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Avec 67 exposants professionnels et 5 000 mètres carrés de surface, le salon des antiquaires se déroule du 22 au 24 février 2013 à Epinal. L’occasion de faire de belles trouvailles dans les Vosges. Rencontre avec son organisateur, Lionel Pagliarin.

Son dernier coup de coeur, il l’a eu il y a un peu près six mois. Une pièce exceptionnelle selon ce collectionneur de céramiques rares de Rambervillers. Un  » marabout au monocle « , une statuette de 25 centimètres, datée d’avant 1910. Lionel Pagliarin, antiquaire du Grenier des Collectionneurs à Epinal, reçoit l’objet de son propriétaire qui voulait s’en séparer  » par peur de le casser vue sa fragilité « . 
 » Pour moi, c’était le père Noël « , confie t-il le regard encore brillant. 

La planète des antiquaires est à l’image de Lionel : passionnée et totalement fusionnée avec ces objets qui ont fait leur temps mais qui portent une histoire forte.  » Ce qui me passionne le plus dans mon métier, raconte l’antiquaire aux cheveux grisonnants, installé à Epinal depuis 1984, c’est que tous les jours j’apprends de nouvelles choses sur l’histoire des objets, sur les matières qui les composent, il n’y a pas une journée qui ressemble à une autre. « 

Un expert agréé pour assurer l’authenticité des pièces

Une leçon vivante d’histoire donnée directement par ces objets qui l’ont vécue. Dans la tranquille boutique où somnolent jouets, vases, livres et tout un cortège d’objets anciens, jamais la poussière ne vient se déposer. Tout semble soigneusement entretenu pour laisser à ces pièces qui ont fait leur temps, une nouvelle immortalité.

Pour partager cette passion, Lionel Pagliarin a repris en main, il y a quatre ans, l’organisation du salon des antiquaires dont la 28ème édition va se dérouler du 22 au 24 février à Epinal. Il en est la sentinelle qui veille à la qualité des pièces présentées. Ça débutera le vendredi matin, avec son équipe de cinq collaborateurs et un expert agréé : tout l’étalage des 67 marchands professionnels réunis au Centre des congrès sera passé soigneusement en revue. Rien n’échappe à l’oeil sûr du professionnel :  » Si on essaye de me tromper avec des objets anciens qui ne le sont pas, des imitations, je fais retirer immédiatement la marchandise et le marchand ne pourra pas se représenter l’année suivante. Je suis impitoyable pour préserver la renommée du salon.  » Et pour cause, au fil des années, Epinal s’est fait une notoriété dans le milieu. Aujourd’hui, on appelle de toute la France pour y être exposé.

 » Je viens juste d’avoir un appel d’un antiquaire lyonnais qui voulait absolument être présent, en raison de la réputation de convivialité et de qualité du salon « , souligne Lionel Pagliarin. 

 » Tout dépendra de la météo « , regrette l’antiquaire  » s’il neige, on aura au moins un quart de visiteurs en moins « . Des visiteurs qui devraient apprécier l’ambiance feutrée du salon, avec petite moquette et lumière tamisée. Calme et sérénité au programme. Il y aura les chineurs aguerris, rompus à l’exercice, qui sont à la recherche d’objets bien précis  » souvent des collectionneurs « , et puis les promeneurs qui viennent sans idées précises en tête. Même si la réalité économique freine un peu les ardeurs actuellement, les acheteurs sont toujours présents. L’ancien, une valeur sûre pour investir ? Lionel Pagliarin élude le sujet :  » On ne fait pas des achats pour faire des investissements, ce n’est pas le lieu pour spéculer. Ceux qui ont essayé de le faire se sont trompés « , rappelle l’antiquaire et organisateur du salon qui défend bec et ongles l’achat passion. 

Le design des années 50-70 fait une arrivée fracassante en surfant sur la mode rétro, ou encore l’art contemporain. Lionel Pagliarin proposera par exemple une création d’un artiste vosgien : un sémaphore qui indique les directions de différents pays sur la planète.  » Ce que j’aime c’est le contraste entre l’ancien et le moderne, remarque l’antiquaire. Quand ça fait parler les gens, quand ça les interpelle. Il y a alors une communication qui se crée.  »  Ouverture sur le monde, débat philosophique, tendance actuelle… Les antiquités ne sont décidément pas à reléguer aux vieux cartons.