Jeff Wust, président du Galaxy Gym d'Épinal.

Les salles de boxe ont rouvert leurs portes mais les sports de combat restent interdits. Jean-François Wust, président du Galaxy Gym à Épinal et vice-président du Comité départemental olympique et sportif, veut rester optimiste malgré les difficultés et les incertitudes liées à la crise sanitaire. Entretien.

Comment la reprise s’est effectuée pour le club depuis le début du déconfinement ?

Jean-François Wust A partir de fin mai on s’est entrainés en extérieur sur nos 2 sites du Plateau de la Justice et de la Vierge. Les salles ont rouvert leurs portes début juin, mais les sports de combat restent interdits, sauf pour le haut niveau. On attend avec impatience de pouvoir à nouveau mettre les gants, faire du sac, du sparring-partner, en tenant compte bien sûr du protocole sanitaire.

La crise devrait impacter durablement le monde sportif. C’est votre sentiment ?

J-F. W. Il en restera une trace, une blessure indélébile. Nous avons eu la chance de n’avoir aucun membre infecté au niveau du club. Les compétitions ne reprendront qu’en septembre. Ce qui me gêne le plus, c’est que le milieu sportif n’a pas été véritablement défendu par les instances. Le sport est un parent pauvre de ce déconfinement comme ce fut le cas pour le confinement.

La saison sportive s’est arrêtée, mais le club a continué d’assurer son rôle social et citoyen…

J-F. W. Oui, ça fait partie de l’ADN du club. Nos jeunes continuent de rendre service à la population. La crise nous conforte dans l’idée que c’est la mutualisation des talents qui fait le ciment commun de la citoyenneté dans les quartiers. A Épinal et ailleurs, des gens se sont révélés en faisant des choses extraordinaires vis-à-vis de leurs concitoyens. Ça donne du baume au cœur et de l’espoir.

Comment voyez-vous les prochaines semaines et les prochains mois ?

J-F. W. Avant la crise, on était sur une dynamique exponentielle pour les 30 ans du club, avec 182 licenciés. Il faut mobiliser tout notre énergie pour repartir du bon pied la saison prochaine. Il y aura sans doute une perte de licenciés et la crise économique va impacter le monde sportif. La puissance publique doit beaucoup plus aider le monde sportif pour éviter une catastrophe associative et sociale.