A peine rentré de Londres, gilet de l’équipe de France olympique sur le dos, Gauthier Klauss a fait son retour dans les Vosges plein d’images dans la tête mais une boule d’amertume dans le ventre. Il revient pour nous sur ses premiers Jeux Olympiques

Pour vos premières olympiades, Matthieu et vous terminez au pied du podium dans votre course de canoë biplace. Dans quel état d’esprit vous sentez-vous ?

Je garde des souvenirs inoubliables de ces instants passés à Londres. Mais, malgré tout, j’ai toujours ce grand moment de chagrin au fond de ma gorge. C’étaient nos premiers J. O. et nous finissons 4e de notre finale très relevée. Je suis encore extrêmement déçu mais avec plus de recul je sais que nous reconnaîtrons que la performance était belle. 

Pouvez-vous nous refaire le film de la finale ?

Nous étions le 4e bateau à nous élancer sur les six qualifiés. Juste avant de partir, nous avons eu écho de la performance du premier bateau anglais, qui sera le futur vainqueur, mais nous savions que tout était encore possible. La première moitié du parcours se passe plutôt bien malgré quelques petites trajectoires imparfaites. Arrive la porte 18 que nous ne passons pas idéalement. Puis cette maudite 21e porte qui nous prive d’une médaille. J’ai revu les images il y a quelques jours et cette touche fait toujours aussi mal. Elle repasse en boucle dans ma tête comme un mauvais rêve et je pense qu’il va me falloir encore quelque temps pour digérer.

Néanmoins, vous êtes encore jeune et vous devez déjà vous projeter dans l’avenir.

Oui, il faut absolument évacuer cette déception pour aborder au mieux les prochaines échéances. Les prochaines olympiades auront lieues à Rio en 2016. C’est loin et en même temps très proche. Mais avant nous devons continuer à progresser pour faire partie des meilleurs bateaux mondiaux. Cet  » échec  » nous servira dans le futur. 

Quel est votre meilleur souvenir de ces J. O. ?

Certainement notre entrée avec toute l’équipe de France au stade olympique, lors de la cérémonie d’ouverture, entouré des plus grands sportifs. C’est là que j’ai pu me rendre compte de la taille des judokas, basketteurs, handballeurs ou encore des nageurs. Ils sont impressionnants. Je garde aussi un très grand souvenir de la victoire de Tony Estanguet sous les yeux des 12 000 spectateurs autour du bassin.

Vous êtes resté un petit peu plus longtemps que Matthieu sur le village olympique. En avez-vous profité pour aller voir d’autres compétitions ?

J’en ai profité pour assister à la demi-finale des handballeurs, à la finale du 100 m remportée par Usaïn Bolt ou encore à de la lutte. Mais j’ai surtout apprécié la demi-finale de basket féminin remporté par les tricolores. J’étais à la limite des larmes après avoir assisté à leur performance.

Les J. O. terminés, quel est le programme maintenant ?

(Sourire) J’ai retouché la pagaie il y a quelques temps, après une dizaine de jour d’arrêt. Nous allons faire un retour progressif histoire de ne pas se blesser et de préparer les deux dernières manches de coupe du monde. On va finir la saison en se faisant plaisir dans le bateau. Ensuite nous ferons un petit break en septembre.