Le président Kunegel à droite, avec le micro.
© SAS Volley

Le SAS Volley aura bien profité de 2019. Après avoir remporté les playdows d’Elite et participé au Final Four de la Coupe de France amateur au printemps, les Spinaliens ont repris tambour battant en alignant 8 succès d’affilée en championnat et en s’offrant une rencontre de gala en Coupe de France pro face à Tours. Pour le président Jean-Marie Kunegel, tous les voyants sont au vert au moment de démarrer 2020.

Huit victoires et une défaite, 23 points sur 27 possibles. Comme le veut l’expression consacrée, l’entraîneur-joueur du SAS Volley François Mérel aurait signé pour un tel résultat en début de saison. A 5 journées de la fin de la phase régulière, son équipe pointe au 2e rang de la poule B d’Élite et peut raisonnablement envisager de se qualifier pour les playoffs, même si le mois de janvier s’annonce corsé avec les trois autres équipes du quatuor de tête au menu (Conflans, Halluin et Amiens).

La recette du succès ? « Un recrutement judicieux », selon le président Jean-Marie Kunegel, qui constate les bénéfices de n’avoir plus que des Français dans l’effectif. « Nos renforts se sont vite intégrés. Ils travaillent (Casimir) ou étudient (Petro, Conver), sont motivés et s’investissent ».

Et si la vitrine reluit, le club dans son ensemble surfe sur une dynamique positive. Le cap des 100 licenciés a été dépassé. « On a inversé la dynamique avec plus de la moitié de jeunes. Et les parents s’investissent également plus », se félicite Jean-Marie Kunegel. Et surtout, le ciel s’éclaircit sur le plan financier. Sur le dernier exercice clôturé en juin, le SAS Volley présente un excédent positif de 19 000 euros, soit un delta de 35 000 euros par rapport à l’exercice précédent.

« C’est le résultat de mesures drastiques. On a optimisé nos dépenses et on bénéficie d’un peu plus de rentrées grâce au sponsoring notamment. Si nous continuons dans cette voie, on pourra épurer la dette », assure celui qui peut compter sur un comité « solide et impliqué ».

Malgré tout, le budget reste bien en deçà des standards qu’exigent le niveau professionnel (400 000 € contre 250 000 € actuellement). « On ne pourra pas monter en Ligue B cette année mais ça reste un objectif à moyen terme », lance celui qui est à la tête du club depuis 7 ans et qui prendrait volontiers du recul. « Je ne suis pas attaché au fauteuil, mais ça ne se bouscule pas portillon », conclut-il dans un sourire.

Les prochains matches à domicile :

SAS Épinal – Conflans-Andrésy : samedi 11 janvier, 18 h 30

SAS Épinal – Amiens : samedi 25 janvier, 18 h 30

Gymnase Viviani