Muriel Mangeol, alias Mlle Serge, l'humoriste qui monte.
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Un moral de battante, une pugnacité à toute épreuve, une irrésistible envie de faire rire le public… La Plainfinoise de 35 ans n’a peur de rien ni de personne et le prouve avec son personnage de mademoiselle Serge, une maman débordée et tonitruante.

Muriel Mangeol n’est pas une débutante ! Depuis l’école primaire, elle monte sur les planches pour « faire le clown ». Au départ, c’est sa maman institutrice qui la met en scène dans les spectacles de l’école. Ensuite, au lycée, elle parodie les Vamp’s et invente « Mémé Euro ».

Elle joue en famille dans la troupe Evo No (Avec Nous en Vosgien pour les non-initiés) depuis 20 ans. Maman de trois enfants, lorsque sa petite dernière nait en 2011, elle ressent « l’envie d’exister en tant que femme malgré un quotidien très prenant ».

Devant une humoriste vue à la télé, elle lance à son mari Ben : « un jour, ça sera moi ». Ce à quoi il répond : « tu dis ça mais tu ne fais rien pour y arriver. Commence à écrire et on en reparle ! »

Piquée au vif, elle accouche sans douleur d’un cahier de 50 pages : « ça parlait de ma vie de femme, de maman débordée, de sportive, du sport en couple, de ma belle-mère que je ne pouvais plus voir en peinture après la naissance de mon premier. Je n’ai rien inventé ! »

Elle postule à l’émission de Laurent Ruquier « On ne demande qu’à en rire » et se retrouve propulsée sur le devant de la scène. Les critiques sont mitigées. « J’y suis allée avec toute ma naïveté. Je n’ai pas de regret. » explique-t-elle. « Mais j’ai appris à conduire une Ferrari alors que je n’avais pas le permis ! »

Sportive de haut niveau – elle est professeure d’EPS et monitrice de ski – grâce à un mental à toute épreuve, elle se relève sans se décourager. « J’ai toujours dit à mes élèves : ne lâchez rien ! Ça vous servira dans la vie. »

Elle est contactée à plusieurs reprises par France télévision pour des rôles de working girl « mais être hyper sérieuse, je n’y arrive pas ! » rigole-t-elle. Elle se produit au Clou, un café-théâtre nancéien. Plusieurs metteurs en scène l’aident successivement à trouver son personnage de Mademoiselle Serge. Presque du jour au lendemain, elle monte un spectacle qu’elle joue à Gérardmer, l’été. « T’aimes la scène, t’es forte. Tu vas y arriver ! »

Le public la suit dans son one woman show de 55 minutes. Facebook lui sert de vitrine et elle est contactée pour faire les festivals du rire de Cavaillon puis de Givet, dans les Ardennes. Son objectif est « de faire Avignon en 2018 ». Mais les choses s’enchaînent plus vite que prévues et elle s’y retrouve dès l’été 2017. « Je me disais : dans les Vosges, les gens ont un attachement. »

En Avignon, le public qui ne la connaît pas adhère immédiatement à son spectacle. Boostée par les critiques, elle se paie alors le culot d’écrire à une autre Vosgienne de talent, Caroline Vigneau. Celle-ci lui répond qu’elle ne prend personne en première partie de spectacle mais qu’elle fera une exception pour elle « comme quoi la chance, il faut aussi la provoquer ! » Elle vient de signer un contrat de trois ans avec un producteur parisien et se réjouit d’être sur les planches en Avignon en 2018.

Muriele Charlet-Dreyfus

Prochains spectacles :

  • plateau d’humoristes à la salle des fêtes de Bouzonville le 25 novembre à 20 h 30.
  • Le 16 décembre : au foyer rural de Bouxières aux Dames à 20 h 30.
  • Et sortie d’un clip « La (Sur) Charge (Débile) Mentale »  mi-novembre.

« Mademoiselle Serge, c’est moi version XXL »

« Elle est mariée, a trois enfants et dit tout haut des choses que j’aurais voulu dire et que je n’ai jamais dites. Elle est très dure avec la gente masculine. Sa belle-mère en prend plein la figure. » Pourquoi ce nom ? Parce que c’est le surnom que me donne mon groupe de copains et pourquoi mademoiselle et pas madame ? Parce que c’est plus joli ! »