Le match entre les deux relégués de National a tourné à l'avantage d'Epinal grâce à un but sur coup-franc de l'ancien Belfortain Jeremias Tango.
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Lors des quatre derniers affrontements entre les deux équipes en National, Epinal s’était à chaque fois incliné contre Belfort, sans inscrire le moindre but. Ce samedi après-midi sous le soleil d’Eloyes, où il évolue en ce début de saison, le SAS a battu sa bête noire des dernières saisons. De quoi apporter un peu de baume au cœur au capitaine spinalien Abdoulaye Diawara, victime d’une embolie pulmonaire et sur le flanc pour plusieurs mois.

Le début de match est à l’avantage des Vosgiens, plutôt à l’aise dans le 4-3-3 mis en place par Xavier Collin et inspirés sur le plan offensif, à l’image du duo aligné sur le flanc droit Mazzei / Fofana. C’est sur un coup franc que le SAS ouvre le score, grâce à l’ex Belfortain Jeremias Tango, parfaitement servi par Nestor Kodjia (22e, 1-0).

Le reste de la première période est tendu, haché, marqué par de nombreuses fautes et plusieurs arrêts de jeu. La nervosité des joueurs de Maurice Goldman va leur coûter cher. L’ex-Raonnais Anthony Hacquard passe près de l’expulsion, ce à quoi n’échappe pas juste avant la pause son coéquipier Thomas Régnier, auteur d’un geste d’humeur.

« Notre première mi-temps est calamiteuse. Mes cadres n’ont pas été à la hauteur, expliquera le coach belfortain au terme des 90 minutes. Ils faut qu’ils dégonflent un peu, on n’est plus en National. Cela fait beaucoup d’expulsions, on a déjà été pénalisés la semaine dernière. Après ça a permis au groupe de se souder, notre deuxième mi-temps a été bien meilleure, et malgré l’infériorité numérique, on aurait pu égaliser. »

Paradoxalement, en effet, Epinal subit une grande partie de la deuxième période, ne parvenant pas à enchaîner les passes et à trouver l’esseulé Segbé devant. Belfort, sous l’impulsion du fringant entrant Glenn Le Gall, fait passer quelques frissons dans l’arrière-garde spinalienne. Mais Olivier Robin reste vigilant sur les rares essais visiteurs.

Les Spinaliens, plus hermétiques après le passage à deux vrais milieux défensifs et l’entrée de Théo Gazagnes aux côtés de Jérémy Colin, sortent la tête de l’eau en fin de match, sans pouvoir faire la différence, malgré les tentatives de Haguy, Mazzei ou Kodjia.

Après la défaite concédée au Camp des Loges face à la réserve du PSG la semaine dernière (4-2), Epinal signe un deuxième succès consécutif « à domicile », sur une pelouse loyate qui lui réussit bien, et se replace dans le haut de tableau avant le derby vosgien samedi prochain à Raon. Retrouvez les résultats de la journée et le classement ici.

La réaction de Loïc Meyer (capitaine d’Epinal) : « C’est une victoire dans la douleur. Nous avons été suffisants en deuxième mi-temps et ça s’est vu. On n’a pas réussi à prendre le jeu à notre compte, on n’arrivait pas à se trouver et à être dangereux. Mais on n’a pas trop été mis en danger. On enchaîne à domicile, c’est bien. Notre effectif est intéressant, à nous d’encadrer ces jeunes talentueux et ça peut faire un bon mélange. »

La réaction de Jeremias Tango, seul buteur du match : « Comment expliquer notre entame de deuxième mi-temps ? Je pense que ça été de la crainte. On a commencé à reculer sans vraiment être en danger. L’essentiel est acquis et on n’a pas encaissé de but. C’était un match qui me tenait très à cœur, que je voulais absolument gagner, le sort fait que je marque le but de la victoire donc je suis très heureux et satisfait. L’intégration se fait très bien, partenaires, coach, staff tout se passe pour le mieux pour l’instant ».