge de 11 ans et je me suis rapidement spécialisé dans le cross-country et le demi-fond. A 18 ans, j’ai été le président du club de Rupt-sur-Moselle. J’ai arrêté la compétition quelques années et lorsque j’ai repris une licence au CAHM, j’ai découvert le trail. Aujourd’hui, je cours occasionnellement, pour le plaisir. J’aime faire de petites sorties de 15 à 20 km. Une façon de me vider la tête.