Ding, ding, ding ! Le carillon du célèbre Jeu des 1 000 euros diffuse sa mélodie tous les midis de France Inter depuis 50 ans. Le jeu le plus vieux de la radio pose ses valises à Gérardmer et à Nomexy.

Si vous ne connaissez pas encore le Jeu des 1000 euros, branchez votre radio sur France Inter à 12h45. Tous les jours depuis 1958, avec une régularité métronomique, le Jeu des 1000 francs d’abord, puis aujourd’hui des 1000 euros, propose à des candidats cultivés ou culottés de tenter le banco et le super banco. L’émission réunit quotidiennement 1,3 million d’auditeurs, ce qui en fait l’émission de radio la plus écoutée dans son créneau horaire devant tous ses concurrents.  

Le secret de la longévité ? Pour Nicolas Stoufflet son actuel animateur, la recette tient de  » la proximité de l’émission avec le public et les auditeurs. Ça intrigue une émission qui ne bouge pas, qui reste ce qu’elle est depuis sa naissance, même si elle s’est adaptée au fur et à mesure de son évolution avec des questions contemporaines, des extraits sonores. On fait des changements en douceur, presque imperceptiblement. On ne cède pas aux modes comme les jeux télé, sinon on se démode d’un jour à l’autre ! On est dans l’anti-éphémère « , analyse l’animateur. Une fidélité à son concept original qui ne se dénature pas, avec des auditeurs qui ne rateraient pour rien au monde l’émission et sa qualité culturelle.

Banco et super banco

Le Jeu des 1000 euros c’est aussi un voyage chaque jour dans l’une des 36 000 communes françaises. La conduite de l’émission n’a pas beaucoup changé depuis ses débuts : ça débute par la présentation de la ville hôte du jour, puis les candidats du crû sont invités à répondre à six questions, dont la difficulté croît à mesure que l’heure tourne. Pour répondre, les candidats ont 30 secondes, rythmées par le son du glockenspiel, dont la célèbre mélodie est devenue l’emblème du jeu au fil des années. Si les questions mènent à six bonnes réponses, alors les candidats tentent le banco et le super banco et se partagent les 1 000 euros. S’ils se trompent, ils repartent avec un lot de consolation.

Aux manettes depuis  2008, Nicolas Stoufflet parcourt la France, dont il est éperdument amoureux, un amour que sa chaleur et sa franchise ne trahissent pas.  Successeur de Lucien Jeunesse qui garda le poste pendant 30 ans et Louis Bozon, il réalise un rêve d’enfant :  »  Emotionnellement c’était très fort quand on m’a proposé le poste, j’écoutais le jeu depuis tout petit avec ma grand-mère et mes parents. Des souvenirs me sont revenus… « 

Depuis il ne cesse de parcourir la France, et revenir en Lorraine ne le laisse pas indifférent :  » J’ai des origines en Moselle du côté de Metz et je connais bien les Vosges  » prend-il le soin d’expliquer. Mais c’est toute la France qu’il connaît :  » On est toujours extrêmement bien reçu quand on arrive. Le jeu dégage des ondes positives. Je suis un mauvais sociologue : si on me demande si la France va bien, je dirais oui ! Même si je sais que ce n’est pas vrai.  » 

On est toujours extrêmement bien reçu quand on arrive. Le jeu dégage des ondes positives.

Il aura fallu deux ans d’attente à Nomexy pour accueillir enfin l’équipe du Jeu des 1000 euros. A Gérardmer également on les attend avec impatience. Pour assister aux émissions il suffit de se présenter pour l’enregistrement à 18h30, l’entrée est libre et les candidats sont sélectionnés sur place. A noter à Gérardmer, une spéciale Jeunes en plus de l’émission pour adultes. Et pour entendre l’émission vosgienne à la radio, il faudra patienter un peu, elles seront diffusées du 17 au 19 avril prochains.